Post Numéro: 13
de Dog Red
19 Aoû 2025, 10:04
Prosper Vandenbroucke a écrit:Il est vrai que AH ne s'intéressait pas à la Méditerranée mais prendre Gibraltar en traversant l'Espagne n'était pas pour le déplaire.
La directive sur Gibraltar sort en novembre 1940, à un moment où :
. la pression directe sur la Grande-Bretagne (option de débarquement et guerre aérienne) a montré ses limites ;
. dès lors quid d'options indirectes (Gibraltar, occupation de la Zone libre, invasion de la Grèce) ;
. ces options apparaissent dans un contexte de mauvais calculs italiens en Grèce, à un moment où HITLER se prépare à lancer une offensive décisive contre l'URSS (directive de décembre 1940) ;
. l'ouverture d'un théâtre méditerranéen ne se décide qu'en janvier 1941, des mesures de guerre économique contre la Grande-Bretagne en février.
Donc, HITLER ne s'intéresse pas au théâtre méditerranéen.
Ce sont les erreurs italiennes sur ce théâtre (et les opportunités que ces erreurs laissent à la Grande-Bretagne de revenir sur le continent) qui le contraignent à détourner des moyens de la future attaque contre l'URSS vers la Méditerranée.
Des moyens que HITLER limitera toujours à la portion congrue dans un but exclusivement défensif pour éviter une mauvaise surprise sur son flanc sud, dès lors que les meilleurs moyens offensifs sont exclusivement réservés à la guerre décisive (vitale!) contre l'URSS.
On sort du cadre du sujet mais la manière dont est gérée l'occupation de la France est représentative :
1. occuper le littoral atlantique pour se donner les possibilités de mener une guerre indirecte contre la Grande-Bretagne (des Pyrénées au Cap Nord) et se garder d'incursions sur le continent ;
2. s'assurer une "Pax Germanica" sur le continent ouest européen pour disposer d'une masse victorieuse à l'est, contre l'URSS.
Hommage à l'Ardenne de Philippe JARBINET