Les historiens ont souvent évoqué l'exode du peuple juif vers Israël mais peu ont écrit sur le retour des Arméniens vers leur Patrie, après la SGM.
A grands renforts de propagande organisée par le parti communiste français, Staline a invité, à la fin de SGM, les Arméniens de la diaspora, à rejoindre la mère Patrie. Il mettait à leur disposition, notamment, deux superbes paquebots tout neufs pour embarquer à Marseille. Les paquebots étaient allemands et avaient été donnés à l'URSS au titre des dommages de guerre, il fallait faire bonne figure pour décider les indécis. Le PCF toujours à la botte de l'URSS, encourageait vivement cette initiative, promettant mille satisfactions dont des terres, des aides à l'installation et enfin une vie libre, libérée du capitalisme oppresseur.
Vaines et honteuses promesses pour ceux qui embarquèrent pour le paradis des travailleurs. Beaucoup, qui étaient de nationalité française, forceront les interdictions d'embarquement, ils le regretteront d'autant plus. Tous déchanteront très rapidement, dès leurs premiers pas sur la terre promise qui ne sera pas du tout celle qu'ils avaient espérée, imaginée. Le petit père des peuples avait une fois de plus menti. C'est dans la souffrance, la pauvreté, la peur des dénonciations que cette population installée dans un pays aride, sans logement d'accueil, sans commodité, sans électricité, sans eau, qu'elle survivra. Pour la première fois elle connaîtra la faim. Elle regrettera la douce France, même ci celle ci n'avait pas toujours été juste à son égard. Trompés, ils diront, « Mais que sommes nous venus faire ici. »
Des témoignages déprimants mais un récit à lire.

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