, préciser qu'elle était la dotation "régimentaire" en 39/40, de "l'obusier" d'infanterie de 76 mm FRC (Fabrique Royale de Canons)? Dans l'entre-deux-guerres, l'armée royale belge avait suivi l'exemple de la Reichswehr et de son 7,5 cm Infanteriegeschutz 18, en produisant le 76 FRC, une pièce d'appui-feu légère de "1ère ligne", équipée d'un tube (culasse incluse) de 9,2 calibres (70 cm de long!), dont la portée maximale n'était que 2200 m, mais qui pesait royalement, sur son affût biflêche, 243 kg! La "bestiole" avait la particularité de bénéficier d'une élévation de -6° jusqu'à +80°, cette dernière en faisant, alors, +/- l'équivalent d'un mortier de 80 mm, avec un débattement latéral de 40 ° (+20° sur chaque bord).
Le pélot, qui pesait 4,64 kg, avait l'avantage, en regard de son calibre (76 mm) de disposer d'une puissance létale conséquente, que n'avaient pas, par exemple, les pièces françaises courtes "d'infanterie" de 37 mm, mises en service durant la "Der des Ders", mais qui étaient toujours attribuées, en 1940, à l'infanterie française, au sein de laquelle, on avait, certes, privilégié l'emploi de la "section de mortiers de 81 mm", sauf que ce type de mortier, contrairement à la pièce d'appui-feu "légère" d'infanterie, ne pouvait pas opérer en "tir direct" à faible élévation (une dizaine de degrés). Il s'agissait, là, d'un domaine d'emploi assez compliqué, qu'on n'était pas vraiment parvenu à "traiter" durant la Seconde Guerre Mondiale, avec les "armes de type classique".
La littérature spécialisée est très peu bavarde à propos du 76 FRC belge, hormis un vieux bouquin, qui date de 1975, "commis" par Peter Chamberlain & Terry Gander, qui la classe en tant que "pièce de montagne", très probablement parce qu'elle avait également été attribuée aux "Chasseurs Ardennais"... sauf que la photo, ci-dessous, probablement prise à l'été 1938 ou 1939, lors de manœuvres, semble plutôt identifier une "unité belge d'infanterie de ligne", avec une dotation qui, elle, parait avoir été de "6 pièces", ce qui correspondrait à une dotation "régimentaire".
En septembre 1939, 198 pièces étaient en service dans l'armée belge. Ultérieurement, je ne dispose pas d'infos chiffrées plus précises, mais, en gros, on devrait pouvoir tabler "raisonnablement" sur +/-300 pièces qui étaient en dotation en mai 1940, soit une centaine de pièces supplémentaires, mises en service durant la "Drôle de Guerre".
NOTA : En me fondant sur ce seul cliché, j'aurais tendance à "tabler" sur une compagnie d'infanterie "régimentaire" d'appui-feu armée de "6 pièces de 76 FRC"... mais, bon.
d'avance pour vos infos!


Se Connecter














dans: