Post Numéro: 4
de Loïc Charpentier
27 Aoû 2025, 18:33
JARDIN DAVID a écrit:C’est cette médaille (ou plutôt le diplôme, car la médaille restait payante ) qui a été offerte à ma grand-mère, ainsi que la carte rouge,en guise de pension ou de dédommagement à la suite de la perte de son mari, à son retour de déportation. En ce temps-là, l’économie de l’État ne souffrait pas de dépenses inutiles.
Les termes utilisés sont très émouvants : avec ce diplôme vous pourrez vous procurer la breloque à vos frais.
JD
il y a un nombre de décorations militaires, qui, alors, n'avaient pas été attribuées, car il fallait, au préalable "payer les frais" de production de la médaille!
C'était, au demeurant, une vieille tradition française bien connue des militaires, car il ne s'agissait que d'une somme symbolique! En arrière- plan, le "payement" exigé de la part du récipiendaire était censé "matérialiser" la réalité financière de son cursus militaire! C'est un poil (très) compliqué, car, selon la décoration attribuée (Croix de Guerre, Médaille Militaire), d'autre part, le grade, la fonction et la situation de combat, les critères d'attribution avaient varié!
Si vous regardez bien les décorations militaires françaises arborées en novembre 1918, vous allez très vite constater que la poitrine de nos plus "hauts
récipiendaires" arboraient, au mieux, trois distinctions nationales, la Légion d'Honneur, la Croix de Guerre avec ou sans palme et la Médaille Militaire, réservée à honorer les longs temps de service des sous-offs, puis attribuée très exceptionnellement, à dater de 1914, aux officiers dont l'attitude au combat avait été jugée exemplaire et remarquable!