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LE HALTBEFEHL (suite)

Cette rubrique renferme tout ce qui concerne le front ouest du conflit, y compris la bataille des Ardennes ainsi que les sujets communs à tous les fronts tels, les enfants et les femmes dans la guerre, les services secrets, espionnage...

Re: LE HALTBEFEHL (suite)

Nouveau message Post Numéro: 611  Nouveau message de Nicolas Bernard  Nouveau message 16 Aoû 2017, 17:52

kfranc01 a écrit:Le candide que je suis se demande en quoi l'une des hypothèses exclues l'autre? :?: N'est-ce donc pas les considérations militaire ET politique qui ont amené le Haltbefehl?


J'ai cru, à une époque lointaine, que Hitler avait, le 24 mai, fait d'une pierre deux coups, à savoir pris une décision au regard, en priorité, de considérations diplomatiques et, accessoirement, de considérations militaires.

A force de creuser cette question, j'ai fini par considérer que Hitler n'avait été mû que par des motifs d'ordre diplomatiques. L'ordre d'arrêt n'avait aucun fondement militaire, et les explications formulées sur ce point par le dictateur ne sont que poudre aux yeux.
« Choisir la victime, préparer soigneusement le coup, assouvir une vengeance implacable, puis aller dormir… Il n'y a rien de plus doux au monde » (Staline).

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Re: LE HALTBEFEHL (suite)

Nouveau message Post Numéro: 613  Nouveau message de Nicolas Bernard  Nouveau message 16 Aoû 2017, 17:59

kfranc01 a écrit:Le lien entre ces offres et l'ordre d'arrêt ne repose toutefois que sur un présupposé: cet ordre est une erreur militaire, donc c'est pour d'autres raisons qu'Hitler, qui n'est pas un imbécile, stoppe ses troupes au grand dam de ses généraux.

Il m'apparait raisonnable de penser que si AH a fait stopper l'avance allemande en connaissance de cause, c'est à dire en sachant pertinemment qu'il s'agissait d'une erreur sur le plan militaire au moment ou il a pris sa décision, la thèse purement politique est logique. :bravo:

Aujourd'hui, nous savons que c'était une erreur militaire, mais au moment des faits, est-ce si certain ?


Oui, c'était certain. La preuve: les généraux allemands, tant à l'O.K.H. que sur le terrain, ont vigoureusement protesté contre un tel ordre. C'est prouvé par des documents contemporains.



kcfranc01 a écrit:Si au lieu de se débiner, les anglais s'étaient ressaisie avec les français, non pour contre-attaquer, mais pour s'enterrer et transformer Dunkerque en camp retranché, attaquer avec les blindés auraient-ils put être une erreur encore plus grande? En effet, vu le nombre de baïonnettes, le matos et les munitions, les alliées pouvaient résister un certain temps - et la bonjour la casse du côté des précieux blindés. Il y a des précédents dans l'histoire.


Fort bien, mais alors pourquoi Hitler relance-t-il l'offensive, par ordre du 26 mai 1940, en ayant accordé deux jours de répit au "camp retranché"?

Que pensez-vous, d'ailleurs, du témoignage du général Seidemann?
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Re: LE HALTBEFEHL (suite)

Nouveau message Post Numéro: 614  Nouveau message de Nicolas Bernard  Nouveau message 16 Aoû 2017, 18:32

En relisant le journal de Franz Halder, je tombe sur un extrait qui élimine définitivement un argument de Loïc Charpentier en faveur de son explication "logistique".

On se souvient que Loïc avait produit un rapport de l'Oberquartiermeister de l'O.K.H. du 24 mai portant sur la mise en place, dans l'urgence (cf. les dates stipulées) , d'un détachement technique "spécial Panzer", plus précisément un "service de réparation & réassort pour blindés" dans le secteur Mons-Maubeuge, ainsi que l'envoi , en renfort, d'une compagnie d'entretien au groupe Kleist, sachant que le groupe Hoth, en la matière, est "subordonné" au précédent.

Je reproduis son message intégralement:

Loïc Charpentier a écrit:Bonjour,
Concernant l'existence (avérée) de problèmes techniques au sein des unités blindées, j'ai déterré un document, établi dans la "journée" du 24 mai 1940, par l'Oberquartiermeister de l'état-major de la Heer, Chef de l'Intendance (au sens large, générale & technique), portant sur la mise en place, dans l'urgence (cf. les dates stipulées) , d'un détachement technique "spécial Panzer" à proximité de Mons, ainsi que l'envoi , en renfort, d'une compagnie d'entretien au groupe Kleist, sachant que le groupe Hoth, en la matière, est "subordonné" au précédent.
Ce document coïncide curieusement avec la visite "impromptue" d'AH au QG de v. Rundstedt, ce même jour. :D

Image
Image

et sa traduction "intégrale"

Duplicata de copie

Emetteur
OKH
Etat-major général de l’Armée de Terre
Generalquartiermeister
Ia/Qu 3/II
Nr.7270/40 confidentiel

H. Qu., 24.5.40

Objet: Base de soutien logistique Belgique
Réparation & réassort de blindés

Dans le cadre de la mise en place de la base de soutien logistique en Belgique, il est prévu :
a) un groupe (ou service) de réparation & réassort pour blindés
b) un groupe (ou service) de réparation pour véhicules sur pneus.

