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LE HALTBEFEHL (suite)

Cette rubrique renferme tout ce qui concerne le front ouest du conflit, y compris la bataille des Ardennes ainsi que les sujets communs à tous les fronts tels, les enfants et les femmes dans la guerre, les services secrets, espionnage...

Re: LE HALTBEFEHL (suite)

Message Post Numéro: 791  Message de Chef Chaudart  Message 25 Aoû 2017, 08:14

Soxton a écrit:
[758] Loïc Charpentier a écrit:Je faisais juste une comparaison, plus ou moins judicieuse - je l'admets -, entre la situation de 40 et celle de 14. En 14, l'armée allemande n'avait pu contraindre la BEF à reculer (et rembarquer). En 40, malgré la réussite de Dynamo, les forces britanniques, coincées sur Dunkerque, subissent une vraie débâcle. Certes, les hommes avaient été sauvés, mais ils avaient du abandonner tous leurs matériels lourds et il faudra du temps pour remettre sur pied les unités. Le rembarquement des troupes britanniques et le nettoyage de Dunkerque avaient privé l'adversaire franco-britannique de plus de 500 000 hommes, ce n'est pas rien. Aux premières heures de juin 1940, c'était, plutôt, une bonne nouvelle.



Vous évoquez une « bonne nouvelle ». Vous n'êtes pas obligé de lire l'article de Jean Lopez dans la revue G & H. C'est vous qui voyez.

J'ai cet article, et je n'y lis nul part ce que vous avancez. Pouvez-vous préciser SVP? Nous donner une phrase qui appuie votre propos? Ou s'agit-il d'un article d'un autre auteur dans le dossier de la revue?


 

Re: LE HALTBEFEHL (suite)

Message Post Numéro: 792  Message de kfranc01  Message 25 Aoû 2017, 10:46

Soxton a écrit:
Un avion, on ne le laisse pas décoller sans l’avoir d’abord entretenu. Dans la plupart des cas un entretien sommaire suffit. Dans une situation d'attrition, il faut immobiliser les avions pour faire un entretien approfondi.
Pourquoi ne pas immobiliser les avions qui ont été mis à rude épreuve du 10 au 24 mai, et même au delà du 24 mai ?


[738] kfranc a écrit:La comparaison avion / blindée ne tient pas techniquement parlant. ;)

Un avion, c'est facile d'accès, et il n'y a pas beaucoup de pièce tournante. Les moteurs sont facile d'accès, et on démonte avec une simple chèvre. ::dubitatif::

Un blindé, c'est lourd, il y a du poids, beaucoup plus de difficultés pour accéder; et surtout beaucoup de pièces hors moteur qui tournent... besoin de graisse, d'huile, en grande quantité. ::dubitatif::

Vraiment pas comparable. La comparaison n'est techniquement pas valable. Un peu comparer des patates et des carottes. :mrgreen:



Cette idée que la réparation des chars pendant la seconde guerre mondiale est longue et fastidieuse ne tient pas la route.


Bonjour Soxton ! ::chapeau - salut::

La, je crois que vous avez un petit problème avec la mécanique !!! ::mortderire:: ::mortderire:: ::mortderire::

L'ingénieur mécanicien que je suis se demande si vous êtes vraiment convaincu de ce que vous dites ? Vous voyez le bordel que c'est quand on tombe en carafe avec une simple voiture, alors avec un truc pesant largement plus lourd, vous n'imaginez quand même pas réussir à convaincre? :roll:

Si l'entretien des chars étaient si simple, comment expliquez vous des taux de disponibilité de l'ordre de 40%, y compris aujourd'hui? On obtient 80% rarement, uniquement quand on s'est préparé pour une attaque en faisant une grosse opération d'entretien et de remise en état - et cela prend du temps pour obtenir ce niveau de préparation. ;)

Concernant mon propos, l'entretien 'lourd' ou 'préventif', je n'ai pas dit "ni long ni fastidieux", j'ai dit "systématique, tout les 200km, 8jours maxi, 100h de combats, 6h à 8 h de travail". Et environ 2h par jours pour l'entretien journalier.

