JARDIN DAVID a écrit:C'est amusant, cher Dog, de constater que dans ton propos, par ailleurs assez incontestable, on ne trouve pas trace du principal responsable de cette organisation européenne basée sur des nationalismes mortifères. Il manque la perfide Albion, que la naissance de la Belgique "arrangeait", sans parler de l'entretien de la rivalité franco-allemande.
JD
Dieu du Ciel, Jean-Michel, tu es encore pire, à juste raison, que moi , pourtant vieux mataf indécrottable de la menace permanente qu'avait très longtemps constitué la puissance navale britannique ainsi que son influence +/- "européenne", à grands coups de "pépètes", au point que, en 1814 ou début 1815, l'économie financière britannique s'était retrouvée au bord de la ruine! La "Victoire" de Waterloo, lui, avait sauvé les fesses, alors que son résulta "purement militaire" n'avait de fait reposé que sur l'engagement de troupes alliées continentales (autrichiennes, prussiennes, etc.). A Waterloo, sur 68 000 combattants engagés face à l'armée française, il n'y avait qu'un gros tiers constitué de formations régulières britanniques, sachant que l'essentiel de leurs recrutements ne reposait bien souvent que sur la seule "embauche"de "mercenaires étrangers", notamment germaniques, attirés par les soldes et les primes (!), contrairement à la Royal Navy, où, le recrutement "essentiellement" national s'effectuait par le biais de réquisitions, mais surtout par voie de "presses", les conditions de vie des équipages de la Royal Navy n'incitant pas les "étrangers" à s'y engager!
Si s'était simple, çà se saurait!

Durant la Guerre d'Indépendance Américaine (1773-1783), l²essentiel des troupes britanniques engagées était constitué d'un recrutement de "volontaires étrangers", sachant que, précédemment, çà avait été aussi le cas au Canada français, où, en gros,sa seule défense s'était, alors, résumée, faute de "tout secours royal," à devoir engager ses très rares formations "professionnelles" militaires en place, car, au départ, elles n'avaient pour unique fonction que de surveiller ce qui pouvait alors constituer une "
menace", sur la frontière avec, entre autres, au sud, le territoire "britannique" américain , avant de devoir recruter dans les tribus canado-américaines! Bref, les
Peaux-Rouges, alors que, dans le même temps, plus de cinquante pour cent de la population française "canadienne", était, elle-même, issue des très nombreuses alliances et filiations maritales, au cours desquelles s'étaient allègrement mélangés les "colons français" et les tribus autochtones!
Pour ceux d'entre nous qui ont lu "
Le Dernier des Mohicans", célèbre ouvrage rédigé par l'auteur américain Fenimore Cooper, publié en 1826, il s'agissait, avant tout, en dépit de ses incontestables qualités littéraires, d'une "
ode" rédigée à la gloire de l'ancienne autorité coloniale britannique, sachant que, à l'époque, les tous récents "
Etats-Unis d'Amérique", résultat de la Constitution des États-Unis, acceptées le 17 septembre 1787 par une convention réunie à Philadelphie, qui avait été appliquée depuis le 4 mars 1789, louchaient, alors, sans vergogne, sur une appropriation plus ou moins légitime des territoires du "sud-est" de l'ex-canada"français", soumis, depuis 1763, à la seule autorité de la "Couronne"britannique" , qui avait débouché sur la guerre "
anglo-américaine " déclenchée en 1812, où le but premier militaire américain avait été de mettre la main sur les provinces canadiennes méridionales et orientales, ex-françaises, désormais, placées sous l'autorité royale britannique!
Accessoirement, contrairement aux "Français", les
Brits et
Ricains avaient très longtemps considéré, à très peu

de choses près, que les tribus indiennes américaines, entre autres, ne pouvaient constituer au mieux que d'aimables troupes supplétives! Voui, je sais, mais plus tard, côté américain, on avait dû aussi assister, en juin 1876, à une déculottée monumentale, infligée par une coalition de nations indiennes sioux, à
Liitle Big Horn, à Cluster, certes, chef, au demeurant notoirement incompétent mais, aussi et surtout, promu à la tête d'une formation de cavalerie, l'équivalent d'une brigade de cavalerie, forte de 650 hommes" appartenant au 7ème régiment US de cavalerie, lui-même, considéré comme étant une unité expérimentée, réputé pour son expérience de "1 0 ans de service" continus sur la frontière "territoriale ouest", en principe supérieurement armée, mais bon! -, mais qui s'était, néanmoins, vue très lourdement dézinguée à plus de 50%, en moins de quelques heures!

...
Il y a, là, aussi un contexte "
ethnologique" compliqué, car les "règles de bienséance" de l'Empire colonial britannique s'étaient toujours efforcées d'écarter tout mélange avec la population "indigène", alors que, à l'inverse, côté français, ce dernier n'avait, lui, le plus souvent jamais éprouvé le moindre problème pour s'accoupler aux tribus autochtones, sauf que, désormais, bizarrement, ce métissage "naturel" d'importance, représentait pas moins de 50% de la population française canadienne, que les Brits s'étaient empressés de glisser sous le tapis!

Cela dit, très honnêtement, lors de ses conquêtes de notre vieil Empire colonial, l'armée française avait également encaissé quelques revers "africains", sans même évoquer, en 1899, la dérive mortifère de la "Colonne militaire Voulet-Chanoine", au Tchad et au Niger, envers laquelle l'EM français avait, alors, été contraint de devoir intervenir "les armes à la main", afin de mettre fin à ses exactions !

-