Tu as raison, en ce qui concerne les "conséquences" nipponnes suite au raid
Doolittle, mais c'était beaucoup moins évident dans le cadre d'un éventuel bombardement "à très longue distance" ennemi sur le territoire américain. Certes, l'effet psychologique sur la population n'aurait de loin pas été négligeable, mais, d'une part, l'étendue du territoire américain, de l'autre, les capacités nationales, aussi bien en matière de production industrielle militaire, que de ressources pétrolifères, n'étaient en rien comparables à celles qui existaient entre les Etats-Unis et le Japon.
L'état-major nippon savait, en préparant le raid sur Pearl Harbor, le 7 décembre 1941, qu'il lui fallait absolument mettre hors de combat ou longuement immobiliser la flotte de PA américains; manque de pot, ce jour-là, ceux de la Flotte du Pacifique étaient en mer, en train d'effectuer des manœuvres navales... Résultat, ils se les étaient pris en "pleine tronche", quelques mois plus tard, lors de la Bataille de Midway!

Il y a aussi un aspect qui convient de ne pas oublier, l'archipel nippon est (très) pauvre en ressources naturelles. Dès la
Der des Ders et, même avant, les Américains étaient entrés en duel "
à fleurets mouchetés" avec les Japonais pour le contrôle de la zone "Pacifique". L'organisation des commissions et délégations nationales du Traité Naval de Washington, en 1921, avait été entièrement pipeautée. La Marine Nationale française s'était, alors, certes, retrouvée classée en tant que flotte de guerre secondaire (au même niveau que la marine italienne!

), mais le rôle principal de cet "accord" de Washington était, avant tout - avec la "bénédiction britannique", de "casser les ailes" de l'armée navale japonaise.
Tout avait été mis en place pour se faire, à commencer par une "
Black Chamber" - son existence est désormais avérée depuis un long bail! -, un service d'espionnage spécialement mis en place pour l'interception des messages diplomatiques. C'était le "pied", car les Américains étaient, ainsi, informés des "limites de négociation" acceptables par les gouvernances, ce qui leur avait permis de pousser leurs "pions", sans coup férir... jusqu'à la signature du Traité, début 1922, où il avait bien fallu constater que, hormis les Brits, les "Ricains, bien évidemment, et les Italiens... qui n'en demandaient pas tant (!), tout le monde s'était royalement fait "enfumé", à commencer, surtout, par une intention avérée "anglo-saxonne" de rogner les dents de l'IJN!
En parallèle, mais c'est rarement évoqué, durant, à minima, la période "1920-1930", les Américains avaient bien pris soin de casser -à grands coups de dollars! -, systématiquement, tout accord commercial possible, entre les Japonais et les quelques nations plus ou moins indépendantes dans la zone Pacifique, pour les marchés de fournitures de matières premières!
