En 1945 l'image de l'Intellectuel progressiste s'impose. La frange la plus "conservatrice" fait le dos-rond souvent en louant la forme plutôt que le fond, en dissociant l'intellectuel de l'indivividu. Une partie de la Gauche a souscrit à ce discours notamment concernant Louis Ferdinand Celine. Son cas a été largement débattu et enquêté. En plus de de ses écrits antisémites son procès a évoqué des dénonciations de juifs (médecins ou écrivains) Ceci a d'autant été plus renforcé que des "témoignages" ont été accablants:
L’audition de Helmut Knochen, chef de la Sipo («police de sécurité») et du SD, par la DST en novembre 1946. Sur la base des déclarations de Knochen, la direction générale des Renseignements généraux dresse une liste de noms d’agents français de la police allemande. On trouve, parmi 45 noms, la mention suivante: «Destouches, écrivain [Céline]. Agent du SD. Réfugié au Danemark». Knochen, interrogé ensuite par la direction des Renseignements généraux, cite Céline parmi cinq «Français désireux de collaborer volontairement avec les services allemands».
"– L’audition de Hans Grimm, responsable du SD (service de renseignement allemand) de Rennes, devant le tribunal de Leipzig, fin 1949. Celui-ci déclarait, entre autres, que Céline avait effectué en 1942-1943 des missions pour la Gestapo à Saint-Malo.
– Enfin, le témoignage d’Hermann Bickler − chef des services de renseignement pour l’Europe occidentale − confirme les relations assidues de son ami Céline avec le SD: «Souvent, quand Céline passait dans les parages en pétaradant avec sa moto, il nous rendait une petite visite.» Ces «petites visites» avaient lieu avenue Foch, au siège de la police allemande.
Par ailleurs, l’ambassadeur nazi Otto Abetz, le 1er mars 1941, mentionne le nom de Céline parmi les collaborateurs français – Marcel Bucard, Louis Darquier, Jean Boissel, etc. – qu’il propose à Theodor Dannecker, chef du «Judenreferat», section des Affaires juives de la Gestapo. Il s’agit alors de créer l’«Office central juif», destiné à préparer la «solution finale», entendue à ce moment-là comme «élimination des Juifs» par la «déportation totale» et leur regroupement «dans un territoire qu’il reste à déterminer». Ce projet se concrétisera par la création, le 29 mars 1941, du Commissariat général aux questions juives, réponse de Vichy aux pressions allemandes."
Concrètement on lui reproche d'avoir dénoncé la judéité de 4 médecins (pour obtenir des places) ou de 2/3 écrivains (jalousie artistique?)
Plus grave on lui reprche d'avoir dénoncé un Résistant, un responsable communiste dont on évite de citer le nom, Kerzulec, et pour cause qu'il faisait aprtie du "tribunal révolutionionnaire" qui a condamné à mort l'abbé Perrot (avec Daniel Trellu et Marcel Dufriche)
Mais comment un antisémite notoirement connu était au fait des agissements du Parti Communiste à Quimper sans y être présent à ce moment?

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