On voit, dans les bras du "rampant", l'un des chargeurs de films photographiques utilisés durant la mission de connaissance aérienne de l'appareil et, à sa gauche, un appareil photographique, à la fois "grand angle" - mais pas trop pour ne pas déformer le "terrain" - et disposant d'une grande "profondeur de champ".
Les progrès de la technique photographique avaient permis, en fin de conflit, de pouvoir mener des vols de reconnaissance à "très haute altitude" (pour l'époque, de l'ordre de 30 000 pieds, 10 000 m), qui avaient l'avantage, ainsi, de limiter les risques d'interception par les chasseurs ennemis "à haute altitude", eux-mêmes, relativement "peu nombreux".
C'est aussi, à la même époque, qu'on avait mis au point des appareils photographiques, à déclenchement séquentiel, qui prenaient les clichés "en rafale" et, permettaient, après leur développement, en les disposant à la suite (en les "collant") d'obtenir un large panorama des secteurs survolés.
Il y a quelques réglages très compliqués dans le domaine de la photographie, entre autres, celui de la qualité du film à utiliser, exprimée en ASA, la vitesse d'ouverture de l'appareil, etc. ... Quand on commence à monter dans les ASA, au-delà du "400 ASA Grand Public", ces films coûtaient "bonbons", or ces appareils de photographie à "haute altitude", pour des raisons de vitesses de pose, utilisaient des films de 1000 ASA ou largement bien plus, avec, revers de la médaille, l'exposition solaire environnante, qui contraignait à devoir réduire manuellement "l'ouverture de l'objectif!", car il n'était pas question de "réglages automatiques", comme de nos jours, avec les appareils numériques
Il y avait aussi un autre domaine connexe, celui de l'opérateur chargé du développement de ces films. si le négatif de ces films était, lui-même, le "résultat premier" d'une espèce d'usine à gaz, qui effectuait mécaniquement sa fixation , son "développement" final dépendait directement des compétences de l'expertise de l'opérateur, et de la durée des bains des clichés!... le bain dans le révélateur ne durait quelques secondes, entre le moment où le cliché commençait à faire apparaitre ses détails et celui où son prolongement excessif dans le bain les faisait disparaitre!
Avec les films photographiques N&B, la "technique" était relativement simple (et longtemps restée manuelle!... dans l'Aéronavale française, cà avait été le cas jusqu'à la fin des années 1960!), mais elle s'était aussi très sérieusement compliquée avec l'emploi des films "couleurs"