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Différences entre le HMS Hood et le Renown

Histoire et recherches portant sur les Marines de guerre de tous les belligérants, incluant les grandes batailles comme celles de l'Atlantique, de la mer corail, Mers el Kébir, la destruction du Bismark etc.
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Différences entre le HMS Hood et le Renown

Nouveau message Post Numéro: 1  Nouveau message de bltedouard  Nouveau message 08 Jan 2026, 23:20

Bonjour à tous,

A chaque fois que j’entends l’histoire du HMS Hood, je constate des personnes qui regrette l’absence de refonte complète qui l’aurait protégé comme le HMS Renown mais est-ce que vous savez ce que la modernisation a fait acquérir de plus au Renown par rapport au Hood et qui l’aurait sauvé face au Bismarck ?


Merci d’avance pour votre aide :cheers:

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Re: Différences entre le HMS Hood et le Renown

Nouveau message Post Numéro: 2  Nouveau message de NIALA  Nouveau message 09 Jan 2026, 08:19

Une refonte du Hood comme le Renown était programmée, mais la guerre à fait que celle ci n'a jamais eu lieu, de toute facon je pense que celà n'aurait pas changé grand chose vu que la refonte consistait à moderniser le navire notamment en ce qui concerne la DCA, l'aviation et probablement l'installation de radars, mais n'aurait rien changé à la protection qui était le point faible du Hood tout comme le Renown d'ailleurs.
Cordialement

Alain

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Re: Différences entre le HMS Hood et le Renown

Nouveau message Post Numéro: 3  Nouveau message de brehon  Nouveau message 09 Jan 2026, 12:19

Bonjour,
bltedouard a écrit:qui l’aurait sauvé face au Bismarck ?

La rénovation du HMS Renown, qui a eu lieu entre le 2 septembre 1936 et le 28 août 1939, consistait, entre autres, en l'augmentation de la protection horizontale au-dessus des soutes et des machines et une augmentation de l'élévation des pièces de 381 mm, donc de la portée.
Ces modifications auraient pu changer la façon dont le combat s'est déroulé: meilleure protection et distance d'engagement éventuellement différente. L'équipement d'un radar aurait également pu changer la tactique.
De là à dire que cela l'aurait sauvé...
Cordialement.
Yvonnick

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Re: Différences entre le HMS Hood et le Renown

Nouveau message Post Numéro: 4  Nouveau message de Loïc Charpentier  Nouveau message 09 Jan 2026, 14:20

brehon a écrit:Bonjour,
bltedouard a écrit:qui l’aurait sauvé face au Bismarck ?

La rénovation du HMS Renown, qui a eu lieu entre le 2 septembre 1936 et le 28 août 1939, consistait, entre autres, en l'augmentation de la protection horizontale au-dessus des soutes et des machines et une augmentation de l'élévation des pièces de 381 mm, donc de la portée.


A propos de cette augmentation de l'élévation des pièces d'artillerie principales, il convient d'en préciser le "cadre". Les canons de marine étant, avant tout, destinés pour effectuer des tirs perforants, étaient, tous, conçus pour effectuer des tirs tendus "directs" sur une cible navale.
Par tir direct, il faut comprendre des pointages effectués sur un "objectif visible", qui, en mer, selon la hauteur de la direction de tir, n'excède guère "20 000 m" et, en sachant que plus la distance est importante, plus la dispersion augmente!

En 1914-1918, pour ces raisons, l'élévation maximale des pièces de gros calibres n'excédait guère plus de 12° (à l'extrême, +15° à bord de certains bâtiments). Durant la "Der des Ders" les navires de ligne alliés avaient été employés - par exemple, dès 1915, "à Gallipoli" - pour effectuer des tirs sur des cibles terrestres "fixes"! Cet emploi particulier "mer-terre" avait amené, en gros, durant "l'entre-deux-guerre", à augmenter l'élévation des pièces principales d'artillerie, au-delà de + 20°... sauf qu'il s'agissait, dès lors, de "tirs indirects" de saturation, effectués "hors de vue" sur des cibles terrestres fixes, dont la dispersion ne correspondait pas à un emploi "naval"!

A l'entrée de la guerre, en 1939-1940, étaient effectivement entrés en service, dans chaque camp, les premiers radars de conduite de tir, qui avaient permis de repérer la présence adverse "au-delà de l'horizon", censée compléter les "acquisitions de réglage" de la télémétrie de la direction de tir; sauf que, par exemple, dans la Kriegsmarine, on n'avait longtemps pas crû aux "avantages" de la conduite de tir par radar, au point que son emploi avait souvent été considéré comme étant une "simple" distraction pour de jeunes officiers canonniers "provisoirement désœuvrés", la marine allemande se reposant, avant tout, sur la grande qualité de ses optiques! ::mal-a-la-tete::

Le tout premier fascicule, publié par la Kriegsmarine, établissant l'emploi (impératif!) du radar de direction de tir, à l'intention de ses officiers canonniers, ne date que de janvier ou février 1945! :mrgreen:

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Re: Différences entre le HMS Hood et le Renown

Nouveau message Post Numéro: 5  Nouveau message de brehon  Nouveau message 09 Jan 2026, 15:51

Lors de sa dernière rénovation l'élévation des pièces du Renown a été augmentée de 20° à 30°, la portée passant de 21 700 m à 26 500 m.
Au début du combat, le HMS Prince of Wales a tiré sa première salve à 24 300 m, ce dont le HMS Hood était incapable.
Les causes exactes de la destruction du HMS Hood n'ont pas été formellement établies. Il y a la version officielle, mais également d'autres théories. La perforation de la protection horizontale n'est pas la seule envisagée.
Cordialement.
Yvonnick

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Re: Différences entre le HMS Hood et le Renown

Nouveau message Post Numéro: 6  Nouveau message de Loïc Charpentier  Nouveau message 09 Jan 2026, 16:24

Je me permets de rappeler les faits, selon les documents officiels existants...

Samedi 24 mai – Détroit du Danemark – entrée de l’Atlantique Nord
0012 - Le Hood et le Prince of Wales mettent le cap au 315 et réduisent leur vitesse à 25 nœuds, alors que la division allemande entrée, depuis quelques minutes, dans une véritable tempête de neige, disparait des écrans radar des croiseurs britanniques.
0205 – Holland adopte une route parallèle à la position estimée de l’ennemi qui devrait permettre à ses deux unités d’utiliser toutes leurs tourelles sur un même bord.
0210 – Le Prinz Eugen, avec le Bismarck dans son sillage, met la barre au 220, à 30 nœuds.
0228 – Le radar du Prinz Eugen localise un croiseur britannique sur les arrières de la division ; les équipages sont appelés au poste de combat.
0247 – Le Suffolk accroche à nouveau la division Lütjens avec son radar et transmet sa position. Les bâtiments allemands sont, désormais, à 35 nautiques au Nord-Ouest de Holland et progressent à 28 nœuds.
0340 – Le temps vient de changer et la visibilité est, maintenant, de 12 nautiques. Le Hood et le Prince of Wales mettent le cap au 240.
0353 – Holland ordonne de pousser les machines à 28 nœuds et de prendre les dispositions en vue du combat.
0358 – Les croiseurs britanniques ayant conservé leur distance, l’alerte est suspendue à bord des unités allemandes.
0400 – La distance entre les adversaires n’est plus que de 20 nautiques mais les deux formations suivant deux routes presque parallèles - Lütjens au 220, Holland au 200 – une bonne heure sera encore nécessaire pour la réduire à 9 nautiques*.