Les points suivants règlent la création et la mise en place du groupe de réparation & réassort pour blindés ; les dispositions à propos du point (b) suivront.

I. Mise en place

Un service de réparation & réassort pour blindés est constitué dans le secteur Mons-Maubeuge.
Chef de service (directeur) : Major Tomale (AHA Ag K)

Le service de réparation des blindés (code vaguemestre 12232) est placé sous l’autorité de l’Oberquartiermeister Belgique. Fonctionnellement, il dépend de l’AHA Ag KAllgemeines Heeresamt/Amtsgruppe Kraftfahrwesen, Administration générale de l’Armée de Terre/Service des Véhicules -, jusqu'au 27.5.40.
Les centres suivants sont créés :
a) un dépôt de pièces de rechange pour blindés
b) un (service) maintenance & réparation pour blindés
c) un (service) de dépannage
d) un dépôt de réserve de chars & blindés de reconnaissance.

Il est prévu de créer des installations similaires, dans le secteur Arras-Douai, après la conclusion des combats.

II. Envois
Sont à expédier :

a) de la part du Gruppe Kleist, plan de route à communiquer avant le 26.5 (12H00) à la Kommandantur locale de Mons, pour l’acheminement de la Pz.Instandsetzungstaffel 531 (compagnie de maintenance)
b) Chef Heeres-Rüstung und Befehlshaber des Ersatzheeres/AHA
Les dépôts de pièces de rechange pour blindés de Cologne & Bitburg
2 sections d’atelier (Mayence)
Les nouvelles productions de chars (tous modèles)

III. Précisions sur le point IIb

Les actuels dépôts de pièces de rechange pour blindés de Bitburg & Köln ont jusqu’au 26.05.40, 24H00, pour rejoindre Mons, depuis le Fz. In (Inspection véhicules), et s’organiser pour (assurer, constituer) la fourniture de l’ensemble des pièces (nécessaires) à la maintenance (entretiens & réparations).
Un chef de l’ensemble des dépôts de pièces à Mons (dans l’immédiat, le Major Aster) et deux inspecteurs (dont l’Inspecteur Pfaff), accompagnés de sous-officiers, maitres-mécaniciens spécialisés véhicules, sont à désigner par le Fz. In. (Inspection véhicules).
L’AHA Ag K se charge d'acheminer deux Kw-Werkstattzüge (Mayence), sections d’atelier pour blindés , vers le service de réparation des blindés de Mons, avant 12H00, le 26.5.40.
L’ensemble des plans de marche & organigramme est à transmettre à la Kommandantur de Mons.
Les blindés nouvellement produits, précédemment parqués à Bitburg, seront à acheminer, par voie ferrée, sur Anvers, et de là, par la route jusqu’à Mons, le tout sous la direction de l’Inspecteur Thieme.
Les autres blindés nouvellement produits seront rassemblés sur le centre des matériels de Magdeburg et listés par les services du General Quartiermeister, en vue de leur acheminement sur Mons.

IV. Déroulement de la maintenance

a) Principe directeur

Les réparations légères sur les blindés sont, exclusivement, à effectuer par les Panzer-Werkstatt-Kompanien du Panzer-Regiment (compagnies d’entretien organiques). Pour les travaux lourds, l'Instandsetzungsgruppe (Mons) se chargera de réquisitionner des monteurs-spécialistes d’usine, qui seront envoyés dans les unités (concernées). En aucun cas, les blindés à réparer ne doivent être expédiés à Mons.

b) Instructions

Les groupes Kleist & Hoth prendront les dispositions nécessaires pour que tous leurs officiers régimentaires & divisionnaires, diplômés ingénieurs, participent à la réunion organisée par l’Instandsetzungsgruppe, à Mons, le 29.5.40, à partir de 11H00, dont les sujets traités seront,

(Définition de) la maintenance de la Werkstatt-Kompanie (« organique »)
Les besoins en pièces de rechange
Demande & réquisition de monteur-spécialiste d’usine.

Les participants se muniront d’un état (en deux exemplaires) sur la situation du parc de leur unité, arrêté au 25 mai.

