alfa1965 a écrit:Le 23 avril, Hitler nomme le
General der Artillerie Helmuth Weidling commandant de la zone de défense de Berlin en remplacement du
Generalleutnant Helmuth Reymann. La veille, Weidling s'était présenté au
Führerbunker pour être fusillé pour avoir battu en retraite des hauteurs de Seelow alors qu'il commande le
LVI Panzer Corps.
Le 24 avril, le 1er Front d’Ukraine ( Koniev) par le sud et le 1er Front biélorusse (Joukov) par le nord font leur jonction à Postdam au sud de Berlin, achevant l’encerclement de la ville. Staline désigne Joukov pour diriger les opérations dans la capitale du Reich.
Au sud, la
9. Armee du
General der Infanterie Busse est encerclée dans le secteur d’ Halbe et ne peut rejoindre les défenseurs de Berlin, estimés à 75000 hommes à peine.
...
Le faubourg de Neukölln est tenu par la
11. SS-Freiwilligen-Panzergrenadier-Division ’’Nordland'’. Le
Brigadeführer Ziegler qui commande l’unité est relevé de son commandement. Il est remplacé par le
Brigadeführer Gustav Krukenberg . Avec lui arrive le
Sturmbataillon Charlemagne commandé par l’
Haupsturmführer Fenet avec 300 hommes ou 90, les sources divergent à bord de neuf camions.

A dater du 20 avril 1945, sur ordre d'Hitler déclenchant le plan
Clausewitz, le "centre" de la capitale allemande avait été converti en
Festung (forteresse)
Berlin, découpée en "9 secteurs",
A, B, C, D, E, F, G, H , plus le
Z, pour
Zitadelle, qui n'était autre que le quartier du
Reichstag et des ambassades; le
Festungskommandant était Weidling,
General der Artillerie, désignation qui, dans la
Heer, avait la particularité de correspondre, toute à la fois, au grade d'officier général le plus élevé au sein de son "Arme" -
General der Infanterie,
General der Pioniere, etc. - et à celui de général de corps d'armée, selon la hiérarchie militaire "française", le plus haut grade immédiat, hors la distinction de
General-Feldmarschall, étant celui de
Generaloberst, l'équivalent de général d'armée.
NOTA :
De fait, Weidling, quand il était parvenu à se présenter devant "Dodolf" s'était, au préalable, retrouvé privé, durant plusieurs jours, de toute possibilité de communication" avec sa hiérarchie, d'où la "suspicion" en tant que "traitre" dont il faisait l'objet. Dans l'entourage du
Führer, au sein du
Bunker, çà allait aussi bon train en "dénonciations de traitrise", avec des "lascars" tels que Martin Bormann, qui avait, entre autres, sciemment "dézingué" et fait répudier Göring.
D'après les témoignages recueillis après-guerre, l'attitude du personnel féminin, à savoir les secrétaires au service direct du
Führer et d'Eva Braun, avait été particulièrement exemplaire. On peut dire la même chose, quoiqu'on en pense, en ce qui concernenJoseph Goebbels et son épouse, qui l'avait rejoint avec ses cinq lardons, dont les secrétaires -entre deux clopes fumées à l'extérieur, Dodolf ne supportant pas qu'on fume devant lui! - et, entre deux salves de pélots soviétiques, s'étaient débrouillées pour distraire au mieux les gamins. De son côté, Eva Braun, qui avait refusé de quitter Berlin, malgré l'insistance d'Hitler, s'était débrouillée, jusqu'à là fin, pour paraitre sciemment souriante et la plus "pomponnée" possible, afin, ainsi, de "réconforter" le personnel, tandis que son "concubin", lui, avait quasiment vieilli de "20 ans" en "quelques semaines" et qu'il avait déjà pris la décision de se suicider (témoignage et ressenti d'Albert Speer, lors de sa visite du 23 avril 1945)!
Le 24 avril 1945, les effectifs des forces allemandes en charge du secteur
Z représentaient, au mieux, 30 000 hommes "regroupés" de bric et de broc, à partir des très rares formations encore "constituées" - çà allait de la compagnie à des regroupements de "compagnies", baptisés pompeusement "bataillons"! -, renforcées par des unités de police, de la
Volksturm et de la
Hitlerjugend, la situation militaire allemande étant strictement du même tabac, dans les autres secteurs.
Globalement, çà n'allait pas "péter" bien loin, sur la valeur réelle combattante de ces unités, amenées à devoir combattre face à des armées et corps d'armée soviétiques à "plein effectif". Néanmoins, l'Armée Rouge très largement supérieure et de beaucoup aussi bien en termes d'effectifs que de moyens, avait, au grand mécontentement de Staline, éprouvé de grosses difficultés, durant la "Bataille de Berlin" et subi de lourdes pertes, lors de son assaut final.
A propos des "débris" de la
33. Waffen-Grenadier-Division der SS Charlemagne (franz. Nr. 1), engagés dans la Bataille de Berlin. Au départ, elle n'était constituée - selon les travaux menés par Eric Lefèvre (alors écrivant sous pseudonyme) et à partir du témoignage direct du
Brigadeführer Krukenberg, libéré après 15 ans de détention -, que de +/- 400 volontaires, pour de bêtes raisons logistiques, car il n'y avait que 9 camions Ford de la
Luftwaffe et deux véhicules légers pour "l'état-major" disponibles (!).
Sur ces neuf camions, deux n'étant pas parvenus à destination, seuls, 320 à 330 hommes avaient réussi à rallier Berlin. Leur paquetage volontairement "allégé" se résumait à l'attribution de
Stg 44, de
MG 42, des munitions y afférant, de lots de grenades et de
Panzerfaust.
Source :
Berlin 1945, Georges Bernage, Heimdal (2005)