Ce n'est jamais bon, surtout 80 ans plus tard, de tenter de remuer la m... "familiale"!
L'Occupation avait été une période très "compliquée", dont la collaboration et la Milice n'avaient été que des Avatars, hélas, logiques.
A 18 balais, c.. comme on l'était, à cette âge, à l'époque, un "D'jeune" mâle gagnait plus, par exemple, à chercher à s'enrôler, fin 1943- début 1944 dans la Milice, qu'en tentant de se dénicher un boulot dans le "Privé"; en plus, sa parentèle directe bénéficiait d'avantages - tickets de rationnement supplémentaires , etc. -.
C'est ainsi qu'un "paquet" de jeunes "désœuvrés" s'était engagé dans la Milice - solde assurée et boulot de "fainéant" relativement peinard, enfin c'est ce que vantait les affiches d'embauche -. L'air de rien, çà faisait 3 ans que la France était occupée... c'est très long et çà explique pas mal de choses.
Je veux bien qu'on "m'explique" la Résistance, mais, dans la réalité jusqu'en juin 1944, ses effectifs étaient restés limités. Appelons un chat, un chat, le gros de la population française - dont 1,7 millions de mâles croupissaient dans les camps de prisonniers depuis juin 1940 - était essentiellement composé de "gamins", qui avaient 14 ans en 1940, de femmes seules, en charge de famille, et de "réformés", trop vieux ou physiquement incompétents pour servir sous les drapeaux. Globalement, pendant près de 4 ans, on avait du faire avec, d'où le déchainement "tous azimuts", des "règlements de compte" souvent non avérés, à "La Libération", auxquels le "Grand Charles" avait tenté (et réussi), très rapidement, d'y mettre le haut-là, car le spectre de la "Guerre civile" - y compris pour raison politique! - était, alors, très proche.
Au final, la France s'était, ainsi, constituée une image de "résistance générale", ce qui était du pure pipeau, car écouter, quotidiennement, les messages de Rafio-Londres, n'en faisait pas, nécessairement, des "Résistants" actifs!
En ce qui me concerne, au travers de certains aléas indirects "familiaux", je me garderai bien, ayant eu la chance d'être né en 1946, d'aller reprocher à des "anciens", leurs supposées prises de position "politique".
Le jeune trouduc de 18 ans, à peine révolu, qui signait à la Milice, n'avait pas prévu de se retrouver sur le Front de l'Est et devoir défendre Berlin, dans les dernières semaines d'avril et début mai 1945. Ce sont les aléas de la vie! Je rappelle juste que ceux qui avaient eu la chance de ne pas mourir au combat ou d'être passés par les armes (pour "trahison"!) avaient souvent eu droit, recrutés dans leurs culs-de-basse-fosse en attente de jugement, à se refaire une santé "civique"en Indo... d'où certains étaient revenus, parés des plus hautes distinctions militaires françaises (dont la Légion d'Honneur!). Contrairement à l'Algérie - où on fera appel au "Contingent" - en Indo, on n'avait expédié que des "engagés volontaires"!
Je n'excuse rien, je me permets juste de constater que la période de l'Occupation ayant été très compliquée, par décence, il convient, désormais, de l'aborder sur la pointe des pieds.