V. Attribution des nouveaux véhicules


Sur la base des déclarations (de pertes) précédentes et selon les décisions convenues entre l’état-major général de l’armée de terre et l’administration générale de l’Armée de Terre/Service des Véhicules.


Et Loïc de conclure:

Loïc Charpentier a écrit:Comme, par hasard, le programme de la réunion du 29 mai 1940, à Mons sous-entend, clairement, qu'il est nécessaire d'instruire les cadres des unités sur le fonctionnement des compagnies organiques d'entretien, ce qui, en réalité, est du pur pipeau pour tenter de sauver la face, comme diraient les japonais, car lesdits officiers sont parfaitement expérimentés dans ce domaine. C'est une façon comme une autre de jeter un peu d'eau sur le dossier brulant des remontées "alarmantes" du terrain, en les faisant passer pour excessives, faute des compétences nécessaires pour en mesurer, avec exactitude, le degré d'urgence. On se protège les fesses en haut lieu! :D


"Ce document coïncide curieusement avec la visite "impromptue" d'AH au QG de v. Rundstedt, ce même jour", ce qui suffisait à Loïc pour suggérer, sans l'affirmer clairement, que ledit document était en lien avec cette visite, donc avec le Haltbefehl, lequel aurait donc été pris pour des motifs d'ordre logistique.

Malheureusement, un tel document n'a rien à voir avec le Haltbefehl.

En effet, on sait que l'installation de cette base de réparations de blindés à Mons-Maubeuge découle d'une directive formulée par l'Oberquartiermeister de l'O.K.H., Eduard Wagner, le 22 mai (cf. entrée du journal de Halder du même jour). Cette base doit devenir opérationnelle le 27 mai. Wagner prévoit également l'entrée en service de deux bases, elles réservées aux moteurs de transport, à Bruxelles, le 27 mai, et à Charleville, le 22 mai - c'est à dire le jour même.

Dans la soirée du 23 mai, bonne nouvelle: Wagner annonce à Halder que la base de Mons-Maubeuge a commencé à fonctionner. Halder ajoute qu'il a ordonné à Wagner d'ouvrir une autre base de réparation des chars dans le secteur Arras/Saint-Pol. On voit bien, du reste, que la directive reproduite par Loïc Charpentier en procède, dans la mesure où elle fait allusion au fait qu'"il est prévu de créer des installations similaires, dans le secteur Arras-Douai, après la conclusion des combats", ce qui répond à l'ordre de Halder.

Bref, le scoop de Loïc n'en est pas un. La création de cette base de ravitaillement-réparations résulte de directives de l'O.K.H., impliquant les généraux Wagner et Halder, dans les quarante-huit heures précédant le Haltbefehl. Lesquelles procèdent d'une prise en compte raisonnable, mais ordinaire, des habituelles contraintes logistiques d'une armée en campagne. Sachant que l'O.K.H. en général, et Halder en particulier, ne manifestaient aucune inquiétude pour la suite des événements. L'instauration d'une telle base avait, du reste, de quoi les rassurer.

En conclusion, il ne reste rien de l'"ineptie logistique".
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Re: LE HALTBEFEHL (suite)

Nouveau message Post Numéro: 615  Nouveau message de kfranc01  Nouveau message 16 Aoû 2017, 18:41

Nicolas Bernard a écrit:
kfranc01 a écrit:Aujourd'hui, nous savons que c'était une erreur militaire, mais au moment des faits, est-ce si certain ?

Oui, c'était certain. La preuve: les généraux allemands, tant à l'O.K.H. que sur le terrain, ont vigoureusement protesté contre un tel ordre. C'est prouvé par des documents contemporains.


AH n'écoutait pas toujours ses généraux. Ses généraux ont fait une école militaire, ou l'on apprend que prendre et garder l'ascendant sur un ennemi est le clef de la victoire. Quand on a commencé à bousculer l'ennemi, on ne s'arrête pas, sous peine de lui laisser le temps de se reprendre. Mais AH n' pas fait d'école militaire, c'est un petit major. Il a lu, certes, mais a t-il compris tout ce qu'il a lu? Son expérience, il l'a eu en première ligne notamment dans l'Aisne; ou il connait la terreur provoqué par l'apparition non attendu des blindés; mais il sait aussi qu'une troupe déterminé et préparé peut décimer les blindés... il l'a vu et vécu. Est-ce que cela aurait pu fausser son jugement? ::dubitatif::

Nicolas Bernard a écrit:Fort bien, mais alors pourquoi Hitler relance-t-il l'offensive, par ordre du 26 mai 1940, en ayant accordé deux jours de répit au "camp retranché"?

