iffig a écrit:Nombreuses marques de victoires, terrestres et aériennes, sur le bouclier de ce Flugabwehrkanone 30.
Combien sont en fait confirmées ? Mystère ...
De manière générale, dans la
Wehrmacht, les attributions de "victoires" étaient très strictes et faisaient systématiquement l'objet d'enquêtes préalables, impliquant le constat visuel, par plusieurs témoins proches de la scène de la destruction de l'appareil ou du matériel adverse, ainsi que les témoignages directs du chef d'unité et des "ailiers".
On en a un bon exemple, avec les unités de
StuG III de la
Heeres-Sturmartillerie, qui, pratiquant le combat en "meute", engageaient, généralement, à deux ou trois, la même cible, puis passaient à la suivante. Dans un tel contexte d'engagement, il s'agissait, essentiellement d'un travail collectif, qui aboutissait à devoir attribuer la "victoire" à l'ensemble de l'unité; cà explique, aussi, la relative modicité des destructions attribuées à titre personnel, comparée à celles des équipages de la
Panzerwaffe.
31 des 44/45 formations constituées avaient, ainsi, fait 94 fois l'objet de leur citation au Tableau d'Honneur de la
Heer (
Ehrenblatt des Heeres) - tandis que 36 d'entre-elles s'étaient, également, vues attribuées, pour services exceptionnels, un Certificat de Gratitude du Commandant en Chef de l'Armée de terre (
Anerkennungsurkunde des Oberbefehlshabers des Heeres ), entre, pour l'essentiel, 1941 et 1945. A dater de février 1944, l'attribution préalable de ces deux distinctions autorisait, au sein de l'unité récompensée, les récipiendaires des
EK II et
EK I (croix de fer de seconde et première classe) à arborer une distinctive spécifique, sur les rubans de leurs décorations -,
Seuls, 68
Sturmartilleristen, en tout et pour tout, figurent au palmarès des « casseurs de chars », avec un score supérieur ou égal à 10 destructions confirmées, Bodo Spranz (
StuG.Abt.185, puis
237) étant, officiellement, en tant que
Bordführer, avec 76 destruction personnelles confirmées, le plus haut score crédité, et honoré, en récompense, de l'attribution de la Croix de fer de chevalier (
Ritterkreuz) - qui impliquait, au préalable, d'être promu officier! - et feuilles de chêne (
Eichenlaub) -. Ils n'ont été que quatre - Spranz, Primovic, Brandner et Spielmann -, au sein de la
Sturmartillerie, à se voir attribuer cette dernière distinction, le dernier étant, lui, crédité de 48 destructions officielles -, sachant qu'entre Brandner et Spielmann, il y a neuf récipiendaires de la Croix de chevalier, avec un score plus élevé de destructions, mais, qui, pour diverses raisons - y compris leur décès au combat -, n'avaient pas eu droit à l'attribution des feuilles de chênes.