
J'ai une opinion plus nuancée ...
Au niveau du matériel, je fais un travail de fond sur les moteurs d'avions -->
viewtopic.php?f=65&t=58084 mais je vois aussi ceux de de chars lourds ...
Je m'aperçois que les soviétiques ont continué de produire un embiellage hérité de la Grande Guerre pour leurs V12 diesels de chars et les moteurs à essence des Chtourmoviks, et que leurs chasseurs Yaks ont du se contenter d'un autre V12 à simple arbre à came en tête ... Même les suisses de Saurer ont fait mieux ! (hein, Gaston !!!)
En fait, la nécessité de maintenir la production coûte que coûte a bloqué l'innovation de fond, sauf pour quelques chars et le moteur Chvetsov des La-5 et La-7 ... Pour le reste on s'est contenté d'améliorations de détails, qui n'arrêtait surtout pas la production.
D'où la comparaison désastreuse avec le matériel de l'Ouest au sortir de la guerre, l'absence de turboréacteurs, etc ...
J'ai aussi eu dans les mains un PPCh-41 grâce au Mémorial du Normandie-Niemen ; nettement meilleure arme, plus sûre et plus précise que les PPCh-43 de la fin du conflit ... autant comparer une Kalachnikov avec une Sten !
Le grand apport du Lend-lease, ce fut de la nourriture, des camions, des avions, et surtout des RADIOS !
Ce qui manquait le plus aux aviateurs et aux tankistes, ce sont les radios, et c'est une des explications des pertes et des encerclements de 1941-42.
Quand au fameux réservoir humain, il ne faut pas oublier que Staline, lui aussi, combattait sur 2 front : à l'Est, plusieurs centaines de milliers de soldats expérimentés gardaient la frontière chinoise, de la Mongolie à Vladivostok ...
C'est à Khalkhin-gol que Joukov remporta ses premiers succès, et ce sont des "sibériens" qui défendirent Moscou et reprirent l'offensive pendant l'hiver 1942, dès que Staline eut compris que les japonais attaqueraient au Sud et dans le Pacifique ...
Enfin, pour la qualité du commandement, on ne peut pas être sûr que, si Hitler n'avait pas attaqué, Staline n'aurait pas lancé une nouvelle vague de purges et à nouveau décapité son état-major !
Ah, Uchronie, quand tu nous tient

!!!