*Il peut paraitre étonnant qu’avec une visibilité de près de 18 km et ses canons à grande portée, l’escadre britannique cherche à s’approcher aussi près de son adversaire. L’explication est à chercher dans la différence de construction des deux navires de guerre. Le Prince Wales, un cuirassé de construction classique, lancé en 1939, est équipé d’un épais pont blindé de 153 mm (6’’), au-dessus des magasins et 127 mm (5’’), au-dessus des machines, capable d’encaisser des projectiles plongeant de 38 cm (15’’). Le Hood, navire-amiral, est un croiseur de bataille, unique représentant de sa classe, lancé en août 1918. Le concept, purement britannique, du croiseur de bataille (battlecruiser), date de la première décennie du XXème siècle ; le battlecruiser n’est pas destiné à opérer dans la ligne de bataille des cuirassés mais à en éclairer les flancs, grâce à sa vitesse, et affronter, avec succès, les croiseurs lourds, grâce à son artillerie. Pour ces raisons, si l’armement principal du Hood – 8 x 15’’ - est comparable à celui d’un cuirassé, sa protection a été conçue différemment ; l’accent a surtout été mis sur la protection horizontale, afin de le protéger des tirs tendus de l’artillerie de moyen calibre des croiseurs, mais son pont cuirassé n’a qu’une épaisseur maximale de 76,2 mm (3’’). Après la bataille du Jutland (31 mai-1er juin 1916), où la Royal Navy perdra les trois croiseurs de bataille engagés, sans enregistrer aucune perte de cuirassé, leur rôle avait été sérieusement remis en cause et, sur un programme de quatre bâtiments de la même classe, seul, le Hood avait été achevé. Comme dans toutes les armées et marines du monde, les dispositions tactiques sont souvent sensées compenser les faiblesses techniques du matériel. Pour le Hood, elles consistent, dans l’éventualité d’un engagement avec un cuirassé, à se rapprocher au plus près de son adversaire, pour éviter les projectiles à trajectoires paraboliques, en l’occurrence, +/- 9 nautiques, soit un peu moins de 17 km...il suffisait juste d’y penser !

