iffig a écrit:...
On a l'impression qu'on n'a pas affaire à une unité constituée mais à des soldats regroupés à la hâte (un seul semble armé) avant d'évacuer la ville.
Mouais, il convient néanmoins de se "méfier", car la retraite allemande, dans le couloir rhodanien, n'avait pas pour autant constitué une "promenade de santé" pour les troupes alliées, à dater du moment où les diverses unités en retraite étaient parvenues à faire jonction avec la
11. Panzer-Division, dont l'état-major avait "géré" au mieux le "repli général".
C'était compliqué pour la "défense" du littoral méditerranéen français, à l'été 1944, car, hormis la
11. Panzer, toutes les unités de "premier brin" stationnées en France avaient été rameutées sur le front de Normandie. Or, le dispositif +/- moins fortifié mis en place pour la défense des côtes méditerranéennes n'était désormais plus tenu, au mieux, que par des unités de type "B", voire "C", ces dernières bien souvent constituées d'unités de "volontaires étrangers" russes, ukrainiens, etc. En gros, jusqu'au 15 août 1944, ces affectations avaient +/- "viré" à l'aimable sinécure, voire au séjour "touristique".
Une bonne partie du dispositif et de ces formations avaient rapidement "explosé" sous l'assaut des troupes alliées débarquées. Les formations de "volontaires étrangers" évoquées avaient bien souvent, après une "résistance de principe", déposé assez rapidement les armes, mais leur encadrement allemand, y compris leurs structures administratives et d'approvisionnement, les avait abandonnés - quand c'était possible! - pour tenter de "retraiter" en compagnie d'une formation "digne de ce nom", ce qu'avait constituée la
11. Panzer.
Un "détail" très peu évoqué... à dater de mai 1945, selon les accords de Yalta, les Alliés avaient expédié vers l'URSS, ces prisonniers de guerre, "volontaires" et "auxiliaires" (recrutés dans les camps de prisonniers), originaires d'Union Soviétique, où, la plupart d'entre eux, s'ils avaient pu échapper à l’exécution immédiate, étaient partis crever d'épuisement dans un camp de travail, aux tréfonds de la Sibérie! On a, à ce sujet, les rares témoignages de prisonniers de guerre allemands, qui, pour des raisons diverses - entre autres, l'énorme boxon qui régnait dans l'administration soviétique -, s'étaient, eux-aussi, retrouvés à devoir "casser du caillou" en Sibérie! Les derniers prisonniers de guerre allemands n'avaient été "libérés" qu'en 1955, après la mort de Staline, sachant qu'ils avaient pour contrainte de devoir résider en RDA!
Cela dit, ce n'avait pas été beaucoup mieux côté français, car, en 1945, après la fin des combats, une "cargaison" d'anciens de l'
Afrikakorps, faite prisonnière en 1942-1943, en AFN, débarquée au Havre, en vue de son retour "libérée" en Allemagne, avait été expédiée d'office,
manu militari, dans des exploitations minières pyrénéennes, où ils avaient du "œuvrer" jusqu'en 1954!
