Marc_91 a écrit:Il était donc parfaitement logique que la France s'intéresse en 1936/37 à d'éventuelles importations en provenance d'URSS pour contre-balancer la montée en puissance hitlerienne, et qu'un gouvernement élu démocratiquement y envoie une mission militaire.
Nos dirigeants de l'époque en étaient encore restés à notre glorieuse période de guerre "14-18" et ses résultats industriels en matière d'armement.
Au passage, le "Front Popu" avait, en 1936, effectué une nationalisation en règle des constructeurs aéronautiques, dont les "carnets de commande" depuis 1919-1920" étaient complétés au mieux à la "petite semaine", et avaient, généralement, à bref échéance, comme seule perspective, une crise économique "maousse costaude" et ses conséquences directes, dont une nécessaire et importante, pour tenter de pérenniser l'entreprise, nécessité d'effectuer de ce qu'on appelle, de nos jours, une "vague de licenciement économique"! A l'époque, cette industrie représentait un effectif de 35 000 employés.
"Coup de bol" - tout est relatif! -, en 1937, la situation européenne s'étant, entre temps, compliquée, pour la première fois, depuis, allez, à la louche, le 11 novembre 1918 (!), la production nationale d'appareils militaires avait fini par "redémarrer" avec 743 appareils commandés, puis 1382, en 1938, 3163, en 1939...
Résultat "apparent", les nationalisations auxquelles avaient procédé le "Front Popu" avait sauvé l'industrie aéronautique française... Cocorico! Sauf que, on oublie les "misères" françaises 1940-1944/45, de même que les "30 Glorieuses", pour se projeter dans les années 1980, avec l'accession de la "Gôche" au pouvoir en mai 1981. Là, rebelote avec la rafale de "nationalisations"; on laisse de côté le système bancaire, qui, privatisé ou nationalisé, n'a besoin de personne pour fructifier (!)

, et on jette un coup d’œil sur notre industrie métallurgique et sidérurgique, dont le gros de l'activité était concentré dans le bassin lorrain. L'Etat avait, alors, dépensé, durant la décennie 1980-1990, des fortunes pour moderniser leurs installations et ainsi tenter de les maintenir à un niveau de concurrence suffisant par rapport, dans un premier temps, aux autres grands "pôles" métallurgiques européens de l'époque, notamment allemands et belges.
Depuis 1973, j'ai travaillé régulièrement avec cette industrie française spécialisée, jusqu'au jour, où, pour raisons professionnelles, je me suis retrouvé sur le site métallurgique belge (flamingant) de Zelzate. Là, il n'y avait plus photo, car, en France, nous avions globalement "10 ans de retard", par rapport à nos concurrents belges!

Avec, de surcroit, un handicap notoire, la maigre richesse de notre minerai national, qui, sans entrer dans le détail, nous contraignait à devoir traiter entre 30% et 50% de minerai "brut", pour tenter d'obtenir, au final, en sortie de laminoir et avant opérations successives, un lingot d'acier" brut" de qualité comparable! Bref, dans ce domaine, toute "opération supplémentaire" surenchérit le prix de traitement du "lingot"!
On a vu le résultat de cette nationalisation de notre branche française "sidérurgie-métallurgie", elle était "
mourue", aux premières années de 1990, faute de capacités industrielles économiques suffisantes, en nous coûtant, au passage, une véritable fortune! Entre temps, les minerais chinois et indiens avaient fait leur apparition sur le marché international, sauf que, rendus et déchargés à quai, ils coutaient moins chers "à la tonne" que notre extraction nationale. Il ne reste, désormais, en France, que Arcelormittal, entreprise indienne, ou l'un de ses avatars, sachant qu'il ne traite que du minerai d'importation "asiatique" et que, en dépit de tous ses efforts, avec l'outil français dont il dispose et qu'il a amélioré, il n'est pas en mesure de se mesurer avec la concurrence mondiale!
Sans trop forcer le trait, à de très rares exceptions près, la "population industrielle" française tend, désormais, à se résumer à des personnelles de restauration rapide (Mac Do, KFC, Burger King, Flunch) et des "meutes" de chauffeurs ou livreurs (à vélo ou scooter, voire en trottinette électrique (!), ce qu'on appelait, par le passé, des entreprises de "messageries locales" , Uber-Machin, Colissimo, UPS, etc., où ils sont le plus souvent embauchés en tant que "micro-entreprises" (!) ... statut de "micro-entrepreneur" qui fait friser les moustaches de "France-Travail", car, en tant que travailleur indépendant, ils ne touchent pas un rond, quand ils se retrouvent sans boulot!
Cet artifice (avec bien d'autres!) a permis, en gros, jusqu'en 2022-2023 (avec l'opportunité de la période covidienne!

) de camoufler la réalité des chiffres du "chomedu". Désormais, çà se complique très sérieusement, mais comme nos "élus" parlementaires ou sénatoriaux sont généralement en "retard d'une guerre" et, hélas, bien souvent ignorants de la situation réelle, on voit bien que le centre mou "macronien", un poil élargi, a enfourché le "mauvais bourrin", censé galoper, en voulant prescrire des règles plus restrictives, en termes de durée et de montant d'indemnité, afin d'obtenir une supposée diminution du "
volant de chômage", comme on disait, dans les cours d' "Economie Politique", au milieu des années 60!