0407 – La veille aux hydrophones du Prinz Eugen signale un contact non identifié au 286 mais les jumelles des vigies ne révèlent qu’une mer vide ; probablement un écho parasite des croiseurs britanniques.
0425 - Nouveau contact au 195, sur bâbord. Une analyse plus approfondie révèle rapidement que ce sont les bruits de turbine de deux navires de guerre qui font route à grande vitesse.
0450 – Le Prince of Wales prend la tête de la formation britannique, avec le Hood sur son tribord.
0510 - Holland ordonne le branle-bas-de combat.
0535 - La division allemande est en vue du Hood et du Prince of Wales. Distance relevée : 17 nautiques.
0538 – Les bâtiments britanniques infléchissent leur route de 40° sur tribord pour réduire la distance ; si la manoeuvre les rapproche de l’adversaire, elle masque leurs tourelles de poupe alors que la division allemande fait route à leur proue.
0536 – Les veilleurs du Prinz Eugen repère un premier bâtiment, qu’ils identifient, dans un premier temps, comme un croiseur.
0539 – le Groupe Nord signale que le Suffolk a transmis, à 0456, le relèvement exact de la formation allemande.
0547 – A bord du Bismarck, les détecteurs confirment la présence de plusieurs bâtiments sur bâbord. La division appelle au poste de combat.
0549 – Le soleil levant révèle, aux directions de tir, les deux petites silhouettes ennemies, qui grossissent à vue d’œil. Hormis le cuirassé King George V et le croiseur de bataille Hood, aucun navire de ligne britannique, n’est sensé se déplacer à une aussi grande vitesse que celle indiquée par les différents relèvements effectués par la division allemande. L’information tombe comme un couperet dans le blockhaus du Bismarck, la direction de tir vient d’identifier le Hood et le King George V – le Prince of Wales est de la même classe mais sa recette est si récente (31 mars 1941) que les Allemands ignorent sa mise en service - ; Lütjens ne peux plus compter sur sa vitesse pour distancer l’adversaire et va devoir accepter le combat.
0550 – Le Prinz Eugen estime la position du Hood et du Prince of Wales à 17 nautiques, alors que les deux formations ne sont plus qu’à un peu plus de 13 nautiques (25 000 m), l’une de l’autre. Côté britannique, les ordres sont de grouper les salves sur le Bismarck ; en toute logique, le cuirassé est sensé ouvrir la route mais, durant la nuit, les deux bâtiments allemands ont échangé leurs postes et le Prinz Eugen, maintenant en tête, précède sa conserve d’un demi-nautique. Le Norfolk et le Suffolk, sensés engager le croiseur, n’ont toujours reçu aucune instruction de Holland.
0552 - Le Hood ouvre, le premier, le feu (tourelles A-B), à 22 800 m, sur le navire de tête, en réalité, le Prinz Eugen.
0553 - Le Prince of Wales en fait de même avec ses deux tourelles de proue (A-B), sauf que ses optiques de visée, plus récentes et plus performantes, ont permis, dans ce bref laps de temps, d’identifier clairement le Bismarck, qui joue les serre-file. Les obus de 15’’ du Hood tombent devant la proue du Prinz Eugen.
0554 – La première salve du Prince of Wales, trop courte, soulève de grandes gerbes d’eau, 1500 m à l’arrière du Bismarck ; si, à cet instant, Lütjens doute encore de la puissance réelle des adversaires, les énormes colonnes d’eau engendrées par les projectiles de 14’’ (356 mm) lui confirment, définitivement, que ce ne sont pas des croiseurs. Curieusement, depuis les lueurs des départs de coups à la proue du Hood, il n’a toujours pas réagi et le premier officier d’artillerie, le Korvettenkapitän Adalbert Schneider, est contraint de réitérer trois fois sa demande d’autorisation de tir ; exaspéré par le silence, l’officier décide de passer outre à la voie hiérarchique et lance « Je ne vais pas les laisser me péter mon navire sous le cul sans rien faire ! Ouvrez le feu ! ». Au même moment, l’intercom transmet, enfin, l’ordre attendu et le pavillon JD (autorisation de tir) monte au mât, à l’attention du Prinz Eugen.
Les navires de guerre britanniques modifient leur route de 20° vers le sud ; Holland veut démasquer ses tourelles arrière et prévoit de barrer le « T » sur l’avant la division allemande, qui fait toujours route au 220, aux alentours de 0615.
0555 - Les bâtiments britanniques ont déjà tiré sept salves*, en à peine trois minutes, quand la division allemande réplique. Contrairement à ses adversaires, elle peut utiliser toute son artillerie principale sur le même bord et les 10 obus de 20 cm du Prinz Eugen, qui précédent de peu les dix autres de 38 cm du Bismarck, encadrent le Hood à moins de deux encablures (400 m). La formation britannique naviguant toujours au 280, la distance, qui les sépare du croiseur de bataille, est, alors, respectivement, de 20 200 m pour le croiseur et 22 000 m pour le cuirassé.
*A partir de 0553, suite à un dysfonctionnement, une des pièces de la tourelle (A) du Prince of Wales cesse de tirer jusqu'à la fin de l'engagement. La classe King George V a la particularité d’être dotée, comme artillerie principal, de 2 tourelles quadruples, une à la proue (A), l’autre en poupe (Y), et d’une tourelle jumelée (B), en proue ; le cuirassé ne dispose plus, dès lors, que des 3 canons de la tourelle (A) et des 2 pièces de la tourelle (B), sur son avant.
A 0555, une deuxième pièce de la tourelle (A) s’enraye après la cinquième salve du Prince of Wales, qui n’a plus, dorénavant, que 4 pièces opérationnelles en proue.

