LA FIN DE BUDA : 20 janvier - 11 févrierLe quartier de Varosmajor, qui avait subi l'attaque du 1er janvier est repris par le bataillon Vannay. C'est un point-clef, sa position ouvre l'accès à la place Szell Kalman et le Vermezö, dernier terrain d'aterissage des planeurs et point de largage des containers.
Depuis l'échec de Konrad, les assiégés ne se font plus d'illusions et Hitler refuse toute tentative d'échappée. Budapest permet de retenir les troupes soviétiques en Hongrie et les champs pétrolifères à l'ouest sont encore aux mains des Allemands.
Durant les affrontements, le général commandant le groupe d'assaut de Budapest, le général Afonyin suite à une blessure est remplacé par le général Managorov, commandant la 53e Armée.
Le 25 janvier, c'est de nouveau le bataillon Vannay qui va subir de plein fouet l'assaut à Varosmajor, les russes ont décidés de mettre le paquet pour en finir le plus rapidement possible. L'attaque est stoppée de justesse par le Bataillon d'Assaut Universitaire qui perd 70% de ses effectifs.
Au sud de Buda, les lignes de résistance commencent à se désagréger mais l'avancée des Russes ne peut être exploitée en raison de lourdes pertes.
Le 30 janvier, les premiers T-34 atteignent la place Szell Kalman, la colline du Chateau est maintenant directement menacée.
Pfeffer-Wildenbruch écrit dans son rapport : "la bataille du Chateau a commencé, le ravitaillement est catastrophique...Il y a un risque de famine et de maladies"
Le 1er février apparaissent les premiers cas de typhus.
Le 2 février, les lignes de défense ont encore rétréci au cours de combats au corps à corps, à coup de lance-flammes et de pertes énormes.
Les civils, piégés dans le kessel, il ne faut pas les oublier, n'ont plus d'eau, de nourriture. La visite du Nonce apostolique auprès de Pfeffer-Wildenbruch pour mettre fin à ce carnage ne sert à rien, Hitler s'obstine à tenir coûte que coûte Budapest.

Le 4 février, la colline de l'Aigle (Sashegy) est totalement encerclée et les combats se déroulent maintenant dans la gare du Sud.
Le 5, les derniers planeurs se posent au Vermezö, dont un se crashe sur un toit. Les derniers combats se déroulent au cimetière de Farkasret et à la gare du Sud.
De nouveau, Pfeffer-Wildenbruch demande l'autorisation d'effectuer une percée et à nouveau, Hitler refuse.
Le 6, les troupes hongroises commencent à se rendre, la colline Sashegy est tombée. Le 7 c'est au tour de la gare du Sud.
Le 8 février a lieu le dernier parachutage de munitions.
Le 11 février la Citadelle du Mont Gellert est perdue, les troupes comment à refluer vers la colline du Château où se prépare le dernier acte du siège : la percée.
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Siamo 30 d'una sorte, 31 con la morte. Tutti tornano o nessuno. Gabriele d'Annunzio, Canzone del Quarnaro.