Post Numéro: 30
de Sarigue
il y a 19 minutes
Carte de la progression de la 83. ID sur Valenciennes (extrait de Tiemann, Reinhard. Geschichte der 83. Infanterie-Division 1939-1945. 1960)
Extrait du livre:
Le 25 mai, la frontière franco-belge est franchie. Le I.R. 277 atteint la région de Wargnies-le-Grand et y prend ses quartiers. Cependant, une situation inédite se présente :
Juste en face du secteur du régiment, le I.R. 7 est engagé dans la bataille pour les fortifications d'Eth, à 12 km au sud-est de Valenciennes.
Le I.R. 277 , appuyé par un détachement avancé (1./Pz.Jg.Abt. 183, doit initialement s'emparer du pont entre Wargnies-le-Grand et Wargnies-le-Petit. Or, il s'avère que les troupes allemandes l'ont franchi peu avant...
Le commandant du régiment resta avec ses officiers d'état-major jusque tard dans la nuit, savourant un verre de vin de prise, lorsque, vers minuit, le capitaine Rixecker, du quartier général de la division, arriva soudainement, enleva le commandant du régiment et l'emmena à la division...
26 mai 1940. Le commandant du régiment revint en toute hâte pour donner à ses bataillons les ordres verbaux de déploiement à Valenciennes : établir le contact avec le I.R. 7, le relever et progresser à travers Valenciennes. La relève devait être achevée avant 6 h, un délai quasi impossible à respecter. Il était déjà plus de 2 h du matin...
Le I. Btl., stationné à Sebourg, avait cependant déjà reçu des ordres préliminaires par l'intermédiaire d'un second messager. Le III. Btl., le plus proche de la ville, avait entre-temps reçu l'ordre de relever le II./ A.R. 7 (?) et de se mettre en marche.
Extrait du journal de guerre du III./I.R. 277 :
« Tout reposait désormais sur l'exploitation de l'obscurité. »
Après un bref briefing opérationnel avec les commandants de compagnie, le capitaine Franke et son aide de camp montèrent en voiture pour rejoindre l'escadron cycliste rapide de Marly directement aux abords de Valenciennes. De là, ils poursuivirent à pied. Aucun signe du quartier général de l' I.R. 7. Le jour se levait déjà. La banlieue, déserte et d'un silence de mort, avait été traversée. Le centre-ville était en flammes. Rien ne bougeait, ni amis ni ennemis. Le canal de l'Escaut fut atteint. Toujours aucun contact avec l'ennemi. Les ponts gisaient détruits, partiellement submergés. Le capitaine Franke ordonna alors au bataillon de suivre, la ville ayant apparemment été évacuée par l'ennemi pendant la nuit...
La rive opposée fut surveillée de près, et une patrouille de reconnaissance fut envoyée en avant, sous couvert de tirs ennemis, sur ordre du commandant de régiment, désormais présent. À la surprise générale, l'ennemi ne réagit pas....
« Le prochain objectif de l'avancée qui débute est le canal de la Scarpe, à 16 km au nord-ouest de Valenciennes. La situation est désormais claire : l'ennemi a disparu. Les deux bataillons déployés en première ligne progressent rapidement. Ils ont été renforcés par des sections des 13. et 14. /I.R. 277, par des sections du génie et d'artillerie...
Le commandant de division apparaît loin devant pour un bref briefing et pour donner des ordres au quartier général. Deux ponts sur le canal près de Warlaing, encore occupés par l'ennemi, sont pris après un court échange de tirs par le 10. /I.R. 277 et l'escadron cycliste. Dans le secteur du I. Btl., la formation d'une tête de pont à l'ouest de Hasnon s'est déroulée sans combat, l'ennemi s'étant retiré à temps.
Les canons de la 14. (Pz. Jg.) Kp. ont pris position pour sécuriser les nouvelles têtes de pont. Les canons affectés au I./A.R. 183 étaient embourbés au canal de l'Escaut. La 7. Batterie de remplacement n'était cependant plus nécessaire.
Entre-temps, le 1./Pi. 183 et les sections du génie des régiments avaient réparé le grand pont de Valenciennes au point que les véhicules pouvaient y circuler pendant la nuit.
Au cours des 36 dernières heures, le commandement et les troupes ont acquis une précieuse expérience. Certes, des erreurs ont été commises qui auraient pu avoir des conséquences désastreuses si l'ennemi avait agi différemment, mais l'opération s'est bien déroulée et tous les efforts ont été récompensés par le succès.
27 mai 1940. La division est alors remise en réserve de l'armée, marche
environ 50 km plus au sud jusqu'à la région de Ligny, et y reste jusqu'au 5 juin.
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