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Le nerf de la guerre : la logistique allemande

Une question sur un blindé, une arme, du matériel, un canon, un véhicule, une locomotive de la seconde guerre mondiale?
C'est ici.
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Re: Le nerf de la guerre : la logistique allemande

Nouveau message Post Numéro: 361  Nouveau message de bernard-1954  Nouveau message 13 Avr 2026, 06:44

21 juin

Journal de Halder

La présentation des termes de l'armistice à la délégation d'armistice française est repoussée à 15h00.

Wagner et Kossmann : conférence sur le problème des réfugiés.

20h00 - ObdH revient de Compiègne. Il est profondément ému. Les Français (dont le représentant de l'armée était le plus sympathique) n'avaient pas été prévenus qu'on leur imposerait les conditions sur le lieu même des négociations en 1918. Apparemment déstabilisés par cet arrangement, ils se montrèrent d'abord maussades.

Le Führer et ObdH n'assistèrent qu'à la lecture du préambule. Lors des négociations suivantes, présidées par Keitel, il semble y avoir eu de vives discussions, et ObdH craint que les Français n'acceptent pas.

Je ne comprends pas son appréhension. Les Français doivent accepter et, avec Pétain à leur tête, ils le feront. De plus, nos conditions sont si modérées que le simple bon sens devrait suffire à les convaincre.

Les tentatives françaises visant à lier nos conditions à celles des Italiens et à conditionner notre acceptation aux exigences italiennes ont bien sûr été rejetées. Ils ont jusqu'à demain midi pour accepter. L'assaut aérien sur Bordeaux a été autorisé.

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Re: Le nerf de la guerre : la logistique allemande

Nouveau message Post Numéro: 362  Nouveau message de dynamo  Nouveau message 13 Avr 2026, 11:56

bernard-1954 a écrit:
Un autre problème se posait : la récolte française. Elle était absolument nécessaire pour nourrir les millions de réfugiés, ainsi que l'armée française vaincue. C'était le mois de juin, mais les Français étaient prisonniers de guerre. Wagner déploya des unités allemandes organisées à cet effet et convoqua simultanément les commandants des camps. Une fiche fut créée pour chaque prisonnier, indiquant, outre son nom, sa profession et sa ville d'origine. Ces fiches permirent d'identifier tous les agriculteurs et les ouvriers agricoles et de les transporter par camion jusqu'à leurs foyers pour participer aux récoltes. Une entreprise risquée et sans précédent, car la guerre faisait toujours rage. Mais ce pari sauva la France occupée de la famine.

j'avoue ne pas bien comprendre ...
Wagner (les Allemands) auraient ouvert les frontstalags, recensés les paysans français prisonniers, mis dans des camions, amenés sur leurs cultures pour faire la récolte de 1940 !
Wagner aurait sauvé la France de la famine !!!
J'ignore tout de cette histoire !
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Re: Le nerf de la guerre : la logistique allemande

Nouveau message Post Numéro: 363  Nouveau message de Dog Red  Nouveau message 13 Avr 2026, 12:05

Comparaison n'est pas forcément raison mais en mai 1945, MONTGOMERY se préoccupe beaucoup de la situation agricole du nord de l'Allemagne que son groupe d'armées occupe et organise les récoltes 1945 pour éviter la famine à l'hiver 1945/46.
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Re: Le nerf de la guerre : la logistique allemande

Nouveau message Post Numéro: 364  Nouveau message de brehon  Nouveau message 13 Avr 2026, 12:12

Bonjour,
dynamo a écrit:J'ignore tout de cette histoire !
Moi non plus je n'en ai jamais entendu parler. Et pourtant j'ai un grand oncle, profession cultivateur, de la classe 1922, mobilisé au 111e régiment régional, fait prisonnier près de Clisson le 22 juin 1940 et interné au Frontstalag 183 A à Châteaubriant. Il n'a pas bénéficié d'une telle mesure, après quelques mois au Frontstalag ça a été direction l'Allemagne jusqu'en 1945.
Cordialement.
Yvonnick

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Re: Le nerf de la guerre : la logistique allemande

