Post Numéro: 2
de Loïc Charpentier
16 Juin 2024, 17:54
Je n'ai pas tout compris! Souhaiterais-tu savoir si de possibles reproductions post WW2 avaient la même valeur que les "lames" produites réglementairement ou, à compte personnel, pour des officiers supérieurs ou généraux nantis, avant 1945 ?... Surement pas!
Les japonais ont toujours été très soucieux d'authentifier, à la fois, la période et le "maitre de forge" de leurs armes blanches. Cà n'empêchait pas pour autant qu'il existait, également, une production de moindre qualité. On avait une situation très similaire en Europe, par rapport au Japon, avec des lames, certes, de grande qualité, mais, toutes, produites à très grands prix par de très rares spécialistes réputés, qui réservaient leur production à une clientèle "pétée de tunes". Rien à voir avec la qualité de lame des épées, colichemardes et autres, distribuées réglementairement à la troupe!
Hormis ces fabrications très coûteuses, dont l'acquisition, aussi bien au Japon, en Europe, qu'ailleurs, se cantonnait, pour l'essentiel, à une très riche caste nobiliaire nantie, l'essentiel de la troupe, y compris ses officiers "subalternes" (sauf s'ils étaient issus d'extraction noble nantie), devait se contenter de la production "nationale".
Aussi bien au Japon qu'en Europe, la fabrication des lames était globalement de qualité identique, sauf que la "production courante" ne pouvait pas rivaliser avec la qualité exceptionnelle de celles élaborées à très grands frais (trempe et qualité des aciers choisis). On en parle peu, mais la lame "du commerce" se cassait facilement face à une lame de qualité!
L'emploi du mousquet et de sa portée avaient fini par régler le sort de l'épée et du sabre, aussi bien en Europe qu'au Japon! On "attribue" également aux japonais la "supposée science" de la forge de l'acier, néanmoins on la retrouve, au même moment, à Tolède, puis très rapidement, dans le reste de l'Europe... qui, de toute façon, passait son temps à se mettre sur la tronche! De toute manière, il convient de ne pas rêver, que ce soit en Europe, au Japon ou ailleurs, la fabrication d'armes de poing de grande qualité était exclusivement réservée à une élite très fortunée! Cà avait aussi très longtemps coïncidé, en France, mais pas que, avec la qualité (supposée) des cuirasses de notre cavalerie lourde!