J'ai eu l'occasion, au printemps 1970, en tant qu'officier-marinier "
Pingouin" de participer, durant une quinzaine (du montage au démontage!) au Salon Aéronautique de Toulouse, avec l'une des équipes du service de "communication" de la Marine Nationale, qui avait pour objectif d'encourager la "promotion" du recrutement volontaire dans la Marine et plus particulièrement dans l'Aéronavale, avec, notamment, sur le stand, un aimable simulateur "grand public" d'appontage d'Etendard IV!
Cette relative "
usine à gaz" encombrante, mise à part, "l'aménagement général" et la mise en place du stand ne dépendaient que de la surface allouée et de l'esprit inventif de "bricolage" de l'équipe, longuement rompue à cet exercice! Çà a fait partie de mes meilleurs souvenirs de Marine, car la petite équipe de "permanents" du "service promotion", de l'enseigne de vaisseau de 1ère classe, en charge de commander l'équipe - au demeurant, d'une intelligence extrême! -, jusquau QM2, qui, lui, était censé se cogner le "
boulot ingrat", tout le monde, quelque était son grade, mettait la main à la pâte, sans se poser la moindre question!
Il avait du boulot physique et autre, lors de la mise en place du stand, puis de son démontage, mais c'était un vrai pied, aussi bien dans le domaine des relations "avec les "civils" (beaucoup de "D'jeunes", étaient alors à peine moins âgés que moi- j'avais, alors, 23 ans!-). En plus, militairement, cà avait été un vrai "gag", car nous étions hébergés provisoirement dans une caserne toulousaine... sachant que la particularité des grades de la marine et l'ancienneté qu'elles impliquaient posaient, alors, des problèmes "insolubles" à l'intendance terrestre militaire!

Pour tenter de faire simple, l'Armée de Terre"toulousaine", hormis l'enseigne de vaisseau, hébergé au mess des officiers, avait regroupé, au mess des sous-officiers", l’Équipage et les Bœufs (officiers-mariniers), situation qui, au demeurant, ne posait, elle-même, aucun problème supposé "hiérarchiques". Durant le Salon Aéronautique de Toulouse de 1970, nous nous étions, tous, faits plaisir, ensemble, sans distinction de grades, dans quekques restos toulousains, l'EV, chef de service, prenant les "additions" inhérentes dans le cadre des frais de fonctionnement de son unité, remboursés, alors, "rubis sur ongle"... car considérés comme une "détente passagère", mais "nécessaire", dans le cadre d'un rôle particulièrement intensif et soutenu!
Je vais tenter de faire simple; ces petites équipes de "propagande" de la Marine Nationale passaient, alors, l'essentiel de leur temps à sillonner, à longueur de journées, la France, afin de participer aux grands événements "régionaux". Dans les faits, d'une semaine à l'autre, selon les périodes d'exposition et de salons régionaux, elles passaient leur temps à parcourir les routes françaises, sans aucune interruption... hormis le droit de déposer, 6 mois à l'avance, leurs dates de congés, tout en sachant que leur "autorité hiérarchique directe" pouvait les "suspendre", les reporter, voire, définitivement les ajourner, selon les circonstances et les exigences de service! On a, de nos jours, très largement tendance à glisser sous, le tapis, cette situation militaire (très) particulière... qui a pourtant toujours été la "règle"!