Par contre, si on parle de dépannage d'engins blindés, la, je suis d'accord: long, fastidieux, et nécessite des moyens lourds. :mrgreen:

Je vous invite à vous rapprocher du musée des blindés de Saumur, qui présentent une collection d'excellent DVD regroupant les notices techniques et manuels d’utilisation des chars de la seconde guerre mondiale. ;)

Ah un point en votre faveur toutefois: à la vitesse ou l'on 'consommait' les blindés sur certains front, le char était démolie avant 100h de combat... :mrgreen:

Bien amicalement :cheers:
Bernard
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Re: LE HALTBEFEHL (suite)

Message Post Numéro: 793  Message de Tarpan  Message 25 Aoû 2017, 11:07

+ tout ce que vous voudrez avec Kfranc (les mécas du musée ne s'amusent pas souvent :D )

"Cette idée que la réparation des chars pendant la seconde guerre mondiale est longue et fastidieuse ne tient pas la route."

Et nous ne parlons même pas de la logistique nécessaire en campagne pour les interventions même classique "ne pas tenir la route" est en effet à propos :rire:

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Re: LE HALTBEFEHL (suite)

Message Post Numéro: 794  Message de François Delpla  Message 25 Aoû 2017, 13:14

On est reparti dans la théorie, à fond la caisse !

Je rappelle que la doc nécessaire pour expliquer un brutal ordre d'arrêt par la fatigue des chars serait non pas la notice d'utilisation des engins mais une montée de cris d'alarme les jours précédents, si et seulement si elle ne se relâchait pas dans la nuit et la matinée immédiatement antérieures.

Cela me donne l'occasion de répondre à CC : non, je n'ai pas de nouveaux documents pour prouver l'euphorie de la matinée du 24 chez Guderian ou Reinhardt : seulement le fait que les alarmes des 21-23, qui avaient inspiré à Rundstedt, sur l'insistance de Kleist, un "ordre de regroupement" le 23, semblent avoir disparu sans laisser de traces et que la prise d'Arras est le seul évènement de nature à l'expliquer.

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Re: LE HALTBEFEHL (suite)

Message Post Numéro: 795  Message de brehon  Message 25 Aoû 2017, 13:24

Bonjour,

Et ce sont vraiment ses considérations de maintenance qui ont empêché de façon impérative les blindés de parcourir les 20 ou 30 km qui auraient coupé la route de Dunkerque au BEF?

Pour info, j'ai fait toute ma carrière dans le service maintenance d'un grand groupe automobile et j'ai toujours vu les impératifs de production passer avant ceux de maintenance.
Si c'est nécessaire, on déborde un peu sur les périodicités d'entretien.
Cordialement.
Yvonnick

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Re: LE HALTBEFEHL (suite)

Message Post Numéro: 796  Message de Loïc Charpentier  Message 25 Aoû 2017, 13:40

Bonjour,
Juste un truc à propos du matériel. La MG 34, mitrailleuse réglementaire de la Heer, en 1ère ligne, en 1940, affichait une cadence de tir théorique de 850 coups/minute... Superbe, sauf que, tout aussi théoriquement, sa cadence de tir opérationnelle était de 450 coups/ minute... et, sur le terrain, il fallait changer le canon, pour cause d'échauffement, tous les 250 coups, soit, à la louche, sur la base de 450 coups "réels", toutes les 30 secondes. Un des pourvoyeurs trimbalait le tube de rechange en bandoulière; le remplacement du canon s'effectuait, impérativement, avec des gants et celui de la MG 34 exigeait un temps assez long (défaut qui sera corrigé sur la MG 42). Dans sa version légère (sur bipied), l'arme était alimentée par des boites-chargeurs de 50 coups, soit sur la base d'une cadence opérationnelle théorique de 450 coups/minutes, 1,5 secondes de capacité de tir - l'utilisation du double tambour (lourd à trimbaler, une fois, engagé) d'une capacité de 100 cartouches, puis de la bande (limitée par le temps d'échauffement et encore plus lourde et encombrante) sont postérieures au printemps 1940 -. En principe, le tireur expérimenté (et détendu!) se contentait de lâcher des rafales de moins de dix balles (juste le temps d'effleurer la gâchette !). C'est là qu'on constate que l'arme, "isolée", en dépit de ses performances (au stand) supérieures, n'était, dans un contexte de combat, pas beaucoup plus "efficace" qu'un FM 24/29, ni une Hotchkiss Modèle 14 (handicapée, elle, par le poids de son trépied).

En 1940, les seules différences qui distinguent le pinpin français de son homologue allemand, se résument aux bandes molletières, au monumental barda qu'il doit réglementairement porter - même s'il est sensé s'en débarrasser, lors de l'assaut - et au port de la lourde capote, y compris sous le cagna! Le MAS 36, distribué en première ligne, et, même, le mousqueton Berthier Modèle 92, modifié 5 coups, n'avaient rien à envier au Kar 98 allemand.

