A dater de la seconde moitié de la décennie 2010, on avait déjà constaté une baisse " +/- régulière" des scores de ventes des magazines périodiques, sachant qu'elle ne concernait pas que le seul domaine du magazine "historico-techniques", mais l'ensemble de la profession.
Elle n'avait fait que s'aggraver après la "crise Covid" de 2020, avec des volumes de ventes et des résultats, qui, à quelques exceptions près, selon le ou les sujets traités, couvraient désormais "tout juste" les frais de production. Pour mémoire, en 2009-2010, la rentabilité économique
minimale d'un magazine périodique était de l'ordre de 4000 à 4500 exemplaires vendus.
J'ai, moi-même, ainsi connu, fin 2009, alors que je séjournait au siège de Caraktère, à la mise en place d'une "cellule de crise", suite aux résultats de ventes d'un des magazines publiés, jugés "médiocres" car ils flirtouillaient, cette fois-là, avec les "4200" exemplaires vendus, alors que, à la même époque, le volume jugé "normal" était de l'ordre de 6000 à 8000 exemplaires, voire plus selon la ligne d'édition du magazine.
"L'incident" était visiblement dû à un choix éditorial, censé satisfaire aux demandes formulées par le "courrier des lecteurs", d'où il était ressorti un supposé intérêt pour l'arme blindée de Tsahal; çà avait amené à traiter ce domaine en deux gros articles de fond, censés être publiés, dans deux magazines successifs. Las, le premier publié ayant fait un "flop", on avait très vite oublié de publier la seconde partie, en recadrant le contenu du magazine sur des thèmes jugés plus porteurs; décision opportune, car le "loupé" alors enregistré avait, lui-aussi, été très vite oublié! Ah, c'était le bon temps!
Quinze ans plus tard, on en était presque rendu à "deux doigts" de sabrer le champagne (ou le champomy), quand ces mêmes magazines parvenaient à se vendre à "3500-4000 exemplaires", sachant que, dans le même temps, les ventes 'se cassaient la gueule", le coût de production, lui, ayant, entre temps, grimpé en flèche, suite à une augmentation spectaculaire du coût du papier, du carton (pour les couvertures des bouquins et ses (nouvelles) "difficultés" d'approvisionnement ... Amazon, par exemple, mais pas que, se taillant dans ce dernier domaine "la part du lion"avec ses très gros besoins en cartons d'emballage. Évolution et besoins du "marché" qui, eux, passent largement au-dessus du "béret" du consommateur "lambda"!).
Je ne vais pas vous brosser un bilan comptable et économique, mais la situation n'était plus "viable" depuis un bail. A ce constat financier, dans le cas de Caraktère, il convient, aussi, de prendre en compte les décisions du Tribunal de Commerce, qui, lui, avait systématiquement écarté toute possibilité de "licenciement économique", pourtant nécessaire car destinée à diminuer la charge salariale de l'entreprise!
Là, mais çà n'engage que moi, le Tribunal de Commerce s'est plus que probablement conformé à des consignes gouvernementales, qui, elles, n'avaient comme souci premier de ne surtout pas "pénaliser" les "
supposés bons chiffres" du
chomedu sous le règne "macronien", en retardant, au maximum, les mises au chômage, quitte à devoir condamner le devenir des entreprises.
Dans le cadre de Caraktère, Yannis, bien conscient de la situation économique de son entreprise, avait demandé, dès juin 2024, au Tribunal de Commerce, l'autorisation de procéder à des licenciements économiques, mais elle lui avait été systématiquement refusée! A dater de l'actuelle année 2026, et, ce, jusqu'en avril 2027 prochain, l'augmentation avérée du chômage français constituera la "
patate chaude" héritée par la prochaine présidence et sa ou ses gouvernances!
De manière générale, la publication "francophone" de magazines périodiques et, même, de bouquins "spécialisés" est en train de "crever"! De son côté, la presse "quotidienne" ne s'en sort que par le biais d'injections très conséquentes de subsides financières de l'état et d'exonérations très particulières, comme, par exemple, être dispensée de devoir contribuer à la tentative calamiteuse de sauvetage des ex-NMPP, renommées "
Prestalis", au demeurant entièrement contrôlées par le puissant syndicat "CGT du Livre".
Pour tenter de "sauver les fesses" de
Prestalis, seuls, les éditeurs de magazines spécialisés et de bouquins, avaient, alors, été requis, tandis que les "quotidiens" nationaux et régionaux en étaient exonérés, afin qu'ils puissent, très officiellement, "réaliser" leur "mutation numérique". Sauf que
Presstalis avait été contrainte de devoir déposer le bilan, en juillet 2020, alors que, depuis 2018, elle était autorisée à "geler" un gros quart des sommes perçues, résultats des ventes en rayons, effectués auprès des distributeurs, afin de se "sauver le c..."! Quand
Prestalis avait été amenée judiciairement à devoir déposer le bilan, les boites d'édition concernées n'avaient, alors et au mieux, pu récupérer qu'une petite partie des sommes "gelées", sur décision gouvernementale, sauf que la différence pouvait, elle, se chiffrer en centaines de milliers d'euros!

En France, en Belgique et Suisse, en se limitant au seul domaine de l'édition francophone européenne, nous ne manquons pas d'auteurs et d'historiens compétents, sauf que le seul marché économique potentiel actuel de publication, lui, est désormais anglo-saxon, à la fois, par son importance numérique et sa "facilité d'exploitation lectorale" plus ou moins avérée par une bonne partie du lectorat potentiel mondial... en rappelant, au passage, que la langue française, ses multiples subtilités, aussi bien en termes de construction littéraire, que de la richesse historique de son vocabulaire militaire, lui-même, vieux, au bas mot de "4 à 5 siècles " (!)!
Là, comme bien souvent je vais m'embarquer dans le "hors sujet", mais j'avoue que je reste pantois devant les résultats obtenus au sein de l'équipe de footeux du PSG, où, en gros, en l'espace de "quatre mois", les recrues de toutes origines, brésiliennes, équatoriennes, espagnoles, géorgiennes, ukrainiennes, etc. parviennent à s'exprimer plus que très correctement en français! Il y a très probablement, derrière çà, un gros paquet de "bouzoufs" à la clé, mais le résultat, lui, est impressionnant! L'entraineur espagnol actuel, Luis Enrique, même s'il reste affligé d'un accent espagnol à "couper au couteau", a, de son côté, volontairement retardé ses premières interventions en français, afin de pouvoir ainsi "gérer au mieux" les "
subtilités" un gros poil tordues des questionnements des représentants de la presse sportive française (et autres!)!
C'est devenu une situation de "cinglés", car, d'un côté, on a une catégorie de professionnels "pétés de tunes", qui, elle, bénéficie "gratuitement" d'une haute qualité de cours linguistiques, tandis que, dans le même temps, au sein de nos collèges et lycées, le "
weshwesh" a, lui, hélas, bien souvent tendance à se propager!
