Le Gürtelpeiler fut conçu en 1942 par le service de développement de l'OrPo (Ordnungspolizei), le Nachrichten Erprobungs und Abnahmestelle.
Construit à Vienne par la firme autrichienne Kapsch sous le nom de FuG.P.c., il fur largement utilisé non seulement par les services de contre espionnage de l'OrPo, mais aussi par ceux de l'Abwehr, ainsi que ceux de la SD (Sicherheitsdienst).
Ce récepteur avait l'avantage d'être très difficilement repérable en particulier à proximité de l'émetteur.
En effet, cet appareil était conçu pour être dissimulé sous les vêtements.
Il épousait le buste de l'opérateur ce qui permettait à ce dernier de se déplacer discrètement en direction de l'émetteur clandestin, à pied, en motocyclette, en vélo ou même en ski....

L'unité principale de l'appareil était placée autour du corps de l'opérateur et fixée au moyen d'une sangle.


Les commandes des principales fonctions étaient aisément accessibles et réparties sur la partie supérieure.

Ce récepteur comportait deux antennes, une boucle directive (ou cadre) portée autour du cou et destinée à connaitre la direction du signal et une antenne simple omnidirectionnelle. Les deux antennes étaient commutables par interrupteur.
Le boitier de l'appareil contenait les tubes électroniques, les circuits électroniques et les bobines d'accord rapidement interchangeables manuellement en fonction de la fréquence d'utilisation de l'émetteur à partir de deux trappes situées en face avant.

L'énergie électrique était fournie à partir de batteries rechargeables au Nickel Cadmium de 2,4 V situées à l'intérieur du boitier principal ou éventuellement au moyen de piles sèches.
Outre des écouteurs standards, un mini écouteur plus discret surnommé "Lilliputhörer" pouvait être raccordé au boitier principal.

L'intensité du champ généré par le signal de l'émetteur clandestin était directement visualisé sur un indicateur installé sur une montre bracelet.
L'opérateur pouvait ainsi identifier la direction de l'émetteur en tournant simplement son corps vers le maximum de réception affiché sur l'indicateur visuel.
Le Gürtelpeiler pouvait recevoir des signaux jusqu'à une portée allant jusqu’à 3 km en fonction de l'environnement mais son efficacité était optimale dans un rayon de 1 km autour de l’émetteur clandestin. Il pouvait localiser des émetteurs fonctionnant entre 3 et 20 Mhz.
La sensibilité du récepteur était identique à celle du radiogoniomètre Kapsch R30 – Fu.NP.E - (initialement conçu par SFR) ci-dessous et qui fut utilisé à la fois dans les véhicules automobiles et occasionnellement dans les avions (Fieseler Storch).

Cet appareil portable fut un précurseur et inspira considérablement une série de dispositifs similaires d'interception qui perdurèrent durant la guerre froide, en particulier les appareils soviétiques R11-PA, Filin, Sinitsa et Sokya, tous pouvant être dissimulés sous les vêtements.
Très peu de Gürtelpeiler ont survécu au conflit et les rares exemplaires sont conservés essentiellement dans des collections privées.
https://www.deutsches-spionagemuseum.de/en/sammlung/the-gurtelpeiler-a-wearable-radio-signal-interceptor
https://www.cryptomuseum.com/df/gurtelpeiler/index.htm
https://archiviodelverbanocusioossola.com/tag/gurtelpeiler/
https://wordpress.radiomuseet.se/tyska-abwehr/
https://docplayer.org/119448624-Des-ersten-oesterreichischen-funk-und-radiomuseums.html

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