Dog Red a écrit:HIMMLER a été commandant (incompétent) de la Heeresgruppe G à l'automne 1944. Les Vosges dépendaient de ce groupe d'armées.

... A dater de fin 1942-début 1943, Himmler s'était senti gentiment glisser au "second plan", la
Heer ayant, avec l'aide, entre autres, de Guderian, promu "
General-Inspekteur der Panzeztruppen", affirmé son autorité opérationnelle - même si elle l'exerçait déjà depuis septembre 1939! - sur les formations combattantes "historiques" de la
Waffen-SS. A cette date, à l'instar des autres formations de la Wehrmacht, elles avaient bénéficié des vagues successives de mobilisation de recrues - d'où l'importance, par exemple, des recrues "
Malgré-Nous" alsaciennes-mosellanes - mais ce n'étaient pas les seules! - dans les rangs de la
Waffen-SS. En gros, il ne lui restait "militairement" qu'un rôle purement honorifique! Certes, ses services publiaient les promotions au sein des troupes de la Waffen-SS, mais, le plus souvent, elles étaient dictées par des décisions établies par la Heer!
Après l'attentat du 20 juillet 1944 contre le
Führer, Himmler s'était refait une "santé" et avait, à nouveau, louché sur une haute fonction militaire! On lui avait alors "refilé" la
Heeresgruppe Oberrhein, un secteur militaire qui couvrait, en gros, l'Alsace (Bas-Rhin-Haut-Rhin actuels et le Pays de Bade allemand, qui lui fait face sur la rive droite du Rhin).
On était, alors, presque à l'abri des emm..., avec ce très "redoutable incompétent" (!), sauf que le Débarquement en Provence, à la mi-août 1944, avait amené, à la fin de l'automne 1944, les troupes alliées sur la frontière méridionale du Haut-Rhin!

En novembre 44, la défense occidentale allemande avait "pété" et les Alliés avaient pris Strasbourg sans trop de difficultés!
Là, déjà, on avait constaté un très sérieux problème de commandement, car Himmler, bombardé, désormais, "
Oberbefehlshaber Oberrhein", brillait par son absence sur le terrain, mais surtout durant les réunions de son état-major!

Arrive, chronologiquement, la Bataille de la "Poche de Colmar" et l'échec de la jonction de cette dernière avec la pointe de l'Opération
Nordwind.
Le 8 ou 10 février 1945, la "Poche de Colmar" capitule, mais le "lascar" se débrouille, néanmoins, pour se faire bombarder à la tête de la
Heeresgruppe Weichsel (Vistule), une zone essentielle au centre de ce qui restait du Front Est! Là, çà avait très vite "coincé", parce que son absence opérationnelle sur le terrain et son incompétence militaire s'étaient, elles-mêmes, très vite avérées, car il se contentait de déléguer un sous-fifre pour le "représenter", tandis que, en face, on avait une tripotée de généraux très expérimentés, avec des carrières de combattants longues comme le bras, qui, en cette situation désespérée, n'avaient aucune intention de se cogner un branquignole dans son genre, en guise d'autorité supérieure!
Dans un délai de "15 jours" - allez, soyons fous, trois semaines -, sa "carrière militaire" s'était, alors, brutalement interrompue!

Tout çà, pour essayer de se sauver les fesses en s'enfuyant, comme un pleutre qu'il était, fin avril 1945, du Bunker du
Reichstag, sous l'uniforme d'un sous-off de la
Heer, pour se faire jeter comme un malpropre par Dönitz et sa gouvernance provisoire, puis, après avoir erré sur les routes allemandes, se faire arrêter par une patrouille britannique!
Goebbels était, lui-même, très loin d'être "innocent", mais, au moins, lui et sa famille avaient eu "la correction" d'assumer jusqu'au bout leur "
fidélité" au
III.Reich!