dynamo a écrit:Tout cela n'est pas forcément négatif et permet d'exercer un jugement critique sur quelques pans sombres de l'Histoire de France ( colonies, esclavage, Vichy)
Ne m'en veux pas - c'est, aussi, très probablement, un effet de l'âge et du passé colonial de mes ascendants et moi-même -, mais "ton" association "
pans sombres =colonies-esclavage-Vichy" me déprime!
Déjà, Vichy n'a pas grand-chose à voir dans ce galimatia.
Ensuite, le colonialisme - personnellement, je préfèrerais parler d'expansion coloniale - avait été un commun dénominateur, au XIXème siècle et bien avant, pour les principales nations européennes (Grande-Bretagne, France, Pays-Bas, Allemagne, Belgique), sachant, aussi, que les conquêtes coloniales existent depuis la nuit des temps.
Les exemples ne manquent pas : les phéniciens créent l'entité punique dans l'actuelle Tunisie, les Grecs s'installent à Marseille, les Romains, ont été très loin d'être manchots dans ce domaine, de même que les arabes "arrêtés" à Poitiers en 732, mais qui camperont en Espagne durant plus de cinq siècles, les conquêtes ottomanes, les conquêtes coloniales anglaises et françaises dans les "Indes Orientales", l'expansion impériale russe à l'est de l'Oural, etc., voire les USA, grands prêcheurs de bonne conduite, qui s'installeront à Hawaï, puis aux Philippines, en en virant les Espagnols - là, on touche du doigt le problème de la régression de la présence coloniale de la péninsule ibérique (Espagne, Portugal), notamment, en Amérique Centrale & du Sud.
Concernant l'esclavagisme français, c'est beaucoup plus compliqué, car, par exemple, au Canada, non seulement, il n'avait pas existé, mais quand les Brits s'étaient accaparés nos territoires en même temps que nos possession en Indes Orientales) , en 1763, après notre déconfiture, lors de la Guerre de Sept Ans, la moitié de la population canadienne "française" était, alors, métissée - migrants volontaires ou forcés français, résultat mélangé (sans aucun problème! ) avec les populations autochtones indiennes!. Situation qui avait posé de très sérieux problèmes aux Brits, quand ils avaient mis la main sur le Canada "Français", qui était, alors, largement plus grand que le Quebec actuel, sauf que les frontières n'existaient pas!
Le commerce triangulaire a, certes, existé dans notre belle France. Les Brits ont beau jeu de prétendre qu'ils avaient été, en 1833, à l'origine de la fin de l'esclavagisme dans leurs possessions, mais, dans les faits, c'est bien la France, qui, dans la foulée de la Révolution, l'avait décrétée, dès 1789, mais, avec, entre autres, en point d'orgue, la catastrophe "économique" de Saint-Domingue, l'actuelle Haïti (qui ne s'en est, toujours, pas remise!) et la marche arrière de Napo, en 1802, pour tenter de stabiliser la "situation locale" (sachant qu'il vendra, dans la foulée, la Louisiane aux USA, en 1803)... mais, en gros, l'approvisionnement français en esclaves "frais" s'était tari avec la Révolution, tandis que le renouvellement local, dès lors, s'était résumé, jusqu'en 1847, à la seule reproduction "naturelle" - je n'ai jamais dit que c'était bien mais on est, néanmoins, très éloigné des grandes tirades modernes sur notre ancienne politique, accusée "d'esclavagisme".
On ne peut pas, non plus, trop plonger dans les origines de l'esclavage africain, pratiqué, depuis la nuit des temps, à l'Est comme à l'Ouest, par les potentats locaux et (surtout) les Arabes. Je n'ai, strictement, rien contre ces derniers, mais c'est une situation de fait, qui avait, également, correspondu avec la propagation de la religion musulmane, car les tribus ou entités africaines qui avaient "adhéré" aux préceptes du Coran, à l'inverse de leurs homologues animistes, elles, n'étaient pas inquiétées par les razzia, à vocation esclavagistes et (surtout) financières!
Sincèrement, je reste confondu devant l'aisance, avec laquelle les anciens états d'Arabie ont botté "en touche", à propos de l'esclavage africain, alors qu'ils en avaient été les initiateurs. Coup de bol, les rares écrits existants avaient été rédigés en anglais et, parfois, traduits en français.
C'est bien pour çà que le "vieux fou" illuminé sénégalais, qui servait de guide dans l'Ile de Gorée, en face de Dakar, m'avait très sérieusement gonflé, en radotant, récitant sa leçon à propos de l'esclavagisme "français", et m' incité à aller me fumer une clope dans la cour (avant voie de faits très regrettables) ! Déjà, la présence française n'avait pas existé entre 1802 et 1817, because occupation britannique, en plus, sans aucune mauvaise volonté de ma part, vu la taille toute rikiki de l'unique porte, par laquelle (et par très beau temps!) les esclaves étaient sensés embarquer dans les chaloupes, qui les amenaient vers les navires négriers, car, si on réfléchit à minima, on ne peut pas y faire passer ne serait-ce que 1 million d'esclaves (chiffre annoncé!), même en ayant été formé "industriellement" dans un camps d'extermination allemand. Au passage, ma propre mère était née à Gorée
Ma grand-mère et ma mère (dans ses bras!), dans la foulée, fin novembre ou début décembre 1920, à Gorée!
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J'ai d'autres clichés, sauf que je ne sais plus où je les ai "rangés"

, où des artilleurs sénégalais - il s'agissait d'un régiment d'artillerie, stationné à Gorée! - se "battaient" presque pour prendre, fièrement, dans leurs bras la "crevette blanche" du "Chef"! 14-18 était, déjà, passé par là et on peut, aussi, admettre que ces engagés volontaires sénégalais avaient été "déformés" par une supposée propagande militaire française, mais bon, on était très loin de l'image moderne du "Nègre" exploité à outrance par le "Blanc", vision post-années 60 (voire 1945!), véhiculées par un certain parti politique bien "franchouillard", fondé en 1920 et, aux ordres du Kremlin, en gros jusqu'à la chute du "Rideau de Fer"!