La
157. Reserve-Division était, elle-même, issue, en octobre 1942, de la
Division Nr. 157, constituée, en novembre 1939, dans le
Wehrkreis VII, à partir de recrues de Haute-Bavière, en tant que
Ersatz-Division dudit
Wehrkreis. Il était donc assez logique de retrouver la
157. Reserve-Division, en Savoie, à dater de février 1943; d'autant que, après son transfert, en Italie, à l'été 1944, elle avait été convertie, le 1er septembre 1944, en
157. Gebirgsdivision, pour, finalement, en mars 1945, être renommée
8.Gebirgsdivision, cette dernière, précédemment constituée en mars 1944, en Laponie, son état-major,
Stab, ayant été converti en
Divisionstab z.b.V. 140 et ses composantes, en
Heerestruppen.
Depuis sa création, la
157. Reserve-Division était estampillée "troupes de montagne".
Comme la précisé fort justement, Jean-Michel, au post précédent...
Il ne faut pas trop fantasmer sur des organisations sophistiquées destinées à lutter contre le maquis. Les Allemands avaient bien compris que le risque provenait des sabotages et de quelques actions de guérilla, mais que les combats en rase campagne et en gros bataillons n'allaient pas être très compliqués à gérer.
Cà tenait plus des circonstances et du "cantonnement" local de l'unité. On retrouvera, ainsi, en 1943-1944, un bataillon de grenadiers de la
Großdeutschland, une formation, au demeurant, de "premier brin", affectée à la lutte anti-partisans dans la campagne profonde, sur le Front Est, en Ukraine ou "Russie Blanche", une mission qui, visiblement, n'avait strictement rien d'une sinécure, les effectifs et moyens dont disposaient les formations de partisans "soviétiques" n'ayant, non plus, rien à voir avec ceux des maquis français.
Unité de la
GD, à laquelle avait, d'ailleurs, appartenu Guy Sager, né d'un père allemand, d'une mère alsacienne (ou l'inverse!

) et auteur de son propre récit de "pinpin de base", intitulé "
Le Soldat Oublié". Il avait commencé son "cursus militaire" en tant qu'accompagnateur de camion des colonnes de ravitaillement, avant de postuler volontairement pour intégrer l'infanterie de la
GD; c'est sûr, aussi, que, à vingt balais, même en tant que "simple pinpin", passer l'essentiel de son temps, assis sur le siège passager dans la cabine d'un "gros cul" et se cogner les "corvées de m...", çà pouvait, pour certains, manquer très sérieusement de "panache"!
