iffig a écrit:Merci.
Dans le petit film du post précédent, on voit que ces canons fonctionnent dans la configuration "Artillerie portée".
Voui, l'artillerie portée motorisée avait, à l'époque, été une évolution quasi-logique pour ces pièces de montagne, que le terrain égyptien avait plus moins converties en pièces légères d'artillerie de campagne, qui, avec leur portée pratique "opérationnelle" de l'ordre de 1500 à 4000 m, étaient censées être engagées à proximité de la "première ligne".
Sinon, au fin fond des zones montagneuses indiennes, la "règle" était l'acheminement hippomobile (chevaux, mules). Ci-dessous, dans les années 1930, une batterie de 3,7 in , en zone montagneuse, avec des servants indiens. A l'époque, il n'existait pas de véhicules en capacité d'escalader, avec une charge "aux fesses", ce genre de pentes, dépourvues de tout chemin carrossable et de bien souvent pouvoir fonctionner, pour de bêtes raison de carburation, à de telles altitudes!

La célèbre "Croisière Jaune" expérimentale, accomplie par les semi-chenillés Citroën-Kégresse, qui s'était déroulée qu'entre avril 1931 et février 1932, n'avait été soumise à aucune contrainte militaire particulière. Le problème de la carburation automobile à "haute altitude", à base de carburateurs, avait perduré jusqu'à la seconde moitié des années 1960, avec, sur certains modèles de luxe, l'adoption de "l'injection directe", gérée par un dispositif électro-mécanique très coûteux, puis l'adoption, au milieu des années "70", des tous premiers "circuits à gestion électronique", par exemple, adopté sur la toute première génération de VW Golf GTI - j'en connais assez bien un "rayon", ayant moi-même acquis, en 1978, un exemplaire d'une Golf GTI 1,6 l, 4 vitesses, de première génération!

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Au tout début des années 70, les constructeurs automobiles français expédiaient systématiquement leurs "protos" à effectuer la grimpette du Mont Ventoux, afin de vérifier "au mieux" la qualité (simple!) de leur carburation, sans pour autant devoir intervenir sur leurs réglages, dans l'optique d'un véhicule proposé pour un "usage quotidien". Dans la réalité, en l'absence de gestion électronique, une carburation purement mécanique, pour fonctionner correctement en altitude, exige de nécessaires réglages spécifiques, sinon ses performances se cassent vite la gueule! Au passage, on retrouvait strictement le même problème à bord des avions produits dans les années 1914-1945! Ce n'est pas pour rien que, bien souvent, il est fait référence de leurs "performances" à 3000 ou 4000 m!
