Post Numéro: 2
de landevenneg
14 Avr 2022, 08:07
Est-ce qu'il n'y aurait pas de la complaisance avec le récit des Français de la Division Charlemagne à Berlin? Il y a de toute évidence des personnes qui prennent ce récit au premier degré. Mais je suis à moitié étonné que d'autres qui ont pour profession de foi l'antinazisme, acceptent sans remettre en question le récit de Henri Fenet. La moindre des précautions est de soumettre à la critique des récits écrits post-évènement. La mémoire n'est pas toujours juste, on gomme d'un côté, on amplifie, on oublie, et on mélange ses propres souvenirs à d'autres récits entendus. Sans parler de visées idéologiques à raconter un évènement comme on aurait aimé qu'il se passa. Je m'intéresse davantage aux humains, à leurs comportements, leurs réaction, qu'aux récits de combats dont je ne prétend pas être un spécialiste. Mais je pose la question
de manière abrupte:
Les Français de la Division Charlemagne, derniers défenseurs du Fuhrerbunker, du pipeau?
Les récits d'anciens combattants peuvent vite devenir dans leurs approximations des récits de chasse ou de pêche. Leur nombre que personne n'est en mesure d'évaluer: Henri Fenet parle de
200 et 300 soldat au départ, probablement moins que cela. Ils étaient à bord de 3/4 camions. Avec les équipements ils devaient être moins de 150. Sachant qu'une grande partie n'a pas atteint vivant Berlin...
Dans tous les récits des survivants du Fuhrerbunker il n'est jamais fait mention du moindre Français. Le Bunker sous la Chancellerie abritait dans les derniers jours des combats, plusieurs milliers de soldats et civils. Je vois mal "Gestapo" Muller et ses hommes se cacher derrière une trentaine de Français pour les défendre. Au contraire des récits l'évoque rodant dans la Chancellerie et tout le monde cherchait à l'éviter... L'évacuation du Bunker avait été ordonné vers 21h00 le 1er mai, au petit jour, des centaines de personnes étaient toujours bloqués dans la station de métro à proximité sans avoir pu fuir.
Les Français de la Division Charlemagne se sont battus dans le centre de Berlin à Neukoln et du côté de Mheringplatz, mais en faire les derniers gardiens du Fuhrerbunker, comme
tout le monde l'écrit, il y a une imposture.