Votre question est très intéressante! :D
L'opération Dynamo a démarré, c'est visible, donc il n'y aura pas de "camp retranché", puisque la BEF cherche à s'enfuir. L'option politique tombe à l'eau, il n'a plus d'otages sous la main, ils se débinent! Ne lui reste plus que l'option d'infliger une défaite humiliante pour forcer les Anglais à venir à la table des négociations.
L'infanterie a rejoint les blindés, le risque de les perdre est moindre. D'ailleurs, n''est-ce pas l'artillerie et l'infanterie qui prennent majoritairement la main à partir de cette date? ::dubitatif::

Nicolas Bernard a écrit:Que pensez-vous, d'ailleurs, du témoignage du général Seidemann?

Rien du tout, je n'ai pas le souvenir d'en avoir pris connaissance un jour ! :rire:
Par contre, j'ai eu grand plaisir à vous lire 'La guerre du Pacifique : 1941-1945'; un grand bravo pour la qualité de cet ouvrage. C'est hors sujet, mais je vous le dit quand même !!! ::Merci::
Le meilleur apéro n'est pas nécessairement le plus cher, c'est celui que l'on partage !

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Re: LE HALTBEFEHL (suite)

Nouveau message Post Numéro: 616  Nouveau message de alias marduk  Nouveau message 16 Aoû 2017, 18:51

Nicolas Bernard a écrit:
alias marduk a écrit:Pour les craintes du HGr A :
Pour répondre à François qui demande un exposé de la thèse simple et clair : Mon hypothèse ( qui rejoint celle de Töppel ) attribue l’arrêt à Rundstedt qui a démontré des craintes à lâcher les rênes des blindés dès le départ de Manstein, ces craintes se cristallisent durant la période du 23 et du 24

- Dans l’après-midi du 23 mai ( vers 17 h ) : discussion entre Kluge et Rundstedt où ce dernier dit avoir craint une contre-attaque alliée

- Annexe 31 B du BTB du HGR A ( dans la nuit du 23 au 24 mai ) : Sodenstern trouve grave de se faire une idée trop optimiste de la situation ( cité dans Frieser « Le mythe de la guerre-éclair » )


Il faudrait toutefois ne pas négliger, ni omettre les éléments qui contredisent votre analyse.

Lors de son entretien vec Von Kluge, le 23 mai, Rundstedt demande à Von Kluge si la situation est tendue, ce dernier se fait très affirmatif ("Ce n'est aucunement le cas"), et Von Rundstedt fait part de son soulagement ("Il avait craint que l'ennemi ne porte un coup vers le sud, contre Valenciennes"), l'usage du plus-que-parfait ("habe befürchtet") révélant que, certes il s'inquiétait, mais que ce n'était plus le cas (à l'en croire).

Von Rundstedt et Von Kluge se bornent à convenir d'une "pause" des blindés pour 24 heures, le temps pour eux d'être rattrapés par l'infanterie. Un tel ordre n'interdit pas catégoriquement aux forces blindées d'aller de l'avant, et leur donne une certaine marge d'appréciation: si la 6. Panzer-Division se voit interdire de saisir Cassel, d'autres formations, elles, foncent et créent des têtes de pont sur la "ligne des canaux". La 1. Panzer-Division, notamment, avale les kilomètres par dizaines, ce 23 mai, et ramasse les prisonniers par milliers. Le 24, elle pourra donner l'assaut à Gravelines.

Von Rundstedt est soulagé, ses craintes se sont dissipées. De manière surprenante, le 23 mai au soir, plus précisément à 22 h, son chef d'état-major, le général Sodenstern, communique à la 4. Armee qu'il faut redouter de fortes tentatives de percée vers le sud. Mais le rapport journalier du Groupe d'Armées A pour la journée du 23 mai émis le 24 à 1 h 30 du matin ne fait état d'aucune préoccupation d'ordre militaire. Et, du reste, l'extrait du journal de marche du Groupe d'Armées A, le lendemain, s'ouvre sur un très laconique "Pendant la nuit, rien à signaler"...

Le matin du 24 mai 1940, la "crise d'Arras" est totalement surmontée, ce qui permet aux forces blindées teutonnes de remonter vers le nord-est et d'atteindre, non seulement l'Aa, mais le sud-ouest de Lens (hauteurs de Vimy) dans la soirée. Dans la matinée (à 9h41), Von Kluge indique à Von Rundstedt qu'il souhaite libérer un maximum d'unité mobiles pour conduire la bataille sur l'aile nord, vers Dunkerque-Cassel, donc, tout en faisant état d'un risque très relatif, celui d'une contre-attaque alliée dans le secteur d'Amiens, de laquelle il n'y a rien à redouter - et, de fait, comme le montrera la suite de la journée, il n'y aura rien à en redouter (il suffira de trois divisions pour la repousser, cf. journal de Von Bock). Dès lors, selon Von Kluge, la situation militaire n'est nullement dangereuse, et il faut foncer.

