Désolé, j'ai indiqué plus haut une "vitesse maximale" de 170 km/h, pour le biplan Polikarpov Po-2, en réalité, elle ne dépassait pas "130 km/h" ou "70 nœuds"!
Ce brave biplan avait une vitesse de grimpée de 2,7 m/s et une altitude maximale, dans des conditions idéales de vol, de "3000 mètres", ce qui fait qu'il lui fallait, alors 20 minutes pour atteindre cette altitude! En été, par beau temps, bien emmitouflée dans le cockpit d'un appareil ouvert à tous vents, çà pouvait le faire; avec une T° standard au sol de +15° C à l'altitude "zéro" (au niveau de la mer), la règle est une perte de température de six degrés par 1000 m, ce qui fait que, à plus ou moins 3000 m, la température ambiante avait, elle-même, chuté de 3x6°C, soit de 18° C, ce qui fait qu'on se retrouvait, dès lors, à flirtouiller avec +/- 0°C - sans même parler de l'effet du vent virtuel généré par la vitesse de l'appareil - , avec une situation où, sur l'effet du froid, le ou la pilote avait souvent tendance à s'endormir, premiers effets constatés de la chute de la température corporelle et du "manque" d'oxygène de l'air ambiant en fonction de l'altitude... d'où, au passage, les limites du rayon d'action de ces "biplans" et de leurs pilotes.
De nos jours, les appareils commerciaux transocéaniques, tous, dotés d'habitables "étanches" pressurisés, alors qu'ils naviguent à "10 000 m, 30 000 pieds, ou plus", s'efforcent de maintenir une pressurisation intérieure abritée et "chauffée" (!!) de l'ordre de 3000 m (10 000 pieds), sachant que l'effet de "
l'altitude cabine" a néanmoins très souvent des conséquences directes sérieuses sur certains passagers, qui ont tendance à vouloir abuser, durant le vol, de la vente, par le PNC, de boissons alcoolisées, un vrai piège à c..., quand on n'a pas l'habitude de voler à ces altitudes, mêmes pressurisées!
