Sur le dernier cliché (FB_IMG_1749119465464.jpg ), il s'agit, sans erreur possible, d'un camion (
LKw) à trois essieux,
Henschel 33 G1, reconnaissable, sous cet angle de prise de vue, à son très caractéristique "pare-buffles" avant.
Vu la "tronche" de son "boudin" avant gauche, il avait été victime d'un incendie, probablement dans le compartiment-moteur.
Il y a, certes, la possibilité du résultat d'un pélot, néanmoins, il ne faut jamais oublier que, même, sur nos voitures modernes à essence (normale ou super), en cas de défaut électrique générant un "court jus" en présence de carburant sous forme de vapeurs ou de fuites, il faut une "grosse" minutes avant que l'incendie ne se propage de manière irrémédiable, sachant qu'il suffit de "10 secondes" pour qu'il se généralise sous le capot moteur!
Au début, on se dit que c'est limité et qu'on peut facilement y "remédier", mais, tout d'un coup, çà se généralise brutalement, çà s'embrase, et, là, il n'y a plus qu'une seule solution, se "barrer" vite fait! C'était, dans les années "90", un risque bien connu à bord des véhicules "tuning", bourrés d'amplis "boum-boums"; il était impératif de calculer la protection par fusible (son calibre!) et la section des câbles d'alimentation, sachant que "l'amateur" pompait allègrement, pendant un (très) long temps, plus de 50 A (sous 12 Volts!) sur le circuit électrique d'origine de sa "bagnole", sauf qu'il n'était pas conçu pour une telle sollicitation.
Les véhicules de "démonstrations" des Marques et ceux équipés par les professionnels, eux, disposaient, tous, d'un alimentation et d'un circuit électrique entièrement modifiés et spécialement adaptés - batteries et alternateurs plus puissants, diamètres et longueurs des câblages d'alimentation des amplis soigneusement calculés, etc -.... sauf que ces règles de sécurité, qui coûtaient, au final, la "peau des murges" ne pouvaient être que très rarement appliquées par les "amateurs"!
Dans le meilleur des cas, ces derniers, à la fin du "Meeting", se retrouvant avec une batterie rincée, étaient contraints de tenter de "redémarrer" leurs bourrins à "la poussette", d'autres prenant carrément feu!
En 1940, les circuits de carburant des véhicules étaient très loin d'être aussi bien sécurisés que ceux actuellement en service .

On avait, aussi, un (très) sérieux problème avec le circuit de refroidissement nécessaire ; le "rendement" des pompes mécaniques de circulation de la "flotte" du radiateur, la transmission par courroie et la vitesse de rotation du ventilateur censé assurer le refroidissement, à l'arrêt ou à petite vitesse, étant notoirement insuffisants! Il avait fallu attendre les années "70", pour voir, à bord des véhicules de très haut de gamme (!), les toutes premières installations de ventilateurs électriques, dont le fonctionnement, qui était indépendant du régime moteur, se déclenchait, par le biais d'un signal électrique émis par un "
calorstat" calibré!