Les britanniques constatent rapidement que les canonniers allemands, avantagés par une optique d’une qualité nettement supérieure à celle, pourtant flambant neuve, du Prince of Wales, n’ont rien à leur envier. De surcroit, le tir des deux bâtiments et de leurs bordées avant et arrière alternent systématiquement, pour observer les points de chute des projectiles et corriger les réglages.
La sixième salve du Prince of Wales, tirée à 19 330 mètres, atteint la proue du Bismarck, ouvrant une brèche de 1,50 m de diamètre, par laquelle s’échappe le mazout et s’engouffre rapidement l’eau de mer – à 0610, le cuirassé aura déjà embarqué 2000 tonnes d’eau ! – tandis que la seconde salve du Bismarck se perd entre ses deux adversaires.
0556 - La deuxième séquence de tir du Prinz Eugen touche le Hood, entre le mat principal et la deuxième cheminée, puis déclenche, sur le pont supérieur, un incendie, qui vire du blanc au rouge ; ses projectiles viennent de faire sauter un stock d’obus anti-aériens de 4’’ (102 mm) et de roquettes surface-air, prêts à l’emploi.
Le Hood n’a effectué aucune correction de tir et ses cinquièmes et sixièmes salves sont toujours adressées, sans succès, en direction du croiseur allemand. Les tirs des autres bâtiments restent, eux aussi, sans résultat.
0557 – Le Bismarck tire, à 18 500 m, sa troisième salve avec la totalité de ses tourelles (A-B-C-D). Un premier obus de 38 cm détruit la direction de tir du Hood et tue tout son personnel, tandis qu’un 20 cm du Prinz Eugen qui explose dans un poste au pied du château arrière, tue ses 200 occupants et déclenche un nouvel incendie.
A 18000 m, les distances sont, maintenant, suffisamment courtes pour engager, de part et d’autre, les tourelles secondaires ; le changement de cap, ordonné trois minutes plus tôt, permet au Prince of Wales d’utiliser sa tourelle arrière (Y) – un 3ème canon s’enraye par la même occasion ! - et de toucher, une nouvelle fois, le Bismarck, sous la ligne de flottaison, au niveau de la tranche XIV ; le projectile de 356 explose sur la muraille intérieur anti-torpille mais perce, au passage, les soutes à mazout mitoyennes.
0558 - Depuis le début de la bataille les bâtiments allemands ont concentré leurs tirs sur le seul Hood, laissant le cuirassé britannique tranquillement régler ses salves successives. Sur ordre de Lütjens, le Prinz Eugen change d’objectif. Les échanges de tir se succèdent toutes les vingt ou trente secondes, selon le calibre, mais sans résultat tangible.
0559 – La 13ème salve du Prince of Wales, tirée à 15 000 m, touche le Bismarck pour la troisième fois. L’obus détruit la proue d’une des vedettes du bord, dont les esquilles de bois endommagent sérieusement la catapulte des hydravions, mais fini son parcours, sans exploser, dans la mer, sur l’autre bord.
Alors que le Hood vient d’expédier sa 10ème salve en direction du Prinz Eugen, Holland ordonne d’infléchir la route au 260, pour ouvrir un peu plus le secteur de tir des tourelles arrière.
La cinquième salve du Bismarck est tirée, à 15 700 m. Les quatre premiers projectiles (tourelles A-B) terminent leur trajectoire dans la mer, la demi-bordée suivante (tourelles C-D) atteint le Hood à l’avant de la direction de tir arrière.
0600 – Une immense langue de flamme jaune et rouge, de 400 m de haut, s’échappe au milieu du Hood, tandis qu’un champignon de fumée l’enveloppe de la proue à la poupe. Le Prince of Wales, à 4 encablures (700 à 800 m) sur son flanc tribord, traverse une véritable pluie de débris.
0601 - L’étrave du Hood, coupé en deux, s’élève vers le ciel alors que les tourelles avant lâchent une ultime salve.
0602 – Le Bismarck vient de tirer sa huitième salve, à 14 000 m et l’un de ses obus traverse de part en part, sans exploser, la passerelle-compas du Prince of Wales, tue presque tous les hommes présents mais épargne miraculeusement son commandant ; le cuirassé britannique cesse de tirer et amorce un virage sur bâbord, autour du Hood embrasé, pour évacuer la zone.
