Coulommiers a écrit:Sur la photo l'avion no574/N-992 semble encore en bon, état. Donc pas rendu inopérant par attaque, mais abandonné.
Tu appelles çà "un appareil en bon état" ?
Vu son "état général" et compte-tenu des "priorités de remise en service", en situation de guerre, ce "machin" était immobilisé pour plusieurs mois!
La remise en état de sa cellule exigeait qu'il soit rapatrié sur une base aérienne qui disposait d'un atelier "chaudronnerie", où le personnel spécialisé (bien souvent civil, en tant qu'ouvriers d'état) était en capacité de confectionner, à nouveau, les éléments en alu manquants -par principe, on ne réutilise pas les pièces "endommagées" -, puis leur mise en place, par rivetages (un boulot long et fastidieux!).
Kif-kif pour le bourrin, en notant que la casserole d'hélice était démontée, ce qui n'était pas bon signe, et impliquait très probablement son retour en usine! De manière générale, un "navion", notamment à l'époque, constituait une pièce d'horlogerie, sauf que les complications, comparées à celles d'une montre ou d'une horloge franc-comtoise, s'avèraient amplifier par les dimensions de l'appareil!
Au sein de l'Armée de l'Air ou de l'Aéronavale, les niveaux, au sein des formations, de capacités de réparations ont toujours été, historiquement, limités, d'une part, pour des raisons de disponibilités opérationnelles rapides, d'autre part, par les moyens techniques de réparations dont elles disposent "selon le réglement"!
En gros, il est plus facile d'effectuer, à partir du stock existant, le remplacement d'un appareil "lourdement endommagé" (mais jugé réparable!) par un neuf, plutôt de de "perdre du temps" et "bouffer inutilement des heures de boulot" au sein de la formation!
