coyote a écrit:Une redoutable défense anti aérienne, la tour de Flak - Ici une des deux tours de Hambourg

Dimensions : 70,5 × 70,5 × 39 m, habituellement armée de huit canons de 128 mm, de nombreux canons de 37 mm et 32 canons (8 canons jumelés
par 4 de 20 mm.
Un Flak 40 de 12,8 cm, l'arme principale des tours de Flak et son équipe de 8 servants.
La portée en altitude de l'arme atteignait les 10675 m voire 12.800m, tirant des obus de 26 kilos


Bundesarchiv, Bild 101I-656-6103-09 / Morocutti / CC-BY-SA 3.0
Sans parler des affûts doubles "
Zwilling" de
12,8 cm Flak, de vrais "monuments", dont, en raison de leur poids, l'emploi était réservé à des postes statiques, au sol ou dans les
Flaktürme. La portée pratique en antiaérien du
12,8 cm Flak était de 12 000 m...donc, largement supérieur à l'altitude de vol des formations de bombardiers alliées, qui, en fin de conflit, n'excédait pas "9000 m", aux plus hautes altitudes.
Il y avait une limite d'altitude de vol, à bord des bombardiers alliés à l'habitacle non pressurisé, car avec une chute de T° de 6°C par 1000 m, sur la base d'une T° au sol de 15°C, à 6000 m, il y régnait une T° ambiante (sans parler du vent généré par la vitesse de l'appareil!) de -21° C et de -37 °C à 9000 m, près de 30 000 pieds!
Autrement dit, au sein de l'équipage d'un bombardier, B-17 ou autre, qui se cognait déjà le port réglementaire du masque à oxygène dès 3500 m (15 000 pieds), avec une chute de température de 21 °C, où, dans la carlingue de l'appareil, on se gelait aimablement les glaouis, en dépit des tenues (même dotées d'un dispositif électrique de réchauffage) et bottes fourrées , à "8000 m", on gelait quasiment sur place... avec un problème connexe très sérieux, celui de l'engourdissement, entrainant l'assoupissement...situation qui n'était franchement pas bonne pour assurer la défense de l'appareil, en cas d'attaque!
Rappel : Le
Boeing B-29, dont la carlingue était partiellement pressurisée, son plafond opérationnel était légèrement supérieur à 9000 m d'altitude, sauf qu'il n'avait jamais été engagé sur le front européen! Après, il convient, aussi, de se méfier des B-29 affectés pour le largage des deux bombes A et l'observation de leurs résultats, car il s'agissait d'appareils spécialement adaptés pour opérer à "10 000 m" (33 000 pieds)!
A l'époque, on savait, certes, faire à bord d'un appareil de reconnaissance à haute altitude, qui embarquait un, voire deux membres d'équipage, mais çà se compliquait très sérieusement à bord d'un bombardier lourd, où, notamment, les trappes de largage de bombes n'étaient pas isolées de la carlingue de l'appareil! Cette technologie d'isolement des soutes de bombardement de l'habitacle pressurisé pour l'ensemble de l'équipage, n'avait connu son tout premier emploi qu'après-guerre, soit selon mes maigres connaissances, à dater, au mieux, de 1948!
