JARDIN DAVID a écrit:Sans vouloir être désagréable, je note qu'il y a quelques dizaines d'années il était proposé aux lycéens un vrai concours avec une dissertation de 4 heures sans documents, sujet imposé suivant un programme à assimiler en amont.
Mais il est certainement plus dans le ton d'éviter trop d'efforts violents puisqu'il est admis que cela traumatise les jeunes. D'où l'idée de remplacer l'acquisition de connaissances (ou plutôt la sanction d'une correcte assimilation) en proposant un concours photo ...
Bientôt, une appli obligatoire qui viendra en appui du cerveau pour dire quoi penser et surtout, quoi acheter !
JD
C'est une vision... ...
Le verre à moitié vide : l'épreuve pour les lycées est maintenant de 3 h, et plus de 4h, c'est vrai que cela change tout sur le fond ?!
Le verre plein : "l'épreuve" individuelle évoquée existe toujours. Mais une forme collective de participation a été ajoutée :
"Les élèves peuvent :
- se présenter individuellement et rédiger un devoir en classe
- réaliser un travail en groupe dont la forme est libre et variée : mémoire, exposition, œuvre littéraire ou artistique, audiovisuelle, etc." (
https://www.education.gouv.fr/le-concours-national-de-la-resistance-et-de-la-deportation-4295 ou
https://eduscol.education.fr/document/12269/download)
Et l'important, pour moi, est là : donner l'occasion aux jeunes de réfléchir, d'échanger sur ce que fut cette triste, difficile période - d'autant quand on voit l'actualité du jour. Certainement par ce qu'on part de loin, la "sanction d'une correcte assimilation" ne revêt, encore une fois, c'est mon avis, que très peu d'intérêt (vision... ancienne ?).
La forme ? En conséquence, clairement, cela m'est égal. Je ne suis pas du genre à ne souhaiter qu'une participation académique (même si je reconnais la volonté et le travail de ceux qui choisiront cette voie), je ne vois pas de dévoiement au concours à élargir la base de participation à des formes de participations diverses ET, en plus, collectives à partir du moment où il y a bien un travail mené de recherche et de compréhension.
Quand j'étais en 3ème ou à l'entrée au lycée, il y a... 40 ans, je n'ai pas entendu parler de ce concours, et je le regrette. Je ne sais pas si au delà de mon intérêt naissant pour le 2ème GM, j'aurais trouvé la motivation pour m'y impliquer. Mais il m'aurait peut-être donné plus d'occasions de poser des questions à mon père sur ce qu'il avait vécu (jeune résistant, arrêté, interrogé) et partagé avec son père (résistant, arrêté, déporté et décédé quelques années après des suites). Je regrette de ne pas l'avoir fait plus, probablement par ce que je sentais qu'il n'aimait pas parler de l'époque.
J'avais une "source directe" potentielle à ma disposition que je n'ai pas (assez) utilisée. Pour les collégiens et lycéens d'aujourd'hui, ce n'est pas impossible, mais plus difficile je pense.
Donc, pour moi, tout ce qui peut aider, donner envie à ces jeunes de réfléchir, comprendre, apprendre, imaginer...., quelque soit la forme va dans le bon sens de la prise de conscience, peut-être pour générer l'envie de continuer à en savoir plus.
Et même si ceux qui participeront aux formes collectives décriées ne deviennent pas les historiens de demain, ils auront eu, pour moi, avec leurs enseignants, et "leurs chefs" une démarche inverse de l'" appli obligatoire qui viendra en appui du cerveau pour dire quoi penser et surtout, quoi acheter".
Et je les remercie.