Oui, l'inventaire humain et matériel s'avère être très compliqué...
En ce qui concerne les pertes en personnel, je dois avoir les chiffres des blessés quelque part . Je me souvient que le rapport
tués, blessés m'avait fort frappé . Il me semble qu'il était inférieur à 1 tué pour 2 blessés !
Cà n'aurait rien de bien étonnant, car les troupes britanniques s'attendaient, si on se réfère aux documents, à une attaque aéroportée; dès lors, le lourd ratio, un tué pour deux blessés, s'explique. Par pudeur, on va oublier les tirs effectués contre les "paras en vol" - officiellement "interdits"! -, mais le parachutiste allemand, hormis, un malheureux pistolet automatique de "ceinture", était parachuté sans arme, ses dernières étant larguées séparément dans des containers, qu'il fallait d'abord récupérer! De surcroit, son parachute ne disposait d'aucune sustente lui permettant de contrôler sa trajectoire! Jusqu'à son "atterrissage", au demeurant, lui-même, "sportif", il était tributaire des vents dominants!

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Il y avait une autre situation, les
Gebirgsjäger de la
5. Division alpine, renforcée par un régiment la
6. Gebirgs-Division, même si leur valeur combative avait été exemplaire, n'étaient pas formés pour cette opération aéroportée, car la seule formation, alors correctement instruite, était constituée d'éléments de la 22. Infanterie-Division, sauf qu'on les avait cantonné dans le rôle de gardes du champ pétrolier roumain de Ploesti et que leur transfert demandait beaucoup trop de temps!
Il y a plein de détails qui confirment l'esprit d'improvisation qui avait existé au sein l'état-major allemand. On avait, ainsi, constitué une "flotte de débarquement" , forte de 63 chalutiers à vapeur grec réquisitionnés et 7 transports d'une capacité de 300 tonnes, chargés de transporter quelques "Panzerounets" légers et l'armement lourd des
Fallshirm &
Gebirgsjäger, convoi dont une partie avait été fumée, en cours de route, par la Royal Navy!
Ci-dessous la "tronche" générale des caïques grecs réquisitionnés par les services de la
Kriegsmarine,; il s'agissait, le plus souvent, de +/- vieux chalutiers en bois, dotés d'une voilure, d'une machinerie (auxiliaire!) à vapeur et dont le pont était encombré de
Gebirgsjäger, souffrant, eux-mêmes, bien souvent faute de toute acclimatation, du mal de mer. Dans leur "misère", après avoir été attaqués par la RN, ils avaient eu la chance, alors que leurs "rafiots" venaient d'être coulés, de bénéficier de l'aide rapide des autres bâtiments de la "flottille", qui avait permis de limiter les pertes à deux ou trois dizaines d'individus déclarés disparus ou noyés...
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On était bien loin des engins spécialisés, conçus, ultérieurement, pour les opérations de débarquement alliées! En gros, à peu de choses près, depuis 1914-1918 et les "
Dardanelles", on en était resté, au mieux, à l'emploi des grosses yoles et canots du bord, pour acheminer sur le rivage "les compagnies de débarquement"!... même s'il semble que les "Brits" avaient alors conçu un lot de "barges dédiées" .
