Dog Red a écrit:Une histoire qui sort de l'ordinaire.
@Loïc: Caraktère lui avait consacré un article... ?
En ce qui concerne Caraktère, à ma souvenance, oui, mais il n'y avait pas eu de travail de fond effectué sur l'historique des deux formations dotées de Ja-Ti, la 653 et la 512.
De mon côté, j'avais effectué, en 2008, un travail, commandé par François Vauvillier, himself, qui avait été publié, en février 2009, dans le Tank Zone N°4 (Histoires et Collections), magazine qui n'avait eu, hélas, qu'une assez brève vie de l'ordre d'une douzaine de publications - résultat, selon ma maigre expérience, d'une direction de publication "inadaptée", car, à l'époque, il y avait largement la place pour que ce magazine bimestrielle puisse pérenniser.
A dire vrai, j'avais été amené à rédiger un "65 000 signes", avec "ma bite et mon couteau", n'ayant strictement aucune aide de la part de la Rédaction, y compris pour la fourniture de photos, que j'avais été contraint de pomper sur le Oueb et dans les bouquins! J'avais alors, essentiellement, exploité l'ouvrage de Karl-Heinz Münch...
Sources citées :
Schwere Jagdpanzer: Entwicklung- Fertigung - Einsatz - Walter J. Spielberger, Hilary L. Doyle, Thomas L. Jentz – Band 15 - Motorbuch Verlag
Germany’s Tiger Tank – VK 45.02 to Tiger II - Thomas L. Jentz, Hilary L. Doyle – Schiffer Military History.
Jagdtiger - (1) Technical History – (2) Operational History - Andrew Devey - Schiffer Military History.
Combat History of the schwere Panzerjäger Abteilung 653 - Karl-Heinz Münch - JJ Fedorowicz Publications.
Panzerkampfwagen VI Tiger Ausf.H (E) and Tiger Ausf.B – Peter Chamberlain, Chris Ellis – Profil Publication Limited
Motoren und Getriebe deutscher Kampfpanzer (1935-1945) – Fred Koch – Waffen-Arsenal Nr 182 – Podzun-Pallas-Verlag
Laufwerke und Ketten deutscher Kampfpanzer (1935-1945) – Fred Koch – Waffen-Arsenal Nr 172 – Podzun-Pallas-Verlag
Remerciements à Alain Verwicht (Panzer Voran) pour son aide précieuse.
... En rappelant que, à l'époque, je ne disposais pas du second tome de Devey, même si je l'avais cité (poliment) dans mes sources!
En parlant de "l'époque", contrairement à ce qui existe de nos jours, où, désormais, les sources primaires gratuites (!) "pullulent", le boulot de scribouillard free-lance comportait systématiquement un aspect "sportif" non négligeable, avec une incertitude permanente sur la validité historique des infos péniblement récupérées! Ce n'est en rien une excuse, mais, néanmoins, il convient d'en tenir compte.
Apparemment, dans la fumée et la confusion, deux Panzerfausts, vraisemblablement tirés par l'infanterie de soutien qui l'avait pris pour un char ennemi, ont touché son flanc gauche : l'un a touché la superstructure supérieure avant gauche, près des verrouillages de la plaque avant, tandis que l'autre a pénétré la plaque latérale sous le pont moteur et l'a immobilisé, forçant l'équipage à l'abandonner, sans avoir le temps de le détruire. On suppose que les Allemands ont tiré accidentellement ou pour le neutraliser davantage avant leur départ.
Les perforations - désolé, j'avais loupé celle à l'arrière! - pourraient effectivement valider l'hypothèse d'emploi de "charges creuses", sauf que, dans le meilleur des cas, à l'époque, il s'agissait de Panzerfaust Pzf 100, le chiffre "100" correspondant à la portée pratique efficace du "pélot". Le "pinpin" allemand, qui n'était pas totalement demeuré et n'avait pas trop, non plus, un tempérament suicidaire, devait, avant d'essayer de se casser vite fait, utiliser son Panzerfaust, entre 80 et +/- 100 m, distance estimée à la "grosse"!
Sauf que, là, j'ai un (tout) petit problème, car, même en tenant compte de la nervosité des "opérateurs", à une distance aussi réduite, je ne vois pas trop comment, mêmes des "pinpins tendus comme des strings" pouvaient ne pas identifier, de par sa silhouette très particulière et sa livrée "trois tons" typiquement "teutonne", un blindé de leur "camp".
Ne reste, dès lors, que l'hypothèse (à mon avis) plus probable, effectivement, celle de l'emploi de munitions à charge creuse (HlB/HlC).... mais tirées par un équipage "stressé" d'un 7,5 cm Pak 40, qui, elles, bénéficiaient, certes, d'une capacité de perforation indépendante en fonction de la distance, mais dont l'emploi opérationnel s'était avéré compliqué, au delà de 1000 m, en raison de sa dispersion, due à sa faible vitesse initiale (Vo), qui, avec une pièce de 7,5 cm Pak 40, était volontairement limitée à 400-450 m/s, soit la moitié de celle des munitions antichars perforantes "standards".
Mais à titre d'information mineure, et peut-être lié à un fil de discussion sur AFVN en septembre dernier, un rapport mentionnait un soldat de 1re classe Cox, décoré de la Silver Star américaine, du 740e bataillon de chars de la 8e division d'infanterie, qui avait mis hors service un char allemand de 80 tonnes à Nepthen. Voir : http://www.techwarrior.cx/~roliver/8th/8th-history.pdf (voir p. 85 où il est mentionné que Nepthen a été éliminé à minuit le 1er avril). Peut-être était-ce son œuvre, avec quelques Panzerfaust capturés, et non un tir ami ? On ne pourra peut-être jamais le déterminer, mais il s'agit néanmoins d'une similitude intéressante : cette ville a été soulevée et c'est la seule perte connue. De quoi méditer ou approfondir les recherches…
Il y avait eu, alors, côté US, d'aimables "baratins" de chefs de chars, qui s'étaient souvent vus attribuer des "breloques", en récompense de leur "action héroïque", sauf qu'il s'était avéré que ce n'était que du "pur pipeau"! Cà avait été le cas, par exemple, d'un des tous premiers Ja-Ti de la 653, dézingué le 6 janvier 1945, dans l'épais brouillard ambiant, par les "bazookas" de l'infanterie US... mais dont la "destruction" avait été officiellement attribuée à un char US, son chef de char se voyant distinguer en cette "occasion"!


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