Rundstedt se borne, en réponse, à lui indiquer que "l'on devrait s'en tenir aux mesures prises la veille par la 4. Armee", ce qui suggère, non pas qu'il redoute quoi que ce soit pour ses flancs (sauf à tenir pour délirantes les informations délivrées par Von Kluge, ce qui est absurde), mais qu'il sait pertinemment que Hitler va prescrire une pause...

Peut-être que, dans la matinée du 24 mai, Von Rundstedt songeait toujours à une vague pause des blindés pour la journée, comme il en avait convenu avec Von Kluge. Mais ledit Von Kluge, entre-temps, avait manifestement changé d'idée, et plaidait pour une offensive ininterrompue.


Décidemment on ne devrait jamais dire jamais. :mrgreen:

Je n’ai cité que les documents faisant état d’une inquiétude dans les heures précédant l’ordre d’arrêt comme François me le demandait.

Je vous rappelle ( de mémoire ) que j’ai cité dans le fil de discussion 5 sources différentes attestant de la crainte d’un contre-attaque alliée et toutes contemporaines aux événements ( du 23 au 26 mai ) sauf pour le témoignage devant Bock qui est en date du 29 mai.

Par ailleurs le fait que ces motifs apparaissent avant le 24 mai démontre qu’il ne s’agit pas d’un « habillage » destiné à masquer un ordre d’arrêt imposé par Hitler le 24 mai au GA A ( une notion d’ailleurs totalement absente tant du KTB du HGr A que du journal de Jodl )

Pour le témoignage devant Von Bock 29 mai :
A Comment by Rundstedt in Charleville made it clear to me why the armored units near Dunkirk were not more active. Runsdsedt said :
“I was worried that Kleist’s weak forces would be overrun by the fleeing English”
En utilisant le terme “I was worried” Rundstedt revendique la décision, si Hitler avait pris ou imposé la décision il aurait utilisé « The fuehrer was worried….. »

Nicolas Bernard a écrit:
alias marduk a écrit:Pour la remontée et la prise en compte des difficultés logistiques vers/par le commandement du HGr A et Hitler ( ça n'est pas mon hypothèse ) :


Mais on sent qu'elle vous plaît bien, hein? Sachant que votre exposé peut rendre service à certains sur ce fil


Pas vraiment voir ma réponse n°606 qui répondait à ce que je pensais de cet argument.

Nicolas Bernard a écrit:
alias marduk a écrit:- Le 23 mai Klesit fait remonter un rapport ( enregistré le 23 mai annexe 29 dans le KTB du HGr A indiquant que « le groupe ( Gruppe Kleist ) n’a plus une force suffisante pour mener une attaque vers l’est contre un ennemi fort »


Et alors? Entre-temps, il ressortait de l'entretien téléphonique entre Von Rundstedt et Von Kluge, le matin du 24 mai, qu'il n'y avait rien de sérieux à craindre, que l'offensive devait continuer...

Et vous oubliez que Von Kluge et Von Rundstedt, dans l'après-midi du 23 mai, ont discuté de ce rapport. Or, Von Rundstedt est ressorti de l'entretien soulagé, sans inquiétude. Von Kluge avait dissipé ses craintes. Tout ce qui a été convenu, c'est d'accorder une pause de 24 heures aux forces blindées, ce qui n'a pas empêché ces dernières, dans la plupart des cas, d'aller de l'avant. Ni Von Kluge, le lendemain matin, d'enterrer cette idée.

A toutes fins: quant à Von Kleist, j'ai déjà montré qu'il n'était pas sincère (voir ici et , aux fins de rafler davantage de matériel à sa hiérarchie... Il a d'ailleurs vigoureusement protesté contre le Haltbefehl.



alias marduk a écrit:- Le 24 mai dans le KTB du HGr A, Hitler souligne qu’il est absolument nécessaire d’épargner les forces blindées pour les opérations à venir ( comprendre Rot )


Ce qui ne correspond pas à des préoccupations logistiques, mais au prétendu souci de Hitler quant à l'enlisement des Panzer dans les "marécages flamands"... Un souci qui, soit dit en passant, ne l'empêchera pas, le 26 mai, alors que l'ennemi s'est renforcé, de prescrire à ses chars de reprendre l'avance - au risque de les noyer dans lesdits "marécages". Preuve que cet argument n'était qu'un bobard de sa part.



alias marduk a écrit:- Giesler en octobre 1942 citant Hitler :Long drawn-out battles, with our own losses and the possible high breakdown of our tanks, were to be expected. For further necessary operations towards the West and South, into France proper, I could not sacrifice one tank.


