Dog Red a écrit:coyote a écrit:Ce sujet des vitesses est un peu 'piègeux'...
Profitons-en pour lever les pièges !
Communément, qu'entend-t-on par "vitesse maximale" d'un avion ? Dans la plupart des ouvrages généraux, c'est celle-là qui est renseignée. De quoi s'agit-il ?
Si je m'en réfère à "50 aérodrômes pour une victoire" de François ROBINARD, qui est un ouvrage spécialisé sur la campagne de Normandie, et que je lis la fiche du P-47 Thunderbolt, plusieurs vitesses sont effectivement renseignées :
. 565 km/h à 1.500m
. 650 km/h à 6.000m
. 690 km/h à 9.000m
. vitesse max avec bombes/réservoirs sup. 608 km/h.
Que faut-il en retenir ?
Que même si la puissance du moteur avait tendance à se casser la gueule en fonction de l'altitude - compter une perte de puissance d'un quart (25%) entre la puissance du ou des bourrins au sol et celle obtenue, par exemple, à "9000 m" ou plus
-, à l'inverse, la diminution de la pression atmosphérique au prorata de cette même altitude permettait à l'appareil d'acquérir une vitesse plus élevée, tout en diminuant "à vitesse constante" quelque était l'altitude de vol, sa consommation en carburant.
Ce n'est pas pour rien que les premiers appareils à réaction qui avaient franchi, en vol horizontal (!), le mur du son ( à la louche, Mac 1 correspondant à 1230 km/h) avaient réalisé ces performances à une altitude "bien précise", au-delà de 20 000 pieds (6000 m).
Il y avait aussi d'autres problèmes qui avaient fait leur apparition à haute altitude; par exemple, du fait de l'amoindrissement de la pression atmosphérique, la surface alaire de l'appareil devait être augmentée; du coup, le chasseur conçu pour opérer à haute altitude, se révélait bien souvent, à "basse altitude", moins maniable que celui destiné à opérer à basse et et moyenne altitude.
Si tu regardes bien, c'est toujours le cas et il existe à ce sujet un bon exemple avec le Fairchild A-10, désormais retiré du service dans USAF, même si un certain nombre d'exemplaires sont toujours opérationnels. Il s'agit d'un "bestiau" de 22,6 tonnes à pleine charge, équipé de deux réacteurs de plus de 4 tonnes de poussée, chacun (!), qui en croisière, pour réduire sa consommation en carburant, pouvait certes naviguer au-delà "10 000 m" durant ses parcours de liaison, d'où l'importance et le profil de sa surface alaire, mais qui, au "radada", dans son emploi principal d'attaque au sol, n'opérait guère à plus de 270 nœuds (500 km/h).
Il y a un "truc" avec les "lampes à souder", les appareils "modernes" propulsés par des réacteurs, la "faiblesse" relative de leur surface alaire, en altitude, est compensée par le biais de la puissance de leurs turbo-réacteurs, sauf que ces appareils s'avèrent être de très gros "gourmands" en carburant, même s'il existe, désormais, la technique de ravitaillement en vol avec des "avions-citernes"... et que pour l'assurer, il convient aussi de pouvoir disposer, quelque soit la situation de guerre, des réserves suffisantes de carburant "aviation"! Si je prends le cas de l'aviation militaire française, faute de production pétrolifère nationale - l'extraction de "gaz et de pétrole de schiste" ayant été refusée, entre autres par nos "écolos bon teint" -, ses ressources en carburants dépendent des approvisionnements américains (via l'OTAN!) et extérieurs.

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