Marc_91 a écrit:Elan Vital a écrit:[.../...] Je maintiens mon argument sur les moteurs en V (français ou non) par rapport au moteur radial: les américains n'étaient pas du tout satisfaits de ce modèle dont la consommation d'huile était excessive et qui avait une durée de vie faible, jusqu'à l'arrivée de la version -C4 en 1944.Bonjour,
Je ne trouve pas le message original et ne suis pas membre d'AHF. Tu pourrais développer un peu, STP ?
En aviation, les moteurs en ligne consomment presque toujours plus d'huile que ceux en étoile ...
La page suivante sur le blog du char Sherman rassemble la plupart des infos importantes, en anglais(les liens en dessous de New Reports): https://www.theshermantank.com/about/th ... gine-page/
Pour résumer, les problèmes identifiés des R-975-EC2 et -C1 qui vont équiper les chars moyens M2, M3 et M4 jusqu'en 1944 environ (version -C4) sont:
- consommation d'huile élevée (jusqu'à 89 litres aux 100 miles contre 20-30 pour les autres moteurs testés (A-57 de Chrysler, Ford GAA V8, General Motors Twin 6-71)
- pertes de puissance élevées essentiellement à cause de l'échappement, du refroidissement et de la circulation de l'air , visiblement sur le M2 et effectivement sur le M3 jusqu'en 1942 au moins (280 chevaux net sur un M3 testé en 1941 contre plus de 400 chevaux bruts). Le M3 qui est plus lourd que le M2 est donc jugé sous-motorisé, des améliorations vont permettre de regagner jusqu'à 75 chevaux.
- couple maximum atteint à un régime élevé, ce qui nécessite de changer les vitesses plus souvent en terrain difficile
- consommation de carburant plus élevée de 10 à 20% que le Ford V8 et beaucoup plus que le Twin 6-71 (diesel)
- durée de vie avant révision de moins de 100 heures en 1941, entre 120 et 150h à peu près jusqu'à la sortie du -C4 qui est convenable, essentiellement à cause des températures élevées et de l'alimentation en huile
- mauvaise tolérance aux survitesses/surcharges, ce qui n'est pas facilité par le différentiel contrôlé du Sherman qui impose de changer de vitesse en tournant pour maintenir un régime sûr
Le Caterpillar D-200/RD-1820 qui est aussi un moteur en étoile est également caractérisé par une consommation élevée en huile.
A partir de 1942, les Américains recommandent plutôt les moteurs en V qui sont jugés plus solides et permettent des chars plus bas: la faible longueur des moteurs en étoile n'économise pas beaucoup de poids en raison de leur hauteur, situation empirée par l'absence de boîte de transfert pour abaisser l'arbre de transmission et par la transmission à l'avant.
En pratique, l'étude de moteurs en étoile pour chars va continuer et une famille de ces moteurs basée sur les composants du R-975-C4 mais adaptée au montage à l'horizontale pour réduire leur encombrement va être proposée en 1944-45. Mais va être abandonnée après la guerre.

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Bonjour,


. . . 


-, la Marine Nationale s'était, ainsi, retrouvée avec une bonne demi-douzaine de modèles de moteurs Diesel, tous, originaires d'autant de motoristes différents!
Cà avait posé d'emblée un sérieux problème d'approvisionnement des pièces de rechange, vu qu'elles n'étaient désespérément pas interchangeables et que, de surcroit, la Mobilisation avait vidé les ateliers et bureaux d'études des Arsenaux et Constructeurs, situation qu'on s'était enfin décidé à devoir remédier en 1916!
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