Hormis le très rare StuG. III, engagé à 18 exemplaires pour l'essentiel du Westfeldzug, dont le blindage frontal de 50 mm encaissait les obus antichars de 25 mm, à moyenne portée, sans broncher, toutes les trottinettes allemandes, Pz. I, Pz. II, Pz. III, Pz. IV se faisaient, aimablement, transpercer, de face comme sur les flancs, par le premier canon antichar de 25 mm Mle 34 venu, à plus de 600 m. C'était encore pire avec le 47 mm Mle 37, qui n'avait comme équivalent que les 4,7 cm Pak 36 (t) automoteurs (100 exemplaires engagés en mai 1940), sans parler d'un "bon vieux 75", bien servi.

Même au sein d'une armée "désorganisée", comme la Française, le premier sous-lieutenant venu, pour ne pas parler d'un adjudant ou d'un sergent-chef compétent, était capable de positionner correctement ses pièces antichars, ses mortiers - le modèle allemande de 5 cm ne valait pas tripette! -, ses mitrailleuses. De même, la première unité allemande d'éclairage (motos et sides-cars) allait très vite constater la puissance du dispositif adverse, surtout quand elle avait été prise sous son feu. Pour peu que les français se soient vite constituer un "champ de mines" devant leurs positions, - à moins de sauter dessus, on n'en savait rien! - çà se compliquait d'autant.

On peut, à la rigueur, tenir très correctement une position défensive avec du pinpin épuisé, beaucoup moins l'attaquer avec son pendant rincé par "15 jours" de course et de combat, alors qu'il ne reste qu' une poignée de Panzer opérationnels pour l'appuyer. Même çà, le caporal Hitler le savait.

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Re: LE HALTBEFEHL (suite)

Message Post Numéro: 797  Message de Tarpan  Message 25 Aoû 2017, 13:42

De façon impérative cela me semble exagéré bien sur, on peut toujours déborder en effet et les ordres sont les ordres, mais déborder jusqu'à quand après une chevauchée soutenue ? Cependant cela pourrait être un sérieux argument qui viendrait appuyer la crainte allemande de ne plus être en mesure de repousser un autre Arras, qui viens juste de confirmer la justesse des effectifs de tête face à une contre offensive attendue venant du sud, personne je pense n'a prétendu que la maintenance était LA raison néanmoins nier sa réalité n'est pas non plus raisonnable à mon sens. (et puis la maintenance c'est pas de la théorie, c'est de la pratique !)

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Re: LE HALTBEFEHL (suite)

Message Post Numéro: 798  Message de Dog Red  Message 25 Aoû 2017, 13:50

Quatre ans plus tard, les officiers des divisions blindées US vont pester à propos des commandants de Corps d'Armée (pardi, des fantassins mon bon monsieur !) qui vont leur imposer une poursuite d'enfer des marches de la Bretagne aux frontières du Reich sans rien vouloir comprendre aux nécessités de maintenance des chars.

François et brehon n'ont pas tort quand ils font remarquer que la situation stratégique prime sur les contingences matérielles (la rocade de GUDERIAN de la Heeresgruppe Mitteà Süd à l'été 1941 en est un autre exemple).
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Re: LE HALTBEFEHL (suite)

Message Post Numéro: 799  Message de Tarpan  Message 25 Aoû 2017, 13:58

Tout a fait, mais là, la situation stratégique devait prendre en compte la menace d'une contre offensive allié sérieuse face à une avancée quelque peu hardie qu'une fatigue humaine et matérielle aggravait.

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Re: LE HALTBEFEHL (suite)

Message Post Numéro: 800  Message de Dog Red  Message 25 Aoû 2017, 14:12

Tarpan a écrit:Tout a fait, mais là, la situation stratégique devait prendre en compte la menace d'une contre offensive allié sérieuse face à une avancée quelque peu hardie qu'une fatigue humaine et matérielle aggravait.


::dubitatif::

Tout comme BRADLEY préférant garder quelques divisions sous le pied en cas d'une éventuelle contre-attaque des armées allemandes de Normandie contre son flanc nord et le bouillant PATTON le tannant pour arriver le premier sur la Seine et y cueillir les Allemands avant qu'il ne soit trop tard.

Point de Führerbefehl pour trancher en août 1944, c'est MONTGOMMERY le patron, bien décidé à fermer la poche lui-même. On connait la suite. Deux Armeen perdent le plus gros de leur matériel lourd mais s'échappent à l'image de la BEF.

Mais comparaison n'est pas raison, seulement, à vous lire depuis des mois, je me rends compte à quel point "finir" un adversaire à terre n'est décidément pas chose facile.
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