Post Numéro: 2
de Loïc Charpentier
30 Nov 2025, 18:09
Bonsoir
J'ai jeté un coup d’œil sur les plans du R 612 et du R 669, qui ont effectivement la même vocation, abriter une pièce d'artillerie soit antichar, soit de campagne (calibres de 7,5 cm à 15,5 cm) et ses munitions encartouchées ou séparées. Apparemment, à l'entrée, il y avait deux réseaux de câbles (distincts) à partir de la porte "arrière", l'un (courant faible) pour le poste téléphonique, qui communiquait avec le poste de conduite de tir et télémétrie, l'autre (réseau électrique) pour l'alimentation du ventilateur-extracteur.
A partir du moment où ce dernier réseau de câbles pour l'alimentation électrique était installé, çà ne mangeait pas de pain d'installer quelques postes d'éclairage avec leurs interrupteurs, notamment dans les deux niches pour munitions. Dépassé le pas de tir de la pièce, la visibilité, même en plein jour et lors d'une journée bien ensoleillée, était très franchement médiocre dans ces casemates; dès lors, il devait exister une possibilité d'utiliser des "fanaux de veille" à faible luminosité installés au "ras du sol", eux-mêmes fixés à poste ( hypothèse probable) ou installer provisoirement à l'aide de "rallonges". De toute manière, il devait également exister une procédure réglementaire d'emploi de ces "éclairages".
Ces postes de tir devaient pouvoir être utilisés de nuit; dès lors, je te laisse imaginer le "boxon" par une nuit sans lune bien bouchée, sans aucun éclairage!

Je ne vois pas trop les pourvoyeurs en munitions trimbaler des munitions de 40 kg (15 cm ou 155 mm) d'une main, avec une lampe-torche ou, pire, une à pétrole lampant (dangereuse en présence de poudre!) dans l'autre.

Même avec des servants bien entrainés, il leur fallait, de nuit, un minimum de repères visuels (facilement identifiables) pour pouvoir assurer leurs tâches correctement.