1/ Je constate au passage que vous prenez donc au sérieux le témoignage de Giesler. Très bien, mais alors faudrait être cohérent: selon vous, Hitler ment à Giesler lorsqu'il mentionne le contexte diplomatique du Haltbefehl (de manière très laconique et allusive, faut-il le rappeler), et lui dit la vérité s'agissant de sa peur des contraintes logistiques? Pourquoi?

2/ En toute hypothèse, cet extrait flingue l'"ineptie logistique": Hitler parle de l'usure des chars à titre d'hypothèse, et au futur. Il ne fait nulle allusion aux problèmes logistiques rencontrés jusque là par les Panzer. A dire vrai, il n'a jamais - jamais - avancé une telle explication pour justifier le Haltbefehl.


Je ne répondais pas à la question de savoir si les troupes mobiles pouvaient prendre Dunkerque ce qui semblait être le sujet de la discussion que vous aviez avec d’autres interlocuteurs : je n’en sais strictement rien.

J’indiquais juste que l’usure des chars ( et des troupes mobiles ) avait été porté à la connaissance de Rundstedt et de Hitler et que cela pouvait être un motif secondaire ( à mon sens, voir supra ) dans la décision d’arrêter les opérations des troupes mobiles puisque celles-ci étaient nécessaires à la poursuite des opérations.

Je ne partage pas votre opinion comme quoi il faut voir dans les inquiétudes de Hitler le 24 mai ou en septembre 1942 portaient uniquement sur l’engagement dans les Flandres des blindés : il avait déjà en tête Rot et la nécessité de troupes blindées reposées et en bon état pour achever la France.

En ce qui concerne Giesler j’ai déjà donné 3 fois la réponse pour la partie politique : c’est en contradiction avec la directive n°13.

En ce qui concerne les sources : je privilégie les sources contemporaines au faits ( autant que possible bien sur compte tenu de la nécessité de l’existence de telles sources ) aux témoignages ultérieurs.

Je vais me répéter encore une fois mais le KTB du HGr A est suffisamment précis pour attribuer l’ordre d’arrêt aux idées exprimées par Rundstedt ( voir supra ) : chaque lecteur peut se rapporter à mon poste 606 et trancher de lui-même pour voir si le texte attribue ou non à Rundstedt la phrase correspondant à l’ordre d’arrêt
Ca tranchera la question de la paternité (car au final chacun est libre de sa lecture ).

Par contre ni dans le KTB du HGr A ni dans le journal de Jodl ne figurent la moindre indication qui pourrait être interprétée comme quoi Hitler a imposé au HGr A un ordre d’arrêt : c’est quand même gênant pour une thèse qui implique que Hitler a imposé un ordre d’arrêt au HGr A et c’est d’ailleurs pour ça que François a préféré dans son livre ( « La ruse nazie » pour ceux qui rejoignent le fil ) défendre l’idée d’une réunion préalable entre Hitler et Rundstedt entre 11h00 et 11h30 suivie d’un pièce de théâtre ( c’est l’image que j’ai de l’idée exprimée ) de ce dernier devant son état major pour abuser à la fois Jodl et Blumentritt.


Nicolas Bernard a écrit:
alias marduk a écrit:- Un point en préalable : Friser indique ( chapitre 8 page 317 ) que le motif de la venue de Hitler à Rundstedt est de discuter de l’engagement futur ( comprendre pour Rot ) de l’arme cuirassé


Frieser ne cite pas la moindre source sur ce point. Au demeurant, rien en l'état du dossier ne vient étayer pareille affirmation. Le fait est qu'en 2017, soixante-dix-sept ans après les faits, on ne sait ni quand, ni pour quelle raison officielle ou sur quel prétexte Hitler a décidé de rendre visite à Von Rundstedt le 24 mai 1940.


C’est aussi le cas ( l’absence totale de source ) de votre affirmation ( comme celle de François ) comme quoi Hitler attend une proposition des alliés au moment de l’ordre d’arrêt.

En fait et pour info, cette hypothèse a pour origine une falsification documentaire de Benoist-Méchin qui a donné un récit falsifié ( totalement différent du document Coulondre ) de la réunion du 20 mai entre Nordling et Reynaud :
- propositions différentes
- date incohérente ( le 15 mai ) alors que selon François la réunion est en date du 6 mai et que Nordling indique avoir quitté Berlin le 12 mai
- Interlocuteur différent ( Goering au lieu de Daelerus ) : qui croit que Coulondre aurait pu confondre le maréchal du Reich avec un industriel suédois ?

L’absence totale de source attestant soit d’une manœuvre diplomatique ( sachant que la conversation entre Churchill et Reynaud le 26 mai écarte définitivement cette hypothèse ) allemande soit que Hitler avait changé d’avis et attendait une proposition de paix des alliés ( sachant que cette hypothèse est en contradiction totale avec le texte Coulondre ) démontre à elle seule l’ineptie de la thèse diplomatique.