Le croiseur Norfolk ouvre le feu, à 20 000 mètres, sur le Bismarck mais ses obus tombent trop courts.
0603 - Le Hood a sombré et, seuls, les débris et le carburant en feu sur la surface de la mer témoignent encore de sa présence. Trois survivants, sur un équipage de 1431 hommes, tentent de surnager dans une nappe de mazout épaisse de 15 cm.
0604 – Le Prince of Wales qui vient d’achever son virage à 160°, émet un écran de fumée. Deux obus la 9ème salve du Bismarck mettent hors d’usage sa tourelle secondaire tribord et le touchent, sans exploser, sous la ligne de flottaison. Le Prinz Eugen tire ses 16ème & 17ème salves et atteint, lui aussi, le bâtiment, à la poupe, dans ses œuvres vives.
Alerte torpilles sur le Prinz Eugen, la division allemande incline sa course à l’ouest, au 270, pour les éviter. L’origine du torpillage n’est pas identifiée ; éventuellement un lancer effectué par le Hood, avant 0559, ou par un avion – peu avant 0600, un Sunderland a survolé la zone mais, violemment pris à parti par la Flak allemande, a jugé plus sage de dégager-.
Le Bismarck tire une nouvelle salve, à 15 500 m, qui touche, pour la quatrième et dernière fois, le Prince of Wales, détruit sa grue bâbord, plusieurs canots, perce sa cheminée arrière et endommage l’Hydravion Walrus.
La tourelle quadruple Y du Prince of Wales n’a plus qu’un seul canon opérationnel. Son tir tombe légèrement trop court à l’avant du Bismarck.
La 18ème salve du Prinz Eugen atteint, de nouveau, le cuirassé à la poupe, sous la ligne de flottaison, et son dépôt de munitions de 133 mm mais ce dernier obus fait long feu.
0606 – Le prince of Wales, désormais à 16 000 mètres du Prinz Eugen et 17 000 mètres du Bismarck, a mis le cap au sud-est et s’éloigne de la division allemande, derrière son écran de fumée.
0607-0608 - Le Bismarck et le Prinz Eugen tirent, sans résultat, de nouvelles salves en direction du cuirassé britannique.
0609 – Lütjens ordonne de cesser le feu, contre l’avis de son capitaine de pavillon qui souhaite continuer la poursuite. L’amiral se conforme aux instructions reçues ; sa mission est de couler des cargos et des convois, il ne peut engager les bâtiments de guerre ennemis que pour protéger sa division.
Entre 0610 & 0630, le Prince of Wales, en retraite, tire une dernière salve infructueuse sur le Bismarck tandis que le Norfolk et le Suffolk, à l’extrême limite de leur portée, effectuent plusieurs tirs, tous, trop courts de plusieurs kilomètres ; les deux croiseurs arrêtent de gaspiller inutilement des munitions et se contentent de filer le train à la division Lütjens. Hormis une nouvelle alerte aux torpilles et la Flak qui ouvre le feu sur l’opiniâtre Sunderland qui continue de marauder, encore quelques instants, dans le sillage de la division, le Bismarck et le Prinz Eugen ont maintenant libre accès à l’Atlantique Nord

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Re: Différences entre le HMS Hood et le Renown

Nouveau message Post Numéro: 7  Nouveau message de alain adam  Nouveau message 14 Jan 2026, 06:44

Pour le fun, voici deux documents d'identification allemand, ça me rapelle le jeu "Amirauté" ;)
Source NARA T321 R85

Le Hood
Image

Le Repulse/Renown ( les superstructures sont différentes )
Image
Armée de Terre Française 1940
http://atf40.fr/

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Re: Différences entre le HMS Hood et le Renown

Nouveau message Post Numéro: 8  Nouveau message de NIALA  Nouveau message 14 Jan 2026, 10:57

Le Hood était nettement plus grand que le Renown, 10 000 t de plus, et armé de 8 x 381mm, alors que le Renown, n'en avait que six tout comme le Repulse, à l'origine ces deux derniers étaient semblables, sauf que le Repulse n'a pas subi la dernière refonte du Renown.
Cordialement

Alain

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