Aldebert a écrit:Oui mais !
Comment se fait-il que les Britanniques ont décolonisé en laissant une empreinte positive alors que nous, Français, c'est souvent le coup de pied au cul qui nous a fait réaliser que nous n'étions plus les bien venus.
Jardin David a écrit:Ils n’ont pas trop décolonisé : Canada ? A fric du Sud, Australie ?
Je réagis avec un sérieux retard à l'allumage!
Le Canada, l'Australie, la Nouvelle-Zélande sont, tous, des "Dominions", où la population "importée" anglo-saxonne a pris le pas sur les autochtones historiques.
Au Canada, sur les tribus indiennes, ainsi que sur la population d'origine française, qui, durant la décennie 1750-1860 et à la fin de la Guerre de Sept Ans, était, elle-même, constituée, pour une bonne moitié, de métissages, issus "d'unions" entre les colons français et les populations amérindiennes. A ce sujet, le célèbre roman de Fenimore Cooper,
Le Dernier des Mohicans, m'a toujours fait doucement marrer, car les "Brits", eux, n'ont jamais cherché à "se mélanger" avec "l'Indien" et ont même passer leur temps à les "éliminer" ou les parquer!
Même motif, même punition, en Australie, avec les aborigènes, ou, en Nouvelle-Zélande, avec les Maoris. En Afrique du Sud, çà avait été plus compliqué, car, en sus de la population indigène, notamment celle des Zoulous, il existait aussi de longue date, en gros depuis plus de deux siècles et demi, une importante colonie d'origine germano-batave, les Boers, qui s'était très vite opposée à la "prise en mains" britannique. Cà n'avait pas été le cas, non plus, en Inde, où la différence de population entre les "autochtones" et "colons" était beaucoup trop importante, pour pouvoir espérer y installer une quelconque "suprématie" du "colonisateur" anglo-saxon.
Si on y regarde de plus près, la présence française aux Antilles, à la Réunion ou en Guyane, devenus désormais départements d'Outre-Mer, ne repose bien souvent que, un, sur la faible oppositionhistorique des autochtones, deux - si on oublie la période de l'esclavage... et encore! -, sur le métissage que la "colonisation" avait occasionné (une particularité bien française!).
Il n'y avait probablement, à la fin du XVIIIème siècle, que la situation très particulière de nos possessions de Saint-Domingue, qui deviendront la future Haïti, où l'importance de la population originaire de l'esclavage était devenue telle, que la colonie française en avait été réduite à devoir "se replier sur elle-même", situation que n'avaient surement pas arrangé, alors, les émissaires de la toute fraiche République, venus y annoncer la "liberté pour tous", d'autant plus que les Brits, de leurs côtés, louchaient sur sa production de cannes à sucre... qui, en réalité, menée de manière trop intensive finira par ruiner la qualité générale de ses terrains agricoles! C'est compliqué à souhait!
Souhaitez-vous qu'on continue ? ... En Nouvelle-Calédonie, la colonisation française n'avait fort heureusement pas sérieusement "impacté" la population locale, sauf que, de nos jours, on s'y retrouve avec une situation très compliquée, où une partie des résidents, même de longue date, ne sont pas autorisés à voter lors des scrutins proposant soit le rattachement définitif à la France, soit l'autonomie, puis à terme l'indépendance. Désolé de dire çà, mais cette "sélection" du corps électoral n'était qu'une pure invention "socialiste de Gôche" afin "d'avantager" la population autochtone! Pas de bol, après trois referendums récents, les mouvements indépendantistes canaques ayant, suite à deux échecs successifs, appelé ses partisans à s'abstenir lors du troisième, la majorité des votes s'est exprimée favorablement pour un rattachement définitif à la France!
Le problème est que, si le "TOM" de "Tahiti" ne constitue, lui, en gros, qu'une zone d'économie "touristique", la Nouvelle-Calédonie, elle, recèle de ressources minières essentielles, à commencer par le nickel, dont elle seule dispose du tiers "identifié" des ressources mondiales (!) et ce, tout sachant que l'Australie - mais pas que! - louche dessus depuis un long bail, quitte à devoir si nécessaire alimenter financièrement et en loucedé les mouvements indépendantistes locaux!