Je ne donnerais aucune crédibilité à tout auteur reprenant la falsification de Benois-Méchin ( « Hitler attend une proposition de paix » ) si elle n’est pas accompagnée des sources documentaires adéquates.

Ce coup-ci, ça serait réellement ma dernière intervention.

Vous pouvez bien sur me « quoter » et développer vos arguments mais pas la peine de me poser des questions ( ou des demandes d’explications ) complémentaires car je n'y répondrais pas : je pense avoir été assez clair en 2 ans sur l’ensemble des arguments que j’ai développé et si ce n’est pas le cas ça n’est pas bien grave non plus ::super:: ( pour être franc je n’ai plus envie de perdre mon temps sur ce sujet ).

Bien cordialement.


 

Re: LE HALTBEFEHL (suite)

Nouveau message Post Numéro: 617  Nouveau message de Nicolas Bernard  Nouveau message 16 Aoû 2017, 19:19

alias marduk a écrit:Décidemment on ne devrait jamais dire jamais. :mrgreen:

Je n’ai cité que les documents faisant état d’une inquiétude dans les heures précédant l’ordre d’arrêt comme François me le demandait.

Je vous rappelle ( de mémoire ) que j’ai cité dans le fil de discussion 5 sources différentes attestant de la crainte d’un contre-attaque alliée et toutes contemporaines aux événements ( du 23 au 26 mai ) sauf pour le témoignage devant Bock qui est en date du 29 mai.

Par ailleurs le fait que ces motifs apparaissent avant le 24 mai démontre qu’il ne s’agit pas d’un « habillage » destiné à masquer un ordre d’arrêt imposé par Hitler le 24 mai au GA A ( une notion d’ailleurs totalement absente tant du KTB du HGr A que du journal de Jodl )

Pour le témoignage devant Von Bock 29 mai :
A Comment by Rundstedt in Charleville made it clear to me why the armored units near Dunkirk were not more active. Runsdsedt said :
“I was worried that Kleist’s weak forces would be overrun by the fleeing English”
En utilisant le terme “I was worried” Rundstedt revendique la décision, si Hitler avait pris ou imposé la décision il aurait utilisé « The fuehrer was worried….. »


A ceci près que Von Rundstedt ne parle jamais à Von Bock d'un ordre d'arrêt... Et, faute de parler d'un ordre d'arrêt, il n'en revendique pas, à plus forte raison, la paternité.



alias marduk a écrit:Je ne répondais pas à la question de savoir si les troupes mobiles pouvaient prendre Dunkerque ce qui semblait être le sujet de la discussion que vous aviez avec d’autres interlocuteurs : je n’en sais strictement rien.


J’indiquais juste que l’usure des chars ( et des troupes mobiles ) avait été porté à la connaissance de Rundstedt et de Hitler et que cela pouvait être un motif secondaire ( à mon sens, voir supra ) dans la décision d’arrêter les opérations des troupes mobiles puisque celles-ci étaient nécessaires à la poursuite des opérations.

Je ne partage pas votre opinion comme quoi il faut voir dans les inquiétudes de Hitler le 24 mai ou en septembre 1942 portaient uniquement sur l’engagement dans les Flandres des blindés : il avait déjà en tête Rot et la nécessité de troupes blindées reposées et en bon état pour achever la France.


J'ai bien compris, mais le problème est que Hitler ne cause jamais de l'usure mécanique subie jusqu'au 24 mai par les chars pour justifier le Haltbefehl... Ni avant, ni pendant, ni après. Jamais. Et figurez-vous que j'ai cherché.

J'ai dégoté le témoignage, formulé en 1967, d'un propagandiste nazi, Helmut Sündermann, invité chez Hitler en 1942-1943, et avec qui le Führer, devant une immense carte géographique, avait abordé la question de Dunkerque. Le dictateur lui a balancé qu'il redoutait qu'en les autorisant à aller plus loin, les chars ne subissent de lourdes pertes, et qu'on perde tant de temps à les réparer que les Français auraient trouvé un répit pour reconstituer leurs forces - ce qui, quand on y réfléchit, n'a strictement aucun sens (car arrêter les chars revient au même). Du reste, précisait-il, il connaissait les Anglais depuis la Première Guerre mondiale, ils se battent comme des diables quand on les accule. Il fallait donc éviter aux chars d'être placés "dans une situation désespérée à Dunkerque". Hitler n'aborde les réparations mécaniques qu'au futur, pas au passé. Il ne fait aucune allusion à l'état des blindés au 24 mai.