Nouveau message Post Numéro: 365  Nouveau message de bernard-1954  Nouveau message 13 Avr 2026, 13:07

dynamo a écrit:
bernard-1954 a écrit:
Un autre problème se posait : la récolte française. Elle était absolument nécessaire pour nourrir les millions de réfugiés, ainsi que l'armée française vaincue. C'était le mois de juin, mais les Français étaient prisonniers de guerre. Wagner déploya des unités allemandes organisées à cet effet et convoqua simultanément les commandants des camps. Une fiche fut créée pour chaque prisonnier, indiquant, outre son nom, sa profession et sa ville d'origine. Ces fiches permirent d'identifier tous les agriculteurs et les ouvriers agricoles et de les transporter par camion jusqu'à leurs foyers pour participer aux récoltes. Une entreprise risquée et sans précédent, car la guerre faisait toujours rage. Mais ce pari sauva la France occupée de la famine.

j'avoue ne pas bien comprendre ...
Wagner (les Allemands) auraient ouvert les frontstalags, recensés les paysans français prisonniers, mis dans des camions, amenés sur leurs cultures pour faire la récolte de 1940 !
Wagner aurait sauvé la France de la famine !!!
J'ignore tout de cette histoire !


Le texte que j'ai reproduit est celui d'une note du bas de la page 186 associée à la lettre du 19 juin. J'attribue cette note à Madame Wagner, qui a publié l'ouvrage. L'information est assez étonnante en effet. Je vais regarder si je trouve quelque chose là dessus dans les témoignages des adjoints de Wagner qui figurent dans le livre.

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Re: Le nerf de la guerre : la logistique allemande

Nouveau message Post Numéro: 366  Nouveau message de bernard-1954  Nouveau message 13 Avr 2026, 13:14

J'ai lancé l'IA là dessus et il semble y avoir des confirmations :

http://www.histoire-sens-senonais-yonne ... uerre.html

https://books.openedition.org/pur/5477?lang=fr (paragraphe 12)

https://www.siv.archives-nationales.cul ... _IR_003886 (voir F/9/2201-F/9/2207
Série CCa, congés de captivité par catégories )

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Re: Le nerf de la guerre : la logistique allemande

Nouveau message Post Numéro: 367  Nouveau message de brehon  Nouveau message 13 Avr 2026, 13:25

C'est un peu différent de:
bernard-1954 a écrit:les transporter par camion jusqu'à leurs foyers pour participer aux récoltes.
Cordialement.
Yvonnick

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Re: Le nerf de la guerre : la logistique allemande

Nouveau message Post Numéro: 368  Nouveau message de Loïc Charpentier  Nouveau message 13 Avr 2026, 14:44

Sur le premier lien indiqué par Bernard, on peut lire...

Les prisonniers font la moisson... Cette situation ne dure pas longtemps :

Dès le début du mois de juillet, les autorités allemandes acceptent, à la demande du gouvernement français (mais aussi dans leur propre intérêt), de mettre une partie de ces prisonniers à la disposition des agriculteurs de la zone occupée. En effet les travaux de la moisson vont commencer et la main-d’œuvre manque cruellement dans les campagnes. Beaucoup de femmes d’agriculteurs dont le mari ou les enfants ont été mobilisés, puis faits prisonniers, ou ont réussi à échapper à l’encerclement mais sont bloqués en zone non occupée, réclament des prisonniers de guerre pour les aider à faire face aux gros travaux agricoles de l’été.

Dans les instructions qu’il donne le 9 juillet aux maires des communes rurales, le préfet de l’Yonne précise que l’entretien des groupes de prisonniers ainsi mis à la disposition d’agriculteurs ou d’entrepreneurs de chantiers forestiers est à la charge de ceux-ci et que « pour l’instant, la question des salaires ne se pose pas. » Il précise qu’en principe ces prisonniers sont regroupés en équipes de travail, composées d’une trentaine d’hommes en moyenne, dont les autorités allemandes se réservent le contrôle et la surveillance. Ils travaillent dans les champs par petits groupes dans la journée, sont rassemblés le soir dans un local fourni par la commune et gardés par des soldats allemands. Cependant, il est arrivé bien souvent que de très petits groupes de prisonniers soient affectés dans des fermes isolées ou des hameaux et logés sur place par les cultivateurs, sans surveillance allemande. Dans ce cas, il était évidemment beaucoup plus facile à ces prisonniers de s’évader, avec (ou sans) la connivence de leur employeur, et même souvent son aide délibérée.

