Jumbo a écrit:Euh...si Daniel à Hiroshima

La reddition japonaise aurait pu se faire sans bombardements, seulement ces bombardement avaient certainement pour but une démonstration de force destinée à l'URSS...
Et justement à propos de la reddition japonaise voilà une texte tiré du livre de Allen Dulles
Les secrets d'une reddition qui relate les tractations de la reddition de l'armée allemande en Italie
Les secrets d'une reddition Allen Dulles, page 354 (livre de poche)
Avant même que nous ayons terminé avec
Sunrise, les représentants japonais en Suisse en eurent vent. En avril 1945, alors que la bataille d’Okinawa battait son plein, nous fûmes contactés, Gaevernitz et moi en Suisse, par des représentants de l’armée et de la marine japonaise ainsi que par des personnages officiels japonais de la Banque pour les règlements internationaux, de Bâle. Ils désiraient savoir exactement s’il ne leur serait pas possible de profiter de la filière ouverte vers Washington en faveur de
Sunrise, afin d’obtenir la paix pour le Japon. J’en informai Washington et fus autorisé à écouter ce qu’avaient à proposer les Japonais. PerJacobson, le conseiller économique de la Banque de Bâle, fut amené à participer à ces conversations et il y eut une intense activité dans les relations entre Washington et Berne.
Le 20 juillet 1945, sur instructions reçues de Washington, je me rendis à la conférence de Potsdam et fis un rapport au ministre Stimson sur ce que j’avais appris en provenance de Tokyo : les Japonais désiraient capituler, à condition de pouvoir conserver leur empereur et leur constitution, bases essentielles au maintien de l’ordre et de la discipline au Japon, quand les nouvelles accablantes de la capitulation seraient portées à la connaissance du peuple. La nouvelle de la reddition en Italie et la manière dont elle avait été acquise avaient alors largement été relatées dans la presse ; l’effet en fut contagieux. Malheureusement, en ce qui concerne le Japon, le temps nous manqua. Avant que les autorités de Tokyo puissent bien se rendre compte qu’il y avait une filière sûre, grâce à laquelle elles pourraient faire la paix, et que les Américains auxquels elles s’adressaient avaient un contact direct avec Washington, Moscou était intervenu comme médiateur et le gouvernement japonais décida de faire la paix par l’intermédiaire de l’Union soviétique. Robert J.C. Butow, dans son livre
La décision japonaise de capituler, termine son compte rendu des négociations en Suisse par cette déclaration : « Quand arriva enfin le jour inévitable de la capitulation, le commandant Yoshito Fujimura se rappela avec dépit l’aveuglement qui avait poussé son gouvernement à ne pas poursuivre les négociations par la voie bien plus avantageuse de la Suisse. » Et, à Zurich, le lieutenant général Seigo Okkamoto « inscrivait son nom d’une manière indélébile sur le registre sacré des Samouraïs, par le suicide ». Ces deux hommes avaient été mêlés aux conversations qui avaient eu lieu en Suisse. Si nous avions eu un peu plus de temps pour approfondir cette voie de négociation, l’histoire de la capitulation japonaise aurait eu peut-être une conclusion différente