[168] SCHIFFERS a écrit:Mais, si les Britanniques s'obstinent malgré tout, alors "tant pis pour eux"...
Quels sont les moyens dont dispose Hitler pour vérifier que la GB s'obstine ? Après deux journées à attendre (du 24 au 26 mai) comment être certain que l'Angleterre n'est pas sur le point de prendre une initiative diplomatique ?
Contrairement aux historiens, qui écrivent longtemps après la guerre, Adolf Hitler ne peut pas étudier les conversations entre Churchill et Halifax du 24 au 28 mai 1940. Ces discussions, auxquelles John Lukacs a consacré un livre intitulé "Five days in London", sont désormais bien connues.
Comme François Delpla je pense que Hitler n'avait pas la possibilité de s'informer des discussions fatidiques qui se déroulèrent au 10 Downing Street à ce moment capital de l'histoire de la Grande-Bretagne.
Aujourd'hui nous savons que Halifax, pendant cette période cruciale, n'a pas réussi à convaincre Chamberlain. Celui-ci, après quelques jours d'hésitation, s'est laissé convaincre par Churchill qu'il fallait continuer la lutte. Tout ça est expliqué dans le bouquin de Lukacs dont la traduction en français est publiée aux éditions Odile Jacob.

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