Au total, ce sont près de 11 000 prisonniers de guerre, donc sans doute plus du tiers de leur effectif dans l’Yonne qui, retirés des camps de prisonniers allemands du département et affectés dans l’été 1940 dans des « équipes agricoles » ou « forestières », vont largement contribuer à la réussite des récoltes de l’été 1940. Cela ne va pas sans poser quelques problèmes : des cultivateurs se plaignent que les hommes qu’on leur a envoyés ne connaissent rien à l’agriculture et à la conduite des attelages, et ne leur sont par conséquent que d’une bien faible utilité. Par ailleurs, une fois les moissons terminées, certains cultivateurs demandent qu’on les débarrasse de cette main-d’œuvre devenue plus coûteuse qu’utile puisqu’il leur faut la nourrir. D’autres, au contraire, auxquels on a retiré ces prisonniers après la moisson, en réclament pour les gros travaux de labour de l’automne. Certaines catégories de prisonniers, telles les agents de la SNCF, certains fonctionnaires, les boulangers et les bouchers, ainsi que les agriculteurs et les ouvriers agricoles, bénéficient de congés de captivité leur permettant de retrouver leurs foyers.


Après, que ces réquisitions se soient, alors, déroulées en "bordel-couvrez!", c'est fort possible; néanmoins, pour des raisons (très) différentes, aussi bien la toute fraiche gouvernance française que l'Occupant allemand avaient eu un même souci, à savoir procéder au mieux aux moissons estivales.... sachant que, du côté allemand, on louchait le "grenier à blés et de bien d'autres productions céréalières et légumières" que constituait, à l'époque, le terroir français.

En Allemagne, d'après mes lectures, la population "paysanne" ne représentait au mieux que 20% de la population nationale, situation qui existait, semble-t-il, déjà , en 1913-1914 - à l'inverse, le tissus industriel allemand y était beaucoup important qu'en France -.

"Chez Nous", le monde agricole constituait, encore, en 1939-1940 - de mémoire! ::elu boulet:: -, près de 55% de la population française! Nos exploitations agricoles étaient, certes, le plus souvent, d'une moindre superficie, moins mécanisées, mais elles bénéficiaient aussi d'un rendement bien supérieur à l'hectare cultivé... résultat, entre autres, du climat tempéré, qui y règne globalement et de la qualité naturelle des terres exploitées. Je vous rappelle juste que le "Royaume de France", à l'époque de la Guerre de Cent Ans (1337-1453), était déjà considéré comme étant un "grenier à blé" par les Brits!

Sinon, on est amené à devoir constater que, dès l'été 1940 et, ce, jusqu'à celui de 1944, l'Occupant avait consciencieusement détourné et s'était plus que très largement servi, sans vergogne, dans nos propres ressources agricoles, ne nous laissant, bien souvent, que le célèbre "rutabaga", "dégueulasse" à bouffer, faute de toute qualité gustative et "calorifique", mais qui avait cependant l'avantage de pouvoir pousser durant l'hiver, quasiment comme une "mauvaise herbe"! :mrgreen:

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Re: Le nerf de la guerre : la logistique allemande

Nouveau message Post Numéro: 369  Nouveau message de bernard-1954  Nouveau message 14 Avr 2026, 07:19

22 juin

Journal de Halder

L'événement majeur de la journée est la conclusion de l'armistice avec les Français.

L'acte d'armistice sera signé à Compiègne à 18h50. Tout au long de la journée, des télégrammes sont échangés avec l'état-major italien, nous encourageant à poursuivre notre offensive depuis Lyon vers Grenoble et Chambéry afin de leur ouvrir la voie à travers les Alpes. Ces demandes sont traitées avec prudence, car le groupe List ne serait pas prêt à partir avant le 23 juin. De plus, le Führer a fait savoir que le signal du début de cette opération viendrait de lui. Des ordres en ce sens sont en cours de rédaction pour le Gruppe List.