Et, soit dit en passant, n'aborde aucune explication d'ordre diplomatique. Il est tout de même intéressant d'analyser ce témoignage avec celui de Giesler - mais j'y reviendrai.

La suite de votre message ne répond pas à mes arguments. Je ne retiens qu'un passage:

alias marduk a écrit:Je vais me répéter encore une fois mais le KTB du HGr A est suffisamment précis pour attribuer l’ordre d’arrêt aux idées exprimées par Rundstedt ( voir supra ) : chaque lecteur peut se rapporter à mon poste 606 et trancher de lui-même pour voir si le texte attribue ou non à Rundstedt la phrase correspondant à l’ordre d’arrêt
Ca tranchera la question de la paternité (car au final chacun est libre de sa lecture ).


La circonstance que d'autres que vous (au pluriel) lisent ce texte différemment ne vous pose pas problème?

Par ailleurs:

alias marduk a écrit:Par contre ni dans le KTB du HGr A ni dans le journal de Jodl ne figurent la moindre indication qui pourrait être interprétée comme quoi Hitler a imposé au HGr A un ordre d’arrêt : c’est quand même gênant pour une thèse qui implique que Hitler a imposé un ordre d’arrêt au HGr A et c’est d’ailleurs pour ça que François a préféré dans son livre ( « La ruse nazie » pour ceux qui rejoignent le fil ) défendre l’idée d’une réunion préalable entre Hitler et Rundstedt entre 11h00 et 11h30 suivie d’un pièce de théâtre ( c’est l’image que j’ai de l’idée exprimée ) de ce dernier devant son état major pour abuser à la fois Jodl et Blumentritt.


Sur la réunion préalable, pourquoi pas, mais l'attitude de Von Rundstedt et de son entourage, tant le 24 que le 25 mai, voire le 29, établit manifestement qu'ils sont complices du dictateur. Dans le cas contraire, pourquoi Von Rundstedt balancerait-il à Von Kluge, le 25 mai, des mobiles différents et contradictoires pour justifier l'ordre d'arrêt? Vous n'avez jamais produit d'explication claire (voire d'explication tout court) sur ce point.
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Re: LE HALTBEFEHL (suite)

Nouveau message Post Numéro: 618  Nouveau message de Nicolas Bernard  Nouveau message 16 Aoû 2017, 19:23

alias marduk a écrit:C’est aussi le cas ( l’absence totale de source ) de votre affirmation ( comme celle de François ) comme quoi Hitler attend une proposition des alliés au moment de l’ordre d’arrêt.

En fait et pour info, cette hypothèse a pour origine une falsification documentaire de Benoist-Méchin qui a donné un récit falsifié ( totalement différent du document Coulondre ) de la réunion du 20 mai entre Nordling et Reynaud :
- propositions différentes
- date incohérente ( le 15 mai ) alors que selon François la réunion est en date du 6 mai et que Nordling indique avoir quitté Berlin le 12 mai
- Interlocuteur différent ( Goering au lieu de Daelerus ) : qui croit que Coulondre aurait pu confondre le maréchal du Reich avec un industriel suédois ?

L’absence totale de source attestant soit d’une manœuvre diplomatique ( sachant que la conversation entre Churchill et Reynaud le 26 mai écarte définitivement cette hypothèse ) allemande soit que Hitler avait changé d’avis et attendait une proposition de paix des alliés ( sachant que cette hypothèse est en contradiction totale avec le texte Coulondre ) démontre à elle seule l’ineptie de la thèse diplomatique.

Je ne donnerais aucune crédibilité à tout auteur reprenant la falsification de Benois-Méchin ( « Hitler attend une proposition de paix » ) si elle n’est pas accompagnée des sources documentaires adéquates.


Il y a beaucoup à redire sur votre analyse du mobile diplomatique. J'y reviendrai, si on cesse de me faire perdre mon temps sur "l'ineptie logistique".
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Re: LE HALTBEFEHL (suite)

Nouveau message Post Numéro: 619  Nouveau message de Nicolas Bernard  Nouveau message 16 Aoû 2017, 19:26

kfranc01 a écrit:Par contre, j'ai eu grand plaisir à vous lire 'La guerre du Pacifique : 1941-1945'; un grand bravo pour la qualité de cet ouvrage. C'est hors sujet, mais je vous le dit quand même !!! ::Merci::


Merci, ça me fait très plaisir. :cheers:

Sur ce, faut que je dîne... :mrgreen:
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Re: LE HALTBEFEHL (suite)

Nouveau message Post Numéro: 620  Nouveau message de Nicolas Bernard  Nouveau message 16 Aoû 2017, 19:29

Quant au témoignage du général Seidemann, qui étaye l'explication "diplomatique", j'en parle ici.
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