Dog Red a écrit:De mémoire, une fois sur la Loire, les troupes US (Third US Army Patton) filent vers la Seine puis l'Est sans se préoccuper du Sud-Ouest.
Je ne vois pas quelle armée alliée aurait "perdu du temps" à libérer le quart sud-ouest de la France (au risque de me tromper...

...à confirmer).
Pas non plus trop besoin d'aller y déloger l'ennemi car, comme dans le couloir rhodanien, il retraitait, sachant qu'une bonne partie des troupes du Sud-Ouest était allée "s'enferrer" dans l'aile droite alliée positionnée le "long de la Loire"; de manière générale, ces formations allemandes, faute de mieux, avaient alors cherché à effectuer leur reddition aux troupes régulières alliées, plutôt qu'aux FFI... avec qui, elles avaient souvent été amenées à "ferrailler", lors de leur repli.
Si on prend l'exemple des "Basses-Pyrénées" - préfecture, Pau - c'est l'oncle, chef de maquis, que mon Paternel avait rejoint fin 1943-début 1944, qui y avait été "bombardé", fin août 1944, préfet à titre provisoire, avant d'être remplacé. Le "Tonton" était un ancien de 14-18, où il avait laissé l'un de ses bras - ce qui le contraignait à porter une prothèse (notamment à vélo!) pour éviter de se faire repérer -, tandis que son épouse, en l'occurence la "Tante" de mon Paternel, avait pris le maquis à ses côtés, avec un pistolet automatique dans la poche!
Mon Paternel - qui avait 22 ans à l'époque! - n'a jamais été très bavard sur sa période de maquisard, qui avait précédé son admission, en septembre 44, à l’École Polytechnique, dont il avait réussi le concours en 1942! -. Ses souvenirs se référaient essentiellement à la "montagne" de sacs à dos, lourdement bourrées de boites de conserve, qu'il s’échinait à trimbaler sur les "sentiers de chèvre" pyrénéens! ... sans, au demeurant, ne jamais voir le moindre "adversaire"!

Ah, si, il avait un très mauvais souvenir, celui du jour où il avait été "désigné" pour intégrer le peloton d'exécution d'un "collabo", mais, à ce sujet, il ne voulait admettre qu'une seule chose, à savoir qu'il avait "hérité" de la "balle à blanc" réglementairement attribuée!
Quand j'ai connu tardivement ces deux personnages, l'Oncle et la Tante, ils n'étaient, eux-mêmes, que deux aimables retraités... qui, au début des années 60, persistaient à utiliser leur "Traction Avant Citroën 15 CV", à la direction très difficilement compatible avec les lacets resserrés des routes pyrénéennes - dans certains virages, il fallait manœuvrer! -

. Autre "gag", ils avaient acquis un superbe "Frigidaire", mais ils se contentaient d'y stocker la "bouffe du chat", tandis que les aliments pour les humains étaient, eux, rangés dans la "
souillarde", la cave de la maison!

... on était, avec cette génération, à des "kilomètres" de la réalité actuelle!
