Dog Red a écrit:La dinde peut renvoyer à "Thanksgiving", célébration qui renvoie également aux Pères pélerins du
Mayflower, ces fondateurs de la première colonie anglaise dans les futurs Etats-Unis.
Pouvoir faire remonter son ascendance à ces tout premiers colons reste prestigieux aux Etats-Unis.
C'est ce prestige qui pourrait être ici invoqué ?

1er temps:
Notre "dinde" domestique trouve son origine dans le dindon sauvage du continent nord-américain. Les espagnols avaient été les premiers à le découvrir, entres autres, chez les Aztèques, où le dindon vivait à l'état sauvage, mais avait été également domestiqué...d'où son nom de "poule d'Inde", vu que, alors, ils étaient convaincus d'avoir mis les pieds en "Inde"!
2ème temps:
Les " Pères Pèlerins", ces "
quakers" évoqués par Daniel, débarquent, du Mayflower, en 1620, sur le sol américain, où, à l'arrivée de la mauvaise saison, ils s'étaient retrouvés bientôt prets à crever de faim. Là, coup de bol, par le biais des tribus amérindiennes locales, ils avaient découvert que le volatile était mieux que comestible, mais surtout grâce auxquelles, ils avaient appris à chasser le dindon sauvage....car, il s'agissait avant tout d'une aimable troupe, constituée d'une petite cinquantaine de dissidents religieux, tous, certes, des "culs-bénis" confits en dévotions, mais, néanmoins, très peu adaptés à leurs nouvelles conditions de vie en "terre inconnue"!
Avant eux, il y avait bien eu d'autres arrivées françaises (Beurk!) ou anglaises plus au sud sur la Côte Est des futurs "États-Unis", mais il s'agissait, le plus souvent, d'une population +/- "interlope", constituée de troupes en "déshérence", de corsaires, voire de "pirates", qui provenaient, tous, pour l'essentiel, des "Caraïbes"! ... D'où, dans l'histoire américaine, la mise en avant de cette petite poignée de pratiquants, mêmes dissidents, mais au moins "propres sur eux"!
Pour en revenir à la "dinde", la chasse de cette dernière -

aux tribus "indiennes"! - leur ayant permis de se sauver les fesses, lesdits "colons" avaient invité, aux alentours du 26 novembre - date qui allait devenir celle du "Thanks Giving" -, leurs voisins "peaux-rouges" à venir consommer, avec eux, un repas de "dindons"!
On avait eu droit, bien plus tard, en 1912-1915, à la célèbre peinture ci-dessous, de Jean Leon Gerome Ferris (1963-1930), censée fêter cette date mémorable de 1620... sauf que les "Peaux-Rouges" ont, tous, l'air, désormais, de découvrir une recette issue de tradition "anglo-saxonne", alors que çà faisait des siècles que, eux-mêmes, l'accommodaient en "grillades ou en ragouts"!

Il y a juste un détail historique qui cloche, les émigrés, dissidents religieux, ayant affrété à leurs seuls frais le
Mayflower, ils n'avaient pu bénéficier d'aucune assistance militaire... qui, elle, aurait pu chasser pour subvenir à leurs besoins!... Mais c'est ainsi qu'on "immortalise" l'Histoire!
Si vous vous amusez à fouiller bien des siècles plus tôt, on peut trouver un point commun entre les tribus amérindiennes et le peuple Gaulois, ce dernier n'ayant très longtemps été "étudié" qu'à partir du seul
De Bello Gallico, autobiographie glorieuse, mais, hélas, très sérieusement orientée, d'un certain Julius César!
Bon, j'avoue, je suis un amoureux indéfectible de l'excellente bande dessinée "
Houmpahpah et le Marquis Hubert de la Pâte Feuilletée, constituée de cinq albums, publiés par les éditions belges du Lombard, commise par Goscinny et Uderzo, dans les années "50", avant que, pour le magazine
Pilote, à la fin de la même décennie, ils n'inventent les personnages d'Astérix et Obélix.... sauf qu'on y retrouve à peu de choses près les mêmes ingrédients, à savoir, le "Gros Costaux " et son "complice", lui, moins performant physiquement et contraint de réfléchir avant de "rentrer dans le tas!", que ces aventures se déroulent, +/- au début du XVIIIème siècle sur l'ancien territoire français américain et que la seule "potion magique" existante se résumait, alors, au "
pemmican", la viande séchée consommée par "
Houmpah-pah".
Je sais, çà date, désormais de près de "70 ans", mais, si, à l'occasion, lors d'une braderie ou d'une foire aux livres d'occasion, vous parvenez à les dénicher "pas trop chers", n'hésitez surtout pas, car vous allez pouvoir, ainsi, constater l'influence directe & essentielle de ces cinq albums sur le devenir des personnages d'Astérix & Obélix!
Ci-après, il s'agit de la couverture de l'album, édité en 1983, qui regroupait les cinq BD anciennement publiées... c'était le tout début de mode qui consistait, alors, à regrouper plusieurs anciennes publications pour les rééditer dans une même ouvrage. On avait ainsi retrouvé
Buck Danny,
Barbe Rouge, etc.
