Je planche, tout le monde l'aura compris, sur le Maquis de Haute-Lozère. Récemment, l'épuration en Lozère a reçu un éclairage nouveau grâce aux travaux de Lise Foisneau, et tout particulièrement à son article intitulé "L'Epuration extrajudiciaire et les "nomades" en Lozère" (Revue d'Histoire de la Shoah). L'instigateur de cette "épuration" parallèle qui évoque plus les actions de la Milice que celles de la Résistance, était selon les sources avancées par L. Foisneau, Jean Ameil (1916-1982), dit "Zabala", inspecteur de police et capitaine du Maquis FFI de Haute-Lozère.
Croulant sous les accusations, notamment de la part des gitans, "Zabala" et ses hommes avaient été lavés plus blanc que blanc en 1956 par Gilbert de Chambrun, malgré des lettres embarrassantes d'Emile Peytavin. Mais le réel a fait un retour en force, et si l'on en croit L. Foisneau, "En dehors des exécutions sommaires de « Nomades » et d’étrangers, les hommes de Zabala étaient connus pour avoir torturé de nombreux prisonniers" (RHS, art. cit, 2023, p.296). Le traitement de "Zabala" en héros provoqua l'un des très nombreux scandales de l'immédiat après-guerre.
J'ai cependant l'impression que ce personnage est ignoré de tous. De même que le Maquis de Lozère en général, ou le camp de Rieucros, dont un collègue, professeur d'histoire-géographie en lycée... à Marvejols!, n'avait jamais entendu parler... Pensez-vous qu'il serait utile, dans un exposé sur la 2GM en Lozère, de s'attarder sur ce Zabala pour faire connaître tout spécialement son cas à un public plus large, ou bien cela ne représente-t-il aucun intérêt? [J'essaye de circonscrire, actuellement, un champ de travail... et ce n'est pas gagné!]

Se Connecter










dans: