De manière générale, les formations "
Freiwillige" n'avaient pas été gâtées en dotations de matériels; la
33. Waffen-Grenadier Division der SS n'avait, par exemple, jamais connu la moindre attribution de
StuGe à sa
Panzerjäger-Abteilung.
A l'inverse, on trouve l'attribution à la
13. Freiwillig Waffen-Gebirgs-Division der SS "Handschar" (kroatische Nr. 1), d'une batterie de très coûteux obusiers légers
10,5 cm Gebirgsgeschütz 40, sauf que, courant 1944, entre les désertions et les combats face aux troupes titistes, ladite division, qui, déjà, ne pêchait pas par l'importance de ses effectifs, ni par la qualité de son recrutement, avait été réduite à sa "portion congrue" (doux euphémisme!), avant d'effectuer sa soumission, en mars 1945, à l'Armée Rouge, puis intégrer ses rangs!
Au sein de l'armée allemande, il avait existé une situation bien particulière. A dater du 20 juillet 1944, date de l'attentat contre Dodolf, Heinrich Himmler et son organisation "
SS" avaient, certes, bénéficié d'un "sérieux coup de pouce", sauf que la
Heer avait continué à conserver son autorité décisionnaire sur les approvisionnements en matériels lourds (
Panzer,
StuGe, etc.), sachant que les unités historiques de la
Waffen-SS, telles que la
LSSAH, la
DR, la
Totenkopf, plus d'autres, telles que la
Wiking (dans une moindre mesure), la
Hitlerjugend ou la"
GvB", avaient toutes été considérées et assimilées en tant que formations de "premier brin".
Cette assimilation, qui avait débuté fin 1942, leur avait permis de "bénéficier", à l'instar de la
Heer, des vagues de mobilisation - l'appelé constituant désormais l'essentiel du recrutement -. Dans ce cadre, elles avaient, à l'instar des formations régulières de la
Heer, droit à la priorité dans le domaine des "fournitures".
Au passage, malgré tous ses "efforts", à dater de juillet 1944, Himmler- qui, entre 1942 et juillet 1944, était +/- passé à la trappe dans le "domaine militaire" -, en dépit sa position au sein de la hiérarchie nazie, n'était jamais parvenu à prendre le pas sur les plus hautes autorités militaires, la
Heer, ayant elle-même vite fait le point, depuis septembre 1939, sur les qualités combatives des formations de la
Waffen-SS. En oubliant leur aspect "politique", qui avait très sérieusement "indisposé" la
Heer, leur reconnaissance ( +/- au second semestre 1942 ), en tant qu'unités de "premier brin" leur avait aussi coûté très lourd en termes de pertes humaines.
Dans le même temps, la
Heer, à l'expérience, entre autres, de son propre recrutement d'
Ostruppen, se méfiait comme de la peste, avec juste raison, de la supposée "qualité combative" de ces formations de "supplétifs"!
Si on se réfère à l'excellent travail effectué par
alfa1965, force est de constater que le recrutement de volontaires français pour s'engager dans la
Waffen-SS avait, de fait, été des plus tristounets. A l'automne 1944, il ne reposait que sur trois "sources"... un, les Anciens de la LVF, qui avaient jugé trop "périlleux" leur "retour en France", alors que la situation tournait vinaigre, tandis que les actions de la "Résistance" avaient, elles, tendance à "s'affirmer", ... deux, sur les recrutements de la Milice, dont les ultimes, au mieux, reposaient sur les engagements de "lardons" de 18 à 20 ans, qui, alors que le marché français du travail était des plus "miséreux", bénéficiaient, ainsi, au sein de la Milice, d'une solde relativement confortable et "assurée" - qui leur permettait bien souvent, au passage, de subvenir aux besoins familiaux, privés de chef de famille -, mais qui, par crainte de représailles, avaient jugé préférable de suivre "l'exil du Maréchal"... trois, sur la situation générale de "l'Etat Français", qui expédiait aux STO, le reste de sa population "mâle"(payée, dès lors, avec un lance-pierres), alors qu'elle avait déjà 1,7 millions "d'adultes" qui , depuis juin 1940, croupissaient "aimablement" dans les Stalag et Offlag!
Au final, même en tenant pas compte des sérieux problèmes de recrutement, la "division"
Charlemagne ne constituait guère une formation très fiable, sans même parler d'une unité de "qualité". Preuves en sont, même si elle a de multiples excuses, ses premiers engagements en février 1945, dont elle était sortie "essorée", ne laissant, en gros, qu'un gros millier de "pinpins" en capacité de pouvoir continuer à combattre jusqu'à fin avril 1945, certains éléments français, subordonnés au
Heeresgruppe Weichsel, ayant participé à l'ultime défense de Berlin-.