Alfred a écrit:Avant 68,il ne se vendait uniquement que des "produits locaux" dans les facs de lettres que je connaissais....mais les historiens,les Germanistes,les Anglicistes etc..... avaient leur club et quand on avait la carte,on pouvait sur le panneau d'affichage annoncer ce que l'on avait à vendre, très fréquemment des ouvrages "au programme" devenus introuvables car le plus souvent épuisés.........J'avais été pendant deux ou trois ans"secrétaire" du club"Angellier" de ma fac,après mon retour de l'armée.....En mai Juin 68 avec des jeunes profs de fac,j'ai fait partie des représentants élus qui veillaient la nuit sur les bâtiments afin d'intervenir immédiatement contre toute tentative d'incendie ou d'intrusion car nous étions parfaitement au courant des "projets" de certains illuminés,la destruction des salles de cours : rendre la tenue de tout examen impossible,distribution générale des diplômes à tous les inscrits.............
Merci Alfred pour cela, effectivement il n'y a rien de neuf et le projet couvait depuis longtemps.
Au fond ils n'ont fait qu'étoffer leurs rangs, acquérir des places d'influences et s'avancer plus en avant dans la société sans craindre les contre coups.
Puisqu'ils ont acquis bien des places médiatiques, politiques, associatives, culturelles, institutionnelles....
Mais au fond ceux sont des petits bourgeois et non des révolutionnaires, au service d'un ordre qui n'est même plus bourgeois mais totalitaire. Celui du libéralisme financier et de la marchandise et de la technocratie à son service.
Je crains que la tâche soit difficile, même si trump arrive à stopper le wokisme dans les médias et les institutions même d'enseignement, je crains que le mal soit fait et pour longtemps.
De 68 on peut comprendre que le mal comme un feu peu couver longtemps.
Et j'en ai fait l'expérience, je me rappelle d'une jeune fille qui à la B.U. de lettres avait une pile de livre dit de féminisme 2.0 des titres abscons avec des idées plus ou moins rigolotes mais surtout absurde et je voyais à quel point elle était avide de ce type d'ouvrages et faisait des recherches avec acharnement. Je connaissais son esprit revancharde ( en quoi ? d'ailleurs) contre tout et n'importe quoi...
Une étroitesse d'esprit couplée à une avidité de revanche, rien en fait digne d'un savoir universel mais de la bêtise.
Maintenant je me dis on pourra bien virer des professeurs, purger des bibliothèques , sortir des ouvrages critiquent qui recontextualisent, ouvrent les catégories d'analyses et remettent les points sur les "i".
Mais ceci est comme un esprit sectaire, il endoctrine et isole mais surtout rend obtus, intolérant, obsédé et empêche tout esprit critique.
Ces jeunes et moins jeunes ne seront déconditionnés, ils continueront à penser ainsi, à enseigner ainsi, se comporter ainsi, militer ainsi débattre ainsi et parfois convaincre ainsi.