Post Numéro: 35
de Loïc Charpentier
15 Jan 2026, 12:15
Dog Red a écrit:Je veux en venir que la doctrine peut être supérieure au matériel.
En 1940, la doctrine d'emploi des Panzerounets leur permet d'avoir le dessus sur les meilleurs chars français dont la doctrine d'emploi est inférieure.
Les Pz.IV et StuG.III ne sont pas dédiés à la lutte antichar (même s'ils en sont capables) mais à l'appui (d'où leur 7,5cm court).
C'est le Pz.III (avec son 3,7cm Atk) qui est dédié au combat contre d'autres chars (c'est son manque de disponibilité qui explique la présence en nombre des 35 et 38(t) évoqués plus haut).
Le canon court,
7,5 cm KwK/StuK L/24 avait l'avantage d'être polyvalent, le calibre de ses munitions explosives disposant d'un puissant pouvoir létal - ce qui n'était pas le cas du
3,7 cm KwK L/45,6 qui armait le
Panzer III et son pendant tchèque à bord du
Panzer 38 (t), en notant, au passage, que les pièces de
3,7 cm Pak et
KwK n'avaient bénéficié d'une dotation en obus explosif (
Sprenggranat), qu'après la Campagne de Pologne, à la demande des équipages - et, en emploi antichar, en 1939-1940, sans être un "foudre de guerre", la
Panzergranat (
7,5 cm K.Gr. rot Pz.), affichait des performances correctes (40 mm de blindage incliné à 30°, à 500 m).
Au fil du conflit, l'emploi du
7,5 cm long s'était généralisé, d'abord 43, puis 48 calibres, plus le redoutable canon de
7,5 cm KwK 42 L/70 qui armait le
Panther et le
Panzer IV L/70. Çà avait condamné le
Panzer III, dès début 1942, dont les dimensions de la tourelle n'avaient pas permis d'y intégrer le 7,5 cm long.