Midi : Gercke fait le point sur la situation ferroviaire. La Direction générale des chemins de fer belges se montre enfin disposée à coopérer à la remise en état et à l'exploitation du réseau. Il a fallu exercer certaines pressions. La capacité ferroviaire sera considérablement augmentée d'ici la fin du mois, ce qui permettra d'entamer les mouvements de troupes par voie ferrée. La réseau ferroviaire en Lorraine sera ainsi relié au réseau allemand dans un délai relativement court. Nous discutons des modifications à apporter aux plans de redéploiement imminent des troupes, compte tenu de la situation ferroviaire.

Après-midi : Conférence avec Bühle, Wagner et von Greiffenberg sur le programme de regroupement du point de vue des impératifs opérationnels (défense côtière, préparatifs contre l'Angleterre), la réduction du nombre de divisions et la réorganisation de l'armée de terre.

La question délicate qui se pose est celle de savoir comment garantir l'administration unifiée de la France sans porter atteinte à l'autorité du commandement militaire.

Il faut trouver une solution pour faire de l'OKH l'autorité centrale, y compris en matière administrative, sans pour autant nous imposer directement l'ensemble de l'appareil gouvernemental.

Une possibilité serait de maintenir les états-majors des groupes armés dans leurs fonctions de commandement et de créer, sous la supervision de l'OKH, une administration militaire chargée exclusivement de l'élaboration de politiques administratives uniformes, en s'appuyant au maximum sur l'administration civile française existante.

Il s'agit d'une question politique et la décision doit donc revenir au Führer.

J'ai soumis la question à ObdH.

Le soir même, la décision est annoncée que List attaquera le 23 juin, mais ne devra pas progresser au-delà de Grenoble-Chambery. Lors de la progression le long de la côte vers le sud, l'HGr. B ne devra pas dépasser la ligne passant par Cognac.

Les raids de la Royal Air Force en Allemagne deviennent agaçants. Ils étendent désormais leurs attaques à Berlin, et l'ObdL souhaite donc que nous transférions des unités de DCA de l'armée de terre. Longue discussion téléphonique à ce sujet. Rien ne s'oppose au principe de cette demande.

L'avenir proche dira si la Grande-Bretagne agira de façon raisonnable au vu de nos victoires, ou si elle tentera de poursuivre la guerre seule. Dans ce dernier cas, la guerre mènera à la destruction de la Grande-Bretagne et pourrait durer longtemps.

Lettre de Wagner

Hier à Compiègne fut une journée mémorable. Au milieu des ruines, le wagon-restaurant de Foch se trouvait sur le "Rondell des Forstes", exactement au même endroit qu'en 1918. Le commandant en chef français, le général Huntzinger, était en pleine forme et d'une allure impeccable ; tout régnait dans une grande dignité, sans la moindre trace d'animosité. J'ai été particulièrement impressionné de voir la commission poursuivre sa réunion avec Keitel dans le wagon-salon, le Führer descendre, puis, au son de la marche de présentation et de l'hymne national allemand, passer en revue la garde d'honneur. C'est ce qui m'a le plus marqué. Ensuite, nous sommes retournés en ville, réduite à un amas de gravats, pour déguster une soupe aux pois, puis dix autres avions ont décollé coup sur coup. Le OB [Hitler] souhaitait faire un détour par Paris, nous avons donc survolé la ville pendant une vingtaine de minutes, en suivant la Seine que nous connaissons si bien. J'étais sidéré par le désert des rues : pas de bus, presque personne, et pourtant les masses étaient toujours là. Quelle misère inimaginable ce gouvernement a causée par ces évacuations ! C'est tout simplement incompréhensible ! Comme nous, en revanche, étions préoccupés et affairés sur le problème de la Sarre… Le préambule des conditions d'armistice, lu à la radio, était remarquablement bon, et les conditions elles-mêmes avaient été rédigées par lui personnellement. Bien sûr, les différentes branches de la Wehrmacht y avaient apporté leurs propres idées. Même Goering, lorsqu'on lui présenta le texte, n'en connaissait pas le contenu. Il demanda avec insistance à Keitel si toutes ses exigences avaient été satisfaites, ce qui, en réalité, n'était pas le cas.

À 13 h 28, nous atterrissions de nouveau ici, survolions les anciens et les nouveaux champs de bataille du Chemin des Dames, et j'étais encore tellement préoccupé par tous ces problèmes que je me suis réveillé en pleine nuit pour la première fois depuis la guerre.

