Loïc Charpentier a écrit: 
, Alain, cet inventaire "
10 mai quarante" me parait beaucoup plus réaliste!

Sinon, il y avait aussi, d'autres problèmes, l'installation d'un dispositif émetteur-récepteur dans chaque char, leur bande passante, leur portée, etc., sachant que le "chef de char" français, en gros, tout seul, dans sa tourelle, était censé avoir "six bras" et deux "cerveaux!

... Si c'etait le chef de char l'opérateur radio ... Par exemple dans un Somua S35 , c'est l'aide-conducteur, faisant également office de pourvoyeur, qui a la mission radio.
Mais effectivement dans un char d'accompagnement d'infanterie il n'y a pas 36 choix.
Bon , on parle ici de "radio en situation de combat", car il ne faut pas se méprendre, si les chars d'accompagnement d'infanterie n'avaient pas de radio, l'unité qui les encadrait ( le bataillon, la compagnie ), elle, en disposait.
Si l'on prends par exemple un bataillon de char doté de R35 ( ou R40 ), H35 ( ou H39 ) ou de FCM36 , ils avaient des communications filaires et radio, et opérateurs et équipement étaient motorisés.
Encore une fois, il y méprise sur la mission de ces unités, elles devaient accompagner l'infanterie, sur des missions d'assaut, de colmatage ou défensives, pas faire des charges de la brigade legere et traverser en solo les lignes ennemies.
Si des unités de ce type se sont retrouvées dans les DCR et DLM , c'etait en attendant que la production délivre suffisement de chars B (éventuellement D2) et S pour que les dotations soient completes. (*)
Je viens de relire l'organisation théorique du régiment de combat de DLM, chaque peloton de H39 devait disposer d'un char de commandement disposant d'une radio ER29, l'infanterie souhaitait donc faire de même pour ses DCR d'apres la note tardive que j'ai indiqué.
Alain
(*) Dans l'armée française de 1940, on avait pour habitude de suivre une organisation type, et de l'equiper au fur et a mesure des sorties de matériel ( a l'opposé de l'armée allemande qui avait tendance à définir une Nieme version d'une organisation selon le matériel disponible : voir les fils que j'ai effectués sur l'organisation des PzD de mai 40 ) . Par exemple, dans les chars d'infanterie, il existait au 10 mai 1940 des bataillons dits "de manoeuvre" en sus des bataillons de combats, qui étaient dotés aux 2/3 du matériel et/ou avec du matériel ancien en attendant une dotation complete en matériel moderne afin de se transformer en bataillon de combat. Cela permettait aux équipages de créer une cohésion et de s'entrainer.