takata a écrit:François Delpla a écrit:Ces données sont intéressantes, mais sont-elles vraiment utiles et pertinentes pour résoudre notre énigme ?
Non... aucun intérêt car je suis aussi d'avis que l'énigme n'existe que dans ton imagination en vertu d'autres thèses toutes aussi solides
À vrai dire, pour le razenusien, il vaut mieux se baser sur un seul bouquin (Costello), ne citer que la micro-partie d'un document qui pourrait s'interpréter (en faisant un gros efforts) dans le sens de ses hypothèses foireuses (cf. "le chaînon manquant"), ou bien citer tel ou tel auteur sur un point de détail mal rédigé afin de dénigrer l'ensemble de ses travaux qui n'arrangent pas ton Haltbefehl ou ta Razenusie (cf. la liste serait bien trop longue) et tout ça sans jamais avoir à se pencher sur une carte de situation opérationnelle ou même consulter la documentation qui existe dans les fonds d'archives.François Delpla a écrit:Nous sommes dans un Blitzkrieg, précisément.
Oui précisément, qu'est-ce que ça voudrait dire concrètement "un Blitzkrieg" et d'où ça sort dans la réalité (c'est-à-dire, hors de la planète Razenusie) ?François Delpla a écrit:Ce qui compte, ce n'est pas la connaissance précise des positions ennemies, mais la vitesse avec laquelle on l'oblige à battre en retraite sans pouvoir préparer ni des contre-attaques dignes de ce nom, ni des positions défensives dans le cadre d'une stratégie qui débouche sur quelque chose.
En Razenusie, on peut évidemment faire tout ça sans même regarder une carte, évaluer ses moyens, son ravitaillement, le terrain et sans jamais tenir aucun compte de l'opposition car seule la vitesse est importante ?
S'il s'agissait de la réalité, on se demanderait même pourquoi les Allemands ont dû s'arrêter jusqu'au 5 juin avant de reprendre l'offensive et qu'ils n'ont pas exploité immédiatement leur avance jusqu'à Marseille, Londres ou Alger.
Mais bon, la réalité opérationnelle échappe à la logique razenusienne qui confond le niveau opérationnel avec la stratégie.François Delpla a écrit:Il est donc normal qu'une contre-attaque inattendue crée du flottement, voire un besoin de ralentir pour prendre la mesure du danger, mais aussi que la réussite de la contre-contre attaque crée 1) un intense soulagement
Tu veux dire la contre-contre-attaque allemande à Arras ? En réalité, les allemands l'ont juste repoussée et les alliés se sont retirés ; il reste de nombreuses incertitudes à lever chez les Allemands, compte tenu des moyens utilisés.
Mais selon ta logique, les Allemands devraient s'en fiche royalement... car tout est une question de vitesse, et il suffit d'aller vite pour que l'ennemi ne puisse même pas contre-attaquer en premier lieu... Maintenant, s'il l'a déjà fait plusieurs fois entre le 15 et le 22, qu'est-ce qui peut leur dire à nos amis teutons que c'est bien terminé ?François Delpla a écrit:et 2) le besoin de boucler au plus vite un encerclement presque achevé.
ça doit faire plus de dix ans que je te dis que le GA 1 est encerclé dès le 20 mai.
Cette notion d'encerclement "presque achevé" qu'il faudrait absolument terminer ne repose sur rien rien rien rien rien du tout
Comment traduis-tu : Umschlossene Feindgruppe ?
C'est ainsi que les rapports de situation allemands désignent la poche du GA 1 depuis leur débouché sur la Somme le 20 mai.François Delpla a écrit:D'où le besoin impératif, si on veut expliquer la brusque et générale interruption de l'avancée par la crainte d'une nouvelle réaction ennemie, d'une documentation démontrant cette crainte.
Parce qu'il n'existerait pour la plupart d'entre nous nul besoin impératif d'expliquer une décision qui n'est ni brusque, ni générale en premier lieu ?
La crise, dans le prolongement des précédentes qui ne sont vieilles que de quelques jours, commence le 23 au soir, sera tranchée le 24 à midi et ne sera appliquée qu'à partir du 25... et partiellement aux formations blindées des Pz.Div. uniquement ; pas par l'aviation, pas par l'infanterie, pas par l'artillerie, pas par tout le reste du monde réel.
Les documents et témoignages sont abondants : il s'agit de simples frictions et c'est tout à fait courrant dans la plupart des opérations militaires depuis la nuit des temps. Ensuite, tu confonds le fait de ne pas avoir trouvé ce qui manque selon toi avec le fait que cela n'existe pas. Je te renvoie à la lecture de Jacobsen qui a publié de multiples extraits des documents qui selon toi n'existent même pas...
Or, cela date des années 1955-1960.
Personnellement, j'arrête de faire ton boulot qui devrait être de vérifier tout ce que tu avances à partir des archives et non pas en passant ton temps à ressasser sur des forums exactement les mêmes non-sens, et pendant des années, dans l'espoir que tes interlocuteurs fassent ce travail à ta place.François Delpla a écrit:Pour l'instant, néant.
tu n'es qu'un gros fainéant, hein ?
aucun effort de prise en compte des arguments de l'autre, une litanie d'insultes gratuites...
Ce post sombre exactement dans ce qu'il dénonce.
Pour relancer, sans trop d'illusions, sur un point précis : tu es le seul ici, à part Chef C., à faire grand cas du fait que l'arrivée de Guderian à l'estuaire de la Somme est baptisée "encerclement" dans certains documents allemands... pour prétendre que l'achèvement de l'encerclement par voie terrestre pouvait attendre les calendes grecques. C'est effectivement la meilleure manière de démontrer qu'il n'y a pas d'énigme, dans un mystérieux retardement de trois jours de l'effort pour fermer une pince... que d'affirmer que cette opération n'avait plus, pour l'assaillant, aucune importance. Mais est-ce bien sérieux ?
Et n'aurais-je rien répondu à cela depuis dix ans ?

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