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Re: Le nerf de la guerre : la logistique allemande

Nouveau message Post Numéro: 370  Nouveau message de bernard-1954  Nouveau message 15 Avr 2026, 07:17

23 juin

Journal de Halder

Les opérations du jour se limitent à la poursuite de l'avancée de l'aile droite (4e et 18e armées) et à la progression du Gruppe List. Ce dernier, parti comme prévu, aurait atteint à midi la zone située au nord-est de Valence, au nord-ouest de Grenoble et de Chambéry, et au nord-est d'Aix-les-Bains. Il se trouve face à des positions défensives équipées de canons antichars et tenues par des Chasseurs Alpins. En réponse à une question posée dans la soirée, le commandant du HGr A se voit indiquer que toute intensification de la pression entraînant des pertes allemandes importantes serait contraire aux intentions de l'OKH.

GenQu : le problème de l'organisation administrative en France cause bien des maux de tête...

Org. Abt. : le problème de la réorganisation de l'armée a été en grande partie résolu. La question de la future organisation des districts militaires reste à étudier. Une chose est sûre : le Führer ne souhaite aucun changement dans l'organisation actuelle des districts militaires tant que les nouvelles frontières nationales ne seront pas clairement définies.

Après-midi : conférence avec le Führer. Les points suivants ont été abordés :

a) Prisonniers de guerre : Dissocier les concentrations de prisonniers de guerre. Les prisonniers de guerre de couleur seront placés dans des bataillons spéciaux, bénéficieront d’un bon traitement et ne seront pas déportés en Allemagne. Des détachements de travail distincts seront formés pour l’agriculture et l’industrie. Les prisonniers de guerre d’origine allemande seront sélectionnés avec soin. Les prisonniers de guerre seront envoyés en Allemagne selon les besoins. M. Darré sera consulté sur les questions relatives à l’agriculture.

b) Rapatriement des réfugiés : Outre la ligne de démarcation précédemment annoncée, où le retour des réfugiés doit être stoppé, il serait souhaitable d’établir des cordons autour de Strasbourg et d’autres villes allemandes afin d’empêcher le retour des populations d’origine française.

c) La mise en place d’une administration militaire en France a été jugée nécessaire. À l’instar de la Belgique, elle devrait faire largement appel à l’administration civile existante (des propositions à cet effet sont attendues des autorités françaises.) Le retour ultérieur du gouvernement français à Paris reste incertain. Certainement pas maintenant.

d) Mission pour la Neuvième Armée : Il souhaite que nous y réfléchissions attentivement. Liste avec Kübler, Bergmann, Fahrnbach et Schörner.

e) Matériel ennemi capturé ; canons antiaériens pour la défense aérienne intérieure ! Libérer tout ce qui peut servir à cet effet. Retirer les canons tchèques de la vallée du Rhin. Les canons français de 7,5 cm seront acheminés vers la zone d'opérations (ZI), avec leurs munitions, et proposés à l'Armée de l'Air. Canons navals pour la défense côtière (provenant du Westwall et des prises). Canons français à long tube.

Préparatifs pour la protection du flanc de la Neuvième Armée. Le Führer s'est réservé la décision quant à ce qui peut être cédé à d'autres.

f) Colonnes de munitions pour les canons K 5 et L 12 à employer contre l'Angleterre.

g) Des pétroliers sont nécessaires pour maintenir les stocks de carburant mobiles au pays, par précaution contre les attaques aériennes.

Lettre de Wagner

J'attends déjà l'automne avec impatience, car cette année, c'est définitivement terminé, et je suis convaincu que nous parviendrons bientôt à un accord avec l'Angleterre au lieu de saccager nos villes. Le rôle que jouent actuellement les Italiens est loin d'être honorable, et on ne peut blâmer les Français de ne pas vouloir négocier avec eux. Une chose est sûre, cependant : ces deux pays seront les ennemis jurés des cinquante prochaines années.

Entre-temps, les Russes pillent aussi, à ce qu'il paraît, avec notre accord, juste pour éviter tout incident dans les Balkans. La Roumanie et la Yougoslavie nous offrent désormais toute leur récolte de blé et tout leur pétrole, et la Turquie cherche également à nouer une alliance. Nos pertes, d'ailleurs, sont relativement légères, sans commune mesure avec celles subies à la même période lors de la bataille offensive de